Le cadre de vie désigne l’environnement résidentiel et quotidien tel qu’il est directement vécu. Au Cameroun, aucun service national unifié ne couvre l’ensemble des besoins liés au cadre de vie. Les compétences sont réparties entre le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU), le ministère de la Décentralisation et du Développement local (MINDDEVEL), le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEPDED), le ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), les Communes, les Communautés urbaines, les Régions, CAMWATER et les organismes d’urgence. Les responsabilités et la qualité réelle des services varient considérablement entre les villes, les quartiers urbains et les zones rurales. Le MINHDU et les autorités locales s’appuient sur des plans d’urbanisme, des projets d’espaces publics, des mesures d’assainissement, d’éclairage et de prévention des risques pour aménager les zones résidentielles. Une demande de permis de construire est déposée auprès de la mairie. Le cadre national examiné prévoit un délai d’instruction de 45 jours et une validité de deux ans ; il convient de confirmer auprès de la Commune compétente les exigences et modalités locales. Le Code général des collectivités territoriales décentralisées permet aux habitants et aux contribuables de soumettre des propositions et de consulter ou copier à leurs frais les documents municipaux. Les comités de quartier ou de village peuvent participer à la conception, à la mise en œuvre, au suivi et à l’entretien des projets locaux ; les organisations de la société civile peuvent être invitées à participer aux consultations, avec voix consultative. Les Communes sont généralement chargées des points d’eau potable, de la précollecte des déchets, du nettoyage des rues et espaces publics, des routes communales, de l’éclairage, du drainage, de l’assainissement et des espaces verts locaux. Les Communautés urbaines coordonnent les grands axes urbains, l’éclairage public, la gestion des eaux pluviales, l’assainissement urbain et les réseaux d’eau ou d’énergie. L’attribution officielle d’une compétence ne garantit pas la continuité ni la disponibilité nationale d’un service. CAMWATER fournit des branchements d’eau potable en zone urbaine, les abonnements, la facturation et le traitement des réclamations. Dans certains secteurs, des systèmes communautaires, des forages et d’autres dispositifs locaux constituent des solutions de remplacement. Les indicateurs de l’UNICEF cités dans les recherches font état d’un accès indicatif à l’eau potable de 70 % au niveau national, de 82 % en zone urbaine et de 52 % en zone rurale ; l’accès à l’assainissement de base est de 43 % au niveau national, de 58 % en zone urbaine et de 22 % en zone rurale. Le chiffre de couverture de 51,07 % communiqué par CAMWATER repose sur une autre mesure et ne peut être comparé directement à ces indicateurs d’accès. Le cadre environnemental camerounais traite du bruit et des odeurs nuisibles. La loi n° 96/12 et le décret n° 2011/2583 interdisent les émissions nuisibles à la santé, au voisinage ou à l’environnement ; l’émetteur est tenu de prévenir ou de limiter la nuisance. Une Commune peut en ordonner la cessation et, si nécessaire, faire appel à la force publique. Les réclamations sont généralement adressées à la Commune ou à la mairie locale et au MINEPDED. Les sources examinées n’établissent pas de frais, de délais de réponse ou de capacité de contrôle uniformes à l’échelle nationale. La protection de l’air est régie par la loi n° 96/12 et le décret n° 2011/2582, mais la surveillance publique reste fragmentée. La fiche d’information de l’OMS examinée indique une concentration moyenne annuelle de PM2,5 de 56 microgrammes par mètre cube, contre une valeur guide de 5 microgrammes, et signale que 78 % de la population n’a pas accès à des combustibles ou technologies de cuisson propres. Aucune surveillance publique nationale en temps réel n’a été vérifiée dans les sources officielles examinées. La gestion des espaces verts est elle aussi partagée : les Communes gèrent les parcs, jardins, reboisements et bois communaux locaux ; les Communautés urbaines gèrent les parcs urbains et autres espaces verts publics ; les Régions peuvent gérer des aires protégées, des forêts régionales, des parcs naturels et des plans d’action environnementaux. Les règles d’accès et l’entretien varient selon les sites et les Communes ; aucun droit d’entrée général n’a été confirmé. Le MINEE élabore la politique de l’eau et de la protection des ressources. Les Communes sont notamment responsables des points d’eau locaux et de la protection des eaux souterraines et de surface, tandis que CAMWATER dessert une partie du réseau urbain. Les dispositifs de sécurité couvrent les risques d’inondation, d’érosion, de glissement de terrain, d’incendie et de contamination de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. La protection civile et le Corps national des sapeurs-pompiers relèvent du ministère de la Défense (MINDEF), avec des unités territoriales de pompiers et des plans locaux de prévention des risques ou d’urgence. Les capacités d’intervention varient fortement d’une région à l’autre. Le climat et l’occupation des sols ont aussi une incidence sur le cadre de vie local. Le Plan climatique national du Cameroun pour 2025 fixe un objectif de réduction des émissions de 35 % d’ici 2030, dont 12 % de réduction inconditionnelle et 23 % conditionnelle. Le Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNACC) et la Stratégie nationale de développement 2020–2030 soutiennent les infrastructures résilientes au climat, la gestion intégrée des ressources en eau, l’assainissement résilient, les villes sobres en énergie, la planification locale et la protection contre les inondations urbaines et les glissements de terrain. Les projets peuvent s’appuyer sur des plans communaux ou régionaux, des évaluations d’impact environnemental, des projets de drainage et d’eau, d’assainissement et d’hygiène, et des financements de l’État, des collectivités locales, du FEICOM et de partenaires au développement.
Cadre de vie au Cameroun
Au Cameroun, aucun service national unique n’est chargé de la qualité du cadre de vie. Les responsabilités sont réparties entre ministères, Communes, Communautés urbaines, Régions, CAMWATER et organismes d’urgence. L’accès aux services et leur contrôle varient donc selon les lieux. Les principaux enjeux concernent l’eau et l’assainissement, les routes et le drainage, les déchets, l’éclairage, le bruit, la qualité de l’air, les espaces verts, la sécurité et la participation aux changements locaux.
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