La plupart des habitants des Comores sont musulmans sunnites, soit environ 98 % de la population selon les estimations. Il existe aussi de petites communautés chiites, ahmadies, catholiques romaines et protestantes ; les non-musulmans sont principalement des résidents étrangers, et les communautés minoritaires sont surtout concentrées à Moroni et à Mutsamudu. Les communautés chiites et ahmadies sont particulièrement attestées à Anjouan. La vie religieuse sunnite se déroule habituellement dans les mosquées et auprès des imams ; le jeûne du Ramadan, les fêtes de l’Aïd, le Maoulid ou Mawlid, le Dhikir, le Haouli, le Hitma, le jeûne du 27 Rajab, le Tahahili et le Thalkini font partie des pratiques reconnues localement. Le cadre religieux de l’État fait référence à l’islam sunnite selon la tradition AHL I SUNNAT WAL DJAMAAN et le rite chaféite. Le Mufti de la République est la plus haute autorité religieuse de l’État et est nommé par le président. Le Conseil des oulémas fournit des orientations religieuses islamiques, tandis que le ministère de la Justice, des Affaires islamiques et de la Fonction publique, les mosquées, les imams et les autorités insulaires ou locales influent également sur la pratique religieuse. Le Conseil des oulémas est un organe islamique, et non un conseil interreligieux national ; aucun équivalent officiel interreligieux solide n’a été attesté. Le cadre constitutionnel associe le statut de religion d’État de l’islam à l’égalité devant la loi sans discrimination religieuse et à la protection des libertés fondamentales. Dans la pratique, les activités religieuses publiques qui ne sont pas conformes au cadre sunnite officiel peuvent être restreintes lorsqu’elles sont considérées comme susceptibles de causer des troubles sociaux, de nuire à la cohésion sociale ou de menacer l’unité nationale. En vertu de la Loi n° 08-011/AU, de tels actes peuvent entraîner une peine de cinq mois à un an d’emprisonnement et une amende de 100 000 à 500 000 francs comoriens. La profanation du Coran peut entraîner une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 1 000 000 à 5 000 000 de francs comoriens. Les insultes ou commentaires interdits concernant Muhammad, ses compagnons ou ses épouses peuvent entraîner une peine d’un à trois ans d’emprisonnement et une amende de 1 000 000 à 3 000 000 de francs comoriens. Les autorités religieuses peuvent déposer une plainte. Le prosélytisme, à l’exception de celui en faveur de l’islam sunnite, est illégal et les prosélytes étrangers peuvent être expulsés. Les groupes minoritaires signalent pratiquer l’autocensure et le culte en privé. À Anjouan, l’accès à une mosquée chiite a été restreint et un centre communautaire sert d’autre lieu de culte. Une conversion quittant l’islam ou passant de l’islam sunnite à l’islam chiite peut également entraîner une stigmatisation sociale. Aucune procédure nationale uniforme de sortie d’une religion n’a été attestée. L’enseignement coranique et les madrassas constituent un parcours établi d’éducation religieuse, et le ministère de l’Éducation a fait de l’intégration d’un enseignement coranique renouvelé dans le système national une priorité. Les écoles publiques coexistent avec ces établissements, mais les données actuelles ne permettent pas d’établir des règles nationales uniformes concernant l’admission, les frais, l’accréditation ou l’équivalence. Les consignes pour le Ramadan sont publiées par le ministre chargé des Affaires islamiques après consultation du Conseil des oulémas. Il faut vérifier dans le décret en vigueur les dates exactes de l’année, le statut de jour férié et le traitement salarial du Ramadan, de l’Aïd el-Fitr, de l’Aïd al-Adha, du Maoulid, du Nouvel An islamique et des autres célébrations. Le mariage est directement régi par le cadre religieux. Le Code de la famille exige un mariage musulman et comprend des règles relatives aux mariages mixtes ; l’âge minimum du mariage est de 18 ans, mais un juge peut accorder une dispense pour des motifs sérieux et légitimes. Une preuve de confession musulmane ou de conversion peut être exigée. Aucun parcours religieux national uniforme actuel n’a été attesté pour les prénoms, l’enregistrement des naissances, les démarches de décès ou les funérailles. Les services religieux ne disposent généralement pas de tarifs nationaux fiables ni de délais de traitement standard ; les activités des mosquées et des communautés sont souvent peu coûteuses ou financées par des dons, tandis que les cérémonies, l’éducation et le pèlerinage varient selon le prestataire et le lieu.
La religion aux Comores
La religion aux Comores est majoritairement l’islam sunnite, principalement selon le rite chaféite. L’islam est la religion d’État et influence fortement la vie publique, l’éducation, les jours fériés et le droit de la famille, tandis que la Constitution prévoit également l’égalité devant la loi et la liberté de croyance. Il existe des communautés minoritaires, mais les activités publiques non sunnites et le prosélytisme font l’objet de restrictions juridiques et pratiques.
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