Les enfants de moins de 18 ans restent sous la protection et les soins de leurs parents ou tuteurs. Le juge des enfants peut ordonner une enquête sociale, des mesures de protection ou d’éducation, ainsi qu’un placement lorsque la sécurité, la moralité, la santé ou l’éducation d’un enfant est gravement menacée. L’enfant, un parent, un tuteur, le procureur ou une association autorisée peut saisir le juge d’une demande de protection. Le ministère de l’Intérieur et les services de l’état civil s’occupent de l’enregistrement des naissances, qui établit l’identité et facilite l’accès à l’école et à d’autres services. Les services préscolaires et scolaires s’adressent aux enfants d’environ 3 à 16 ans. L’accès au-delà du primaire et la qualité de l’apprentissage sont soumis à d’importantes contraintes. La nutrition influe également sur l’enfance : l’enquête SMART de 2024 signalait un retard de croissance de 24,1 % et une malnutrition aiguë de 7,8 %, ainsi que des lacunes en matière d’allaitement, de supplémentation, de vermifugation et de couverture vaccinale. La Stratégie nationale de scolarisation des enfants vivant avec un handicap 2017-2026 soutient l’inclusion ; 1 742 élèves en situation de handicap ont été recensés pour l’année scolaire 2024/25, dont 905 filles. Les parcours des jeunes passent souvent par l’école, la formation professionnelle ou supérieure, le travail, les médias et les clubs communautaires. Le programme Jeunes Reporters de l’UNICEF a touché environ 200 adolescents dans 16 clubs répartis sur les trois îles. Les filles de 11 à 17 ans sont particulièrement exposées à la violence et à l’exploitation. En 2025, 165 cas de violence ont été recensés, dont 71 impliquant des violences sexuelles. Les services d’écoute fournissent un soutien psychologique, médical, juridique et social sur les trois îles. Des programmes pour jeunes mères ont associé l’aide à la scolarité ou aux examens à la réinsertion professionnelle : en 2022, 114 participantes ont reçu un soutien, dont 52 pour des métiers et 62 pour des frais de scolarité ou d’examen. À 18 ans, une personne acquiert généralement la majorité civile et le droit de vote. L’emploi formel peut commencer à partir de 15 ans ; les enfants de moins de 15 ans ne peuvent exercer un travail rémunéré ou indépendant. Une initiation limitée aux activités domestiques ou agricoles n’est permise que si elle ne nuit ni à la scolarité ni au développement. Le travail informel est répandu et la protection sociale ne couvre qu’une partie de la population active, ce qui accroît les risques de perte de revenu lors du passage à l’âge adulte. Le mariage est généralement autorisé à partir de 18 ans. Un juge peut accorder une dispense pour un motif sérieux et légitime, et les deux parties doivent consentir librement ; le wali a un rôle défini par la loi dans le mariage d’une femme. La parentalité entraîne des protections particulières au travail. Le congé de maternité dure 14 semaines consécutives, dont au moins 8 après l’accouchement, et peut être prolongé de 3 semaines en cas de maladie. Une salariée qui allaite peut prendre des pauses pendant une période pouvant aller jusqu’à 15 mois, normalement à raison d’une heure au maximum par jour de travail. Une veuve ou un veuf bénéficie d’une interruption de travail reconnue par la loi de quatre mois et dix jours. Aucun service universel d’accompagnement de ces transitions n’a été établi par les éléments disponibles. Le soutien aux personnes âgées repose largement sur la famille et les réseaux communautaires élargis. La Caisse de Retraites des Comores (CRC) couvre officiellement la vieillesse, l’invalidité et le décès pour les salariés des secteurs public et non public et les parlementaires qui remplissent les conditions d’emploi et de cotisation. Aucune pension sociale universelle pour l’ensemble de la population n’est attestée, et la couverture globale des personnes âgées par une pension est estimée à environ 8,3 %. Aucun dispositif national fiable d’assurance universelle de soins de longue durée, d’allocation de soins, d’hébergement résidentiel ou de services professionnels de soins à domicile n’a été établi. Les services de santé et les services sociaux peuvent apporter une aide au cas par cas, mais l’accès ne constitue pas un droit général établi. Les besoins liés aux étapes de la vie s’accentuent lors des épidémies de choléra, des cyclones, des inondations, des pénuries d’eau et de l’érosion côtière. Ces événements peuvent perturber la scolarité, la santé et la stabilité psychologique des enfants. Un programme de protection sociale réactive aux chocs et résiliente de la Banque mondiale prévoit des transferts monétaires, un soutien aux moyens de subsistance, des travaux publics et des mesures favorisant le capital humain pour les ménages chroniquement pauvres ou touchés par des chocs, en mettant l’accent sur les femmes et les jeunes en âge de travailler. La couverture prévue est de 40 000 ménages ; le programme reste ciblé et lié à un projet, et n’est pas universel. Les principaux organismes publics concernés sont les ministères de la Santé, de la Solidarité et de la Protection sociale, de l’Éducation, de l’Intérieur et de la Justice, la Délégation Générale des Droits de l’Homme, l’INSEED et la CRC, ainsi que l’UNICEF, la Banque mondiale, les services d’écoute locaux et les familles.
Les étapes de la vie aux Comores
Aux Comores, les étapes de la vie sont façonnées par la prise en charge familiale, l’éducation, le travail, la parentalité, le vieillissement et les réponses aux crises, plutôt que par un système public central unique. Les seuils légaux comprennent l’âge minimum général de 15 ans pour travailler et la majorité civile à 18 ans, âge auquel s’ouvrent aussi le droit de vote, le mariage et l’ensemble des droits des adultes. L’accès aux services varie entre Ngazidja, Ndzuwani et Mwali, ainsi qu’entre zones urbaines et rurales. Les familles restent la principale source de protection et de soins ; les institutions publiques et les projets apportent un soutien plus limité.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

