La qualité du cadre de vie quotidien dans l’Union des Comores dépend de l’île, de la commune, du type de localité et de la fiabilité des services locaux. Selon une estimation du profil d’ONU-Habitat de 2018, environ 70 % de la population vivait dans des quartiers informels, tandis que l’aménagement urbain et l’application des mesures de gestion des risques restaient limités. Les routes, l’électricité, l’assainissement public, la gestion des déchets et l’approvisionnement en eau peuvent relever de services publics, de systèmes communautaires, de services gérés par les communes, de projets de développement ou d’accords informels. Aucune norme nationale vérifiée ne régit les services liés au cadre de vie résidentiel ; aucun tarif applicable à tous les ménages ni aucun calendrier universel de raccordement n’a été confirmé. L’accès à l’eau est particulièrement inégal. Les raccordements à la SONEDE, les bornes-fontaines publiques, les systèmes communautaires d’approvisionnement et les traitements ou la chloration à domicile sont utilisés selon les lieux. En 2022, les données de l’UNICEF faisaient état d’un assainissement géré en toute sécurité pour 49 % de la population et d’au moins un assainissement élémentaire pour 57 % ; en 2024, environ 35 % seulement des personnes disposaient d’installations de lavage des mains avec de l’eau et du savon. À Anjouan, 48 systèmes communautaires d’approvisionnement en eau ont été chlorés dans 20 localités en mars 2025. Des points d’eau résilients au changement climatique ont été installés à Kowé à la suite d’une pénurie de deux jours en octobre 2025, alors que près de 40 % des rivières d’Anjouan auraient tari. Dans les zones rurales, les installations peuvent tomber en panne lorsque l’entretien et le financement sont insuffisants. Plusieurs programmes publics visent à améliorer les conditions, mais les objectifs prévus ne sont pas des résultats déjà obtenus. Le programme WASH approuvé pour la période du 31 mars 2026 au 31 mars 2031 vise 10 000 raccordements de ménages, 375 points d’eau communautaires, trois blocs sanitaires et environ 200 900 bénéficiaires. Un tronçon de 12 kilomètres de la RN3 entre Mtsangadjou et Foumbouni est prévu ou en cours ; une enveloppe de 12,5 millions de dollars américains lui est allouée par l’IDA et le nombre de bénéficiaires est estimé à 13 000. Son corridor côtier est exposé aux inondations, à l’élévation du niveau de la mer et à l’érosion côtière. Les prix pour les ménages, les frais de raccordement et les garanties de service n’ont pas pu être vérifiés de manière fiable à l’échelle nationale. Une stratégie tarifaire liée à l’ARSEE, la création de la DGEAH et des réformes connexes du secteur de l’eau figurent parmi les étapes prévues d’ici à 2031. Les risques naturels touchent directement les lieux où les personnes vivent et se déplacent. Les inondations sont décrites comme l’aléa le plus destructeur, aux côtés des cyclones tropicaux, des sécheresses, des fortes chaleurs, de l’érosion côtière, de l’élévation du niveau de la mer et du risque volcanique sur la Grande Comore. Les glissements de terrain et les séismes augmentent également l’exposition aux risques. La DGSC, placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, le COSEP, le PNRRC, l’ANACM et les autorités locales contribuent aux alertes, à la coordination et à la préparation. Il est attendu des habitants qu’ils suivent les alertes officielles, utilisent les dispositifs d’évacuation lorsqu’ils existent, protègent les personnes et les biens et coopèrent aux mesures de protection civile. La qualité de l’air influe aussi sur le cadre de vie quotidien. Le bilan 2025 de l’OMS sur la santé environnementale indique une moyenne annuelle nationale de particules PM2,5 de 14 microgrammes par mètre cube, contre une valeur indicative de l’OMS de 5 microgrammes. Les données de suivi et de politique publique restent incomplètes, et l’utilisation de combustibles à domicile contribue à l’exposition. Aucun système national documenté de surveillance du bruit ambiant, aucune carte publique du bruit, aucun barème général de limites sonores ni aucun canal de réclamation spécialisé n’ont été vérifiés. Des projets de construction peuvent néanmoins être soumis à des mesures spécifiques de contrôle du bruit, de la poussière et des vibrations. Les espaces verts et leur environnement immédiat sont surtout entretenus par des pratiques locales, et non par une norme urbaine nationale. Des plantations d’arbres dans les écoles, le reboisement communautaire, la restauration des mangroves et des activités locales de réduction des risques mobilisent la Direction générale de l’environnement et des forêts, les communes, les comités de village, les écoles et les groupes communautaires. Aucun inventaire national, aucune norme d’entretien, aucune règle d’accès ni aucun tarif d’utilisation des espaces verts urbains n’ont été confirmés. Le sujet porte ici sur leur fonction concrète, en tant qu’espaces publics ou partagés utilisés au quotidien et contribuant à atténuer les effets du climat ; la protection plus générale de la nature relève d’un autre thème. La participation dépend généralement d’un programme ou d’une initiative locale. Les projets WASH peuvent prévoir des séances communautaires structurées, des canaux de retour d’information et des mécanismes de réclamation ; les dialogues communautaires soutenus par l’UNICEF associent des chefs de village, des responsables féminines, des jeunes, des communes et des associations. ONU-Habitat a eu recours à une planification participative de la résilience à Moroni et à Fomboni. La CDN 3.0, soumise en mars 2026, vise une réduction de 57 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2035 par rapport au scénario de référence, tout en conservant l’objectif d’un bilan carbone net négatif. Ces objectifs, ainsi que les systèmes d’eau résilients, les routes, l’alerte précoce et l’adaptation communautaire, décrivent une transition en cours et non un service national déjà opérationnel partout. Les responsabilités sont donc réparties entre plusieurs acteurs : les autorités de l’environnement, de l’énergie et de l’eau, la SONEDE, l’ARSEE, les directions régionales de l’eau, les communes, le MATUAFTT, la DGSC et les organismes chargés des projets prennent chacun en charge des aspects différents du cadre de vie quotidien. Pour demander de l’aide concrètement, il faut préciser l’île, la commune, le service ou le risque concerné, puis vérifier si la question relève d’une entreprise publique, d’un comité communautaire, de la municipalité ou d’un projet financé.
Cadre de vie aux Comores
Le cadre de vie quotidien aux Comores comprend les quartiers d’habitation, les routes, l’eau et l’assainissement, la qualité de l’air, les espaces verts, la sécurité et les possibilités d’influer sur les projets locaux. Les services varient entre Ngazidja, Ndzuwani et Mwali, ainsi qu’entre les zones urbaines, rurales et côtières. Les inondations, les cyclones, les sécheresses, la chaleur, les glissements de terrain, l’activité volcanique, l’érosion côtière et la montée du niveau de la mer influent sur les conditions de vie. L’accès à l’eau et à l’assainissement reste particulièrement inégal.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

