Le système électoral est régi par la Constitution du 30 août 2023, le Code électoral, la Loi 24.007 du 2 juillet 2024, la Loi organique 25.002 du 5 février 2025 et des règles supplémentaires pour les élections de 2025. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) est une autorité électorale autonome sur les plans administratif et financier. Elle inscrit les électeurs, reçoit et vérifie formellement les candidatures, organise les opérations de vote, centralise les résultats et publie les résultats provisoires. L’ANE compte 11 commissaires, dont au moins quatre femmes, et dispose de 140 structures locales et consulaires. Le cycle électoral organisé le 28 décembre 2025 a réuni pour la première fois les élections présidentielle, législatives, régionales et municipales. Un second tour pour les sièges législatifs et des élections régionales et municipales partielles ont suivi le 26 avril 2026. Faustin-Archange Touadéra a été confirmé président en 2026 et les nouveaux membres de l’Assemblée nationale sont entrés en fonction le 30 juin 2026. L’élection présidentielle se déroule au suffrage universel direct selon un système majoritaire à deux tours. Le président exerce un mandat renouvelable de sept ans. L’Assemblée nationale compte 144 sièges, un député étant élu par circonscription selon un système majoritaire à deux tours. Les candidats à l’Assemblée doivent avoir au moins 18 ans et satisfaire à d’autres conditions, notamment être centrafricains d’origine, avoir un niveau universitaire et respecter les restrictions applicables aux anciens membres de groupes armés. Les élections régionales désignent les membres de sept conseils régionaux, qui comptent 184 sièges. Elles reposent sur un scrutin majoritaire direct à un tour, chaque sous-préfecture constituant une circonscription ; les deux candidats ayant recueilli le plus de voix sont élus. Les élections municipales concernent les communes et les arrondissements de Bangui. Elles utilisent des listes proportionnelles fermées qui doivent respecter la parité complète et alterner femmes et hommes. Les électeurs ne peuvent ni modifier l’ordre des candidats ni choisir individuellement des candidats par panachage ou vote préférentiel. Pour voter, il faut être citoyen centrafricain, avoir au moins 18 ans lors de l’inscription, jouir de ses droits civils et figurer sur la liste électorale définitive. Les inscriptions, rectifications et transferts s’effectuent dans les centres de l’ANE et auprès d’agents équipés de tablettes. La révision du registre a commencé le 24 novembre 2024 et s’est achevée le 23 août 2025 après des opérations menées dans 3 910 centres d’inscription, en trois étapes couvrant 11 préfectures, neuf préfectures et la diaspora. La liste définitive comptait 2 398 158 électeurs inscrits, dont 1 145 752 femmes et 1 252 406 hommes. Les citoyens pouvaient voter dans 15 pays par l’intermédiaire des structures consulaires de l’ANE ; les modalités d’organisation recensent 65 bureaux de vote. Le jour du scrutin, un électeur peut présenter une carte d’électeur avec photo, un récépissé d’inscription, une carte nationale d’identité, une carte militaire, un passeport ou un permis de conduire. L’ANE propose un outil en ligne pour vérifier les informations de la liste électorale et de la carte d’électeur. Le bureau de vote comprend un président et quatre assesseurs ; après la clôture, deux scrutateurs aident au dépouillement. Les agents vérifient l’identité sur le registre, appliquent de l’encre indélébile, remettent un bulletin secret et déposent le bulletin plié dans une urne scellée. Les personnes handicapées, les personnes âgées, les femmes enceintes et les femmes allaitantes bénéficient d’un accès prioritaire. L’observation a relevé des vérifications du registre dans 99 % des bureaux et un rapprochement des bulletins dans 90 % des bureaux. Les candidats sont soumis à des conditions financières et procédurales différentes. La caution présidentielle était de 15 000 000 FCFA et n’était remboursable que si le candidat obtenait au moins 5 % des suffrages valablement exprimés. La caution législative était de 250 000 FCFA. Le dépôt des candidatures pour le cycle de 2025 s’est déroulé du 2 au 11 octobre et la campagne du 13 au 26 décembre ; les recherches disponibles n’établissent pas de montants fiables pour les candidatures régionales et municipales. L’information électorale est diffusée par l’ANE, par SMS, sur Radio Guira FM et 23 radios communautaires, dans les médias publics et privés et par des actions d’éducation de la société civile. La Haute Cour constitutionnelle surveille la couverture médiatique de la campagne et répartit le temps d’antenne public par tirage au sort. Les rumeurs, la désinformation et la réglementation limitée des contenus en ligne constituent des risques d’information. Les dispositions de sécurité relèvent du Plan intégré de sécurisation des élections et associent les Forces armées centrafricaines, la police, la gendarmerie et la MINUSCA. Les zones isolées et les régions frontalières touchées par le conflit présentent les principaux risques d’accès ; une attaque contre des agents de l’ANE à Ouham-Pendé a été documentée en 2024. Après le vote, les agents dépouillent les bulletins au bureau de vote ; les représentants des candidats ou des partis signent le procès-verbal, en reçoivent des copies et une copie est affichée au bureau. Les procès-verbaux sont ensuite transportés au centre de traitement des données à Bangui, où l’ANE centralise et publie les résultats provisoires. Les contestations suivent les procédures prévues par la loi ; la Cour constitutionnelle traite les principaux litiges relatifs aux candidatures et aux élections. La MINUSCA contribue à la sécurité, mais ne dépouille pas les bulletins et n’annonce pas les résultats.
Les élections en République centrafricaine
Les élections en République centrafricaine permettent aux citoyens remplissant les conditions de choisir leurs représentants nationaux et locaux au moyen de procédures de vote formelles. Le système comprend les élections présidentielles, législatives, régionales et municipales, ainsi que le vote des citoyens à l’étranger. L’inscription, les pièces d’identité admises, l’accès aux bureaux de vote, le dépouillement et les recours déterminent la manière dont un vote devient un résultat officiel.
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