Une dette est une somme d’argent ou une autre prestation convenue qu’un débiteur doit à un créancier. Elle peut découler d’un prêt, d’un achat à crédit, d’un contrat avec un fournisseur, d’une obligation publique impayée ou d’un accord d’emprunt informel. La dette publique est gérée officiellement par le Ministère des Finances et du Budget, en particulier la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP) et sa Direction de la Dette Publique Extérieure (DDPE). Le Comité National de la Dette Publique (CNDP) assure la coordination stratégique, tandis que le Comité Technique de la Dette (CTD) prend en charge les travaux techniques. La Stratégie de Gestion de la Dette à Moyen Terme (SDMT) oriente les emprunts et la gestion de la dette pour 2025–2027. L’État peut recourir aux bons et obligations du Trésor appelés BTA et OTA, aux prêts bilatéraux et multilatéraux, aux financements concessionnels, aux dons et aux émissions syndiquées régionales. La DDPE tient les données sur la dette, gère le service de la dette, soutient les négociations et publie des statistiques sur la dette. Le CNDP participe à l’examen ou à la validation des prêts, garanties et mécanismes de rétrocession. Le service de la dette publique suit le contrat applicable ; un retard de paiement peut nécessiter une renégociation ou l’apurement des arriérés. Au premier trimestre 2026, la dette publique atteignait 1 112,15 milliards de XAF, arriérés compris. L’encours hors arriérés s’élevait à 946,93 milliards de XAF, soit 53,8 % du produit intérieur brut. La dette intérieure était de 758,21 milliards de XAF, ou 68,2 % du total, tandis que la dette extérieure atteignait 353,94 milliards de XAF, ou 31,8 %. Les arriérés se montaient à 165,22 milliards de XAF, dont 148,18 milliards de XAF d’arriérés extérieurs et 17,04 milliards de XAF d’arriérés intérieurs. Les arriérés extérieurs à long terme représentaient 134,61 milliards de XAF et les nouveaux arriérés courants 13,57 milliards de XAF. L’État a payé 20,02 milliards de XAF au titre du service de la dette, sur les 22,21 milliards de XAF prévus, soit un taux d’exécution de 90,14 %. Le service de la dette représentait 40,93 % des recettes budgétaires. La dette intérieure avait un coût moyen d’intérêt de 3,6 % et une échéance moyenne de 4,5 ans. La dette extérieure avait un coût moyen d’intérêt de 0,8 % et une échéance moyenne de 9,5 ans. Le coût moyen inférieur de la dette extérieure n’élimine pas les risques de refinancement et de liquidité. L’analyse de viabilité de la dette du FMI pour 2025 évaluait comme élevés les risques de surendettement extérieur et global, tout en projetant que la dette publique était soutenable. Les lacunes de couverture comprennent la dette des entreprises publiques non garantie par l’État et les arriérés envers les fournisseurs. En 2024, la dette publique et la dette garantie par l’État représentaient environ 60 % du PIB, la dette intérieure environ 28,7 % du PIB, la dette sur le marché de la CEMAC 16 % du PIB et les prêts au secteur privé 13 % du PIB. Les prêts non performants atteignaient 12,7 % en décembre 2024. Les entreprises recourent couramment aux prêts bancaires ou de microfinance, au crédit fournisseur et aux clubs informels d’épargne ou de crédit. Le cadre juridique de l’OHADA prévoit des voies formelles de recouvrement des créances commerciales et d’insolvabilité. Selon l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution (AUVE), en vigueur depuis le 16 février 2024, un créancier peut demander une injonction de payer et solliciter des saisies conservatoires ou exécutoires, portant notamment sur des créances, des rémunérations ou des biens immobiliers. L’Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif (AUPC), en vigueur depuis le 24 décembre 2015, prévoit la conciliation, le règlement préventif, le redressement judiciaire et la liquidation des biens. Ces procédures peuvent s’appliquer aux commerçants, aux entreprenants, aux personnes morales privées non commerçantes et aux entreprises publiques soumises au droit privé. Les juridictions nationales appliquent le cadre OHADA, avec la CCJA comme structure judiciaire régionale. Les ménages disposent de moins de possibilités formelles de gestion de la dette. Les recherches examinées pour la République centrafricaine n’ont pas établi l’existence d’un dispositif national d’insolvabilité personnelle ou d’un équivalent au conseil indépendant en matière d’endettement pour les particuliers non commerçants. La négociation contractuelle et les mécanismes sociaux informels peuvent aider, mais ils n’ont pas la même force juridique qu’une procédure judiciaire. L’accès aux services financiers formels est limité : 70,2 % des adultes n’auraient pas de compte dans un établissement financier formel, 52,3 % auraient emprunté par l’intermédiaire d’un club d’épargne informel, et la microfinance représenterait environ 1 % des facilités de crédit et 0,5 % de la population. Le financement rural ne dispose pas d’un cadre institutionnel et juridique développé, et les sources examinées ne font état d’aucun encours officiel récent de la dette des ménages. Les règles régionales comptent également. La BEAC soutient le marché régional des titres publics de la CEMAC, tandis que la COBAC supervise l’activité bancaire. Ces institutions sont pertinentes lorsque la dette implique un crédit réglementé, des arriérés ou la supervision du secteur financier ; elles ne créent pas de procédure générale d’insolvabilité des ménages. Les instruments de dette tels que les BTA et les OTA relèvent de la gestion de la dette même lorsqu’ils sont achetés comme placements financiers. Les intérêts, remboursements et chiffres de service de la dette relèvent de ce sujet lorsqu’ils concernent la dette elle-même ; les questions générales sur les banques, les placements ou les dépenses des ménages relèvent de leurs sujets respectifs.
L’endettement en République centrafricaine
L’endettement en République centrafricaine recouvre les emprunts publics, le crédit aux entreprises, les prêts informels, les arriérés et les procédures d’insolvabilité. La dette publique s’élevait à environ 1 112 milliards de XAF, arriérés compris, au premier trimestre 2026. Les possibilités formelles diffèrent pour l’État, les entreprises et les ménages.
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