La Constitution bolivienne garantit le droit à l’éducation. La Ley 070 réglemente notamment les centres de formation technique et l’éducation permanente non scolaire (Educación Permanente No Escolarizada, EDUPER), destinée aux parcours éducatifs tout au long de la vie. Le Ministerio de Educación oriente ce domaine par l’intermédiaire du Viceministerio de Educación Alternativa y Especial et de la Dirección General de Educación Alternativa (DGEA) ; les directions départementales de l’éducation et les partenaires locaux contribuent à la mise en œuvre selon le programme. Les établissements formels comprennent les Centros de Educación Alternativa (CEA) et les centres intégrés CEA-I. Ils peuvent proposer des programmes de formation technique, productive et permanente, et offrir des parcours menant à des certificats de cours, à des niveaux techniques ou à des procédures de reconnaissance des connaissances acquises. La formation technique initiale et les programmes d’enseignement supérieur relèvent principalement de domaines éducatifs voisins. EDUPER désigne des parcours éducatifs non scolaires tout au long de la vie destinés aux mouvements sociaux et autochtones, aux organisations civiques et productives, aux familles et aux communautés. EDUPER couvre les organisations sociales et communautaires, la production communautaire, les arts et la culture ainsi que les personnes en situation de vulnérabilité sociale. Les programmes peuvent porter, par exemple, sur le renforcement organisationnel, la formation de facilitateurs communautaires ou l’éducation productive communautaire. Il s’agit de cours courts ou plus longs qui s’adressent souvent à des groupes ou organisations plutôt qu’à des personnes inscrites individuellement. Aucun diplôme d’études secondaires (Bachillerato) n’est indiqué comme exigence pour les programmes liés à la production. Le Centro Plurinacional de Educación Alternativa a Distancia (CEPEAD) propose des programmes d’enseignement à distance écrits, audiovisuels et virtuels aux jeunes et adultes boliviens, dans le pays et à l’étranger. La priorité est notamment accordée aux régions frontalières et aux localités dispersées, ainsi qu’aux organisations sociales, culturelles et productives. La durée et les frais dépendent du programme concerné. Les Centros de Capacitación Técnica Privados (CCTP) doivent être agréés par le ministère de l’Éducation et s’adressent aux personnes âgées de 15 ans et plus. Ils proposent notamment des cours dans les secteurs des services, du commerce, de l’industrie et du tourisme. Les cours de 20 à 80 heures donnent lieu à un certificat délivré par l’établissement ; pour ceux de 80 à 400 heures, le certificat est délivré par la Dirección Departamental de Educación compétente. La résolution RM 0452/2022 est considérée comme la base actuellement applicable. Le Plan Educativo Institucional correspondant doit préciser la durée du cours, le nombre d’heures, les modules et le tableau des coûts. Le Sistema Plurinacional de Certificación de Competencias (SPCC) évalue les compétences acquises par le travail ou au cours de la vie au regard de normes de performance technique, quel que soit le lieu où elles ont été apprises. Les documents habituellement demandés comprennent une carte nationale d’identité (Cédula de Identidad), un acte de naissance, une preuve d’expérience professionnelle et deux photographies. Le certificat ne remplace pas automatiquement l’admission à l’université, une licence professionnelle ou une qualification formelle ; il faut vérifier si la profession concernée et l’appel à candidatures en cours sont couverts. En 2024, le Ministerio de Educación gérait 63 EDUPER-CEA pour la certification des compétences, 49 centres CCTP et trois CEA intégrés. De 2008 à 2023, le SPCC a certifié au total 87 750 personnes dans 143 professions. Ces chiffres décrivent des effectifs ou des périodes historiques, et non un taux actuel de participation. Selon le programme, les participants doivent s’inscrire, assister aux cours, fournir une preuve des acquis ou justifier de leur expérience. Avant de payer, vérifiez l’autorisation, le code du cours, le nombre d’heures, l’émetteur du certificat, les coûts, la portée de la reconnaissance et les règles de remboursement. Les frais des cours CCTP ne sont pas uniformes à l’échelle nationale. La durée et les dates varient également selon l’établissement et l’appel à candidatures. Le calendrier CEA 2026 de la DGEA prévoit deux périodes d’inscription ; les dates EDUPER et CCTP sont fixées par le centre ou l’appel à candidatures concerné. Les sources examinées ne documentent ni allocation publique générale pour la formation continue, ni congé de formation rémunéré général, ni catalogue national centralisé des cours couvrant tous les secteurs. Il faut donc évaluer chaque programme selon l’organisme qui l’autorise, les acquis qu’il certifie et la reconnaissance du certificat par d’autres établissements.
La formation continue en Bolivie
En Bolivie, la formation continue comprend des possibilités d’apprentissage organisées ou autodirigées qui approfondissent ou actualisent les connaissances ou élargissent les parcours professionnels. Le système est fragmenté : il va des centres réglementés par l’État et des programmes communautaires à la reconnaissance de compétences professionnelles déjà acquises. Il n’existe ni frais uniformes, ni base de données centrale de cours, ni certificat général valable dans tout le pays.
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