La Constitution de Djibouti établit l’égalité devant la loi sans distinction de langue, d’origine, de race, de sexe ou de religion. L’arabe et le français sont les langues officielles, et l’islam est la religion de l’État. La liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte et d’opinion s’exerce dans le respect de la loi. La Constitution protège également la liberté d’expression, d’association et la liberté syndicale sous réserve des formalités légales, garantit l’inviolabilité des communications sous réserve de la loi et reconnaît la liberté de circulation et d’établissement des citoyens, dans les limites prévues par la loi. Les étrangers en situation régulière bénéficient de la protection constitutionnelle de leur personne et de leurs biens ; le domicile et les biens sont protégés selon la loi applicable. La vie de quartier s’organise en quartiers, arrondissements, communes et régions. Djibouti-Ville compte cinq arrondissements. Le premier comprend les quartiers 1, 2, 3 et 4 ; le deuxième, les quartiers 5, 6, 7, 7 bis, Arhiba et Stade ; le troisième comprend Ambouli ; le quatrième, PK20, Balbala 04 et PK12 ; et le cinquième, Balbala 05, Hablayeh et Doraleh. Ces zones regroupent des activités commerciales, administratives, résidentielles, portuaires et industrielles, des espaces verts et des zones militaires ; l’accès et les responsabilités locales peuvent donc varier. Le préfet, les sous-préfets et l’administration territoriale coordonnent les fonctions publiques. La DAGR organise les quartiers et traite avec les structures locales, notamment les Okals, notables et chefs de quartier. Un Okal ou un notable peut aider à régler un désaccord ordinaire de voisinage ou orienter une personne vers l’autorité compétente. Si le problème ne se résout pas localement, il peut être transmis à l’arrondissement ou à la préfecture. Aucun numéro national unifié ni service en ligne de médiation n’a été documenté, et la médiation coutumière ou informelle reste courante. La Police Nationale, sous l’autorité de la Direction générale de la Police nationale (DGPN), s’occupe de l’ordre public, de la protection des personnes et des biens et de la lutte contre la criminalité. La Protection civile est le service compétent en cas de risque civil urgent. Sans danger immédiat, un problème de voisinage commence généralement auprès du chef de quartier, d’un Okal ou d’un notable. En cas de crime, de menace grave ou de risque urgent, il faut contacter directement la police ou le service d’urgence compétent, sans attendre une médiation locale. La Constitution autorise les associations et la participation citoyenne sous réserve de formalités. La DAGR reçoit les demandes de création d’association et délivre des récépissés, tandis que le ministère de l’Intérieur enregistre les associations et en assure le suivi. Les frais et délais de traitement ne sont pas établis publiquement dans les informations disponibles. Une actualisation du cadre associatif a été examinée par le Conseil des ministres en 2024, tandis que l’ancien cadre de 1901 continuait d’être cité ; il faut donc confirmer les règles en vigueur au moment de créer une association. Les partis politiques ne peuvent pas se réclamer d’une race, d’une ethnie, d’un sexe, d’une religion, d’une secte, d’une langue ou d’une région. Les rassemblements, cortèges, marches et manifestations sur la voie publique nécessitent une autorisation expresse en vertu de l’Ordonnance n°77-013. Le texte de l’ordonnance prévoit des peines de 15 jours à 6 mois d’emprisonnement pour les participants non autorisés. Le formulaire actuellement requis, l’autorité opérationnelle compétente, les frais et le délai de traitement ne sont pas publiés dans les informations disponibles ; les organisateurs doivent donc confirmer la procédure auprès de l’autorité compétente avant d’annoncer l’événement. Les règles officielles de non-discrimination coexistent à Djibouti avec des besoins d’inclusion concrets concernant les réfugiés, les femmes, les enfants, les personnes handicapées et les migrants. Le troisième recensement général de la population et de l’habitat de 2024, appelé RGPH-3, incluait les réfugiés et demandeurs d’asile et recensait les quartiers, logements et infrastructures communautaires. Des activités d’inclusion communautaire et économique soutiennent les relations pacifiques entre réfugiés et communautés d’accueil. Environ 32 000 personnes déplacées de force ont été recensées en 2026, dont environ 23 000 réfugiés et 8 000 demandeurs d’asile, principalement originaires de Somalie, d’Éthiopie et du Yémen. Environ 85 % vivent à Ali Addeh, Holl-Holl et Markazi ; les autres résident dans des zones urbaines, notamment à Djibouti-Ville. L’accès aux services et à la protection est plus concentré dans la capitale et plus limité dans les zones rurales ou frontalières. L’ONARS, le HCR, les comités communautaires et les autorités locales participent aux dispositifs concernant les réfugiés et les communautés d’accueil. Les réfugiés et demandeurs d’asile sont inclus dans des systèmes nationaux comme l’éducation, la santé et l’emploi, mais les démarches et délais pratiques peuvent varier selon le lieu et la situation. Les dispositifs de protection contre les violences fondées sur le genre, pour la protection de l’enfance et pour les risques connexes impliquent aussi le ministère de la Femme et de la Famille, l’UNICEF, l’ONARS, le HCR et les comités communautaires. Environ trois enfants sur dix sont exposés à la violence, et la prévalence nationale de l’excision est estimée à 70,7 % chez les filles et les femmes. En cas de danger immédiat, il faut contacter un service d’urgence ou la police plutôt que de recourir à une médiation informelle. La coexistence numérique est régie par des obligations de confidentialité, de respect de la vie privée et de traitement licite des données. Le Code Numérique n°19/AN/23/9ème L, daté du 18 septembre 2025, régit la collecte, la conservation, l’utilisation et le traitement des données à caractère personnel et s’applique aux autorités locales et aux personnes présentes à Djibouti. La Loi n°195/AN/25/9ème L du 14 décembre 2025 a créé l’Autorité Nationale de Cybersécurité (ANC) sous l’autorité de la Présidence et de la DGSN. L’ANC couvre la cybersécurité, la fonction nationale de réponse aux urgences informatiques DJ-CERT, la manipulation et la désinformation, la protection des enfants en ligne et l’accessibilité pour les personnes handicapées. Le Décret n°2023-109 prévoit des mesures de signalement et de retrait de contenus illicites et de contenus présentant un risque pour les mineurs par l’intermédiaire des fournisseurs d’accès à Internet, de la CNC et de l’ANSIE. Les délais et frais des services de signalement n’ont pas été publiés. Aucun service national normalisé consacré à la colocation et au vivre-ensemble n’a été identifié à Djibouti. Les questions de bail, de propriété et de contrat de logement relèvent principalement du domaine du logement. Les désaccords quotidiens concernant la vie partagée dépendent donc de l’accord applicable, de la médiation locale et des voies générales prévues par le droit ou l’ordre public, plutôt que d’une institution nationale unique. Les démarches associatives, de quartier, d’aide aux réfugiés et de sécurité numérique ne comportent pas non plus de frais ni de délais de réponse uniformément publiés ; il faut les confirmer auprès de l’administration locale pour toute demande ou plainte concrète.
Le vivre-ensemble à Djibouti
Le vivre-ensemble à Djibouti associe les droits constitutionnels, l’administration de quartier, les règles d’ordre public, la médiation informelle et la participation citoyenne. Les problèmes locaux peuvent être soumis à un chef de quartier, à un Okal ou à un notable, puis transmis à un arrondissement ou à une préfecture, tandis que les menaces immédiates relèvent de la Police Nationale. Les associations, comités communautaires et organismes d’aide aux réfugiés contribuent à l’inclusion et aux relations entre réfugiés et communautés d’accueil ; les règles numériques protègent la vie privée et la sécurité des enfants. Djibouti ne dispose pas d’un service national normalisé de logement partagé ou de médiation ; la médiation quotidienne s’appuie souvent sur les voies locales et coutumières.
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