Le fondement juridique est le Code de la famille (Code de la Famille) de 2002, modifié en 2014. Un projet de réforme de 2021 a été signalé, mais son entrée en vigueur n’est pas documentée. Le ministère de l’Intérieur (Ministère de l’Intérieur) et la Direction générale de la population et de la famille (DGPF), respectivement la Direction de la population et de la famille (DPF), sont chargés de l’état civil et des registres familiaux. Le ministère de la Justice (Ministère de la Justice), le Tribunal du statut personnel (Tribunal de Statut Personnel), la chambre d’appel (Chambre d’Appel) et le représentant religieux chargé des mariages (Al Ma’doun Al Char-i) traitent les procédures relevant du droit de la famille. Le Tribunal du statut personnel de première instance se trouve à Djibouti-Ville et est compétent sur l’ensemble du territoire. Le mariage est généralement conclu à partir de 18 ans. Avant cet âge, le consentement d’une tutrice (tuteur) et une autorisation judiciaire peuvent être envisagés si les deux futurs époux insistent pour se marier. Le mariage est célébré devant un représentant religieux chargé des mariages et deux témoins réputés. Le consentement des deux époux et celui du tuteur de la femme sont requis. Le don nuptial (Mahr) appartient à la femme. Pour un mariage à l’étranger, les règles consulaires djiboutiennes ou le droit local s’appliquent selon les circonstances. La polygamie est autorisée, mais exige un traitement égal ; cela comprend une évaluation sociale et économique par le Ma’doun et l’avis des épouses existantes. Selon les informations disponibles, l’acte de mariage est ensuite inscrit au registre de l’état civil (état civil) au plus tard dans le mois. Le non-respect des obligations d’enregistrement peut entraîner une amende de 30 000 FDJ. La parentalité et la filiation déterminent les droits et obligations envers les enfants. Selon le droit de la famille, un enfant reste mineur jusqu’à l’âge de 18 ans. L’enfant d’une femme mariée est attribué au mari à partir de six mois après le mariage. En cas de contestation de paternité, le juge statue selon la procédure du serment de séparation (Liaan). L’adoption n’est généralement pas prévue ; toutefois, la modification de 2014 permet l’adoption à titre protecteur (adoption-protection). Les conditions comprennent la nationalité djiboutienne, la religion musulmane, le mariage du couple demandeur en cas de demande conjointe, un âge minimal de 30 ans, des moyens suffisants et une bonne réputation. Lorsque la filiation est connue, l’affaire est traitée par un notaire ; lorsqu’elle est inconnue, elle relève du juge du statut personnel. La garde (hadana) est alors régie par les règles applicables à un enfant dont la filiation est légalement établie. L’obligation d’entretien peut découler du mariage, de la parenté ou d’un engagement volontaire. Après la consommation du mariage et pendant le délai d’attente (viduité), le mari doit pourvoir à l’entretien de son épouse. Les parents à charge et les grands-parents paternels peuvent demander un entretien aux enfants qui en ont les moyens. Un ascendant peut être tenu d’entretenir des descendants mineurs ou handicapés. Pour les fils, l’obligation se poursuit généralement jusqu’à 18 ans ou jusqu’à ce qu’ils puissent gagner leur vie, et plus longtemps pendant les études. Le montant dépend des ressources, des besoins et du coût de la vie. Quiconque refuse intentionnellement, après avertissement, d’exécuter une décision d’entretien exécutoire peut, lorsque les arriérés dépassent une semaine, être puni de deux ans d’emprisonnement au maximum et d’une amende de 500 000 FDJ. Lors d’une séparation ou d’un divorce, les tribunaux prennent en compte l’intérêt supérieur de l’enfant. Pendant le mariage, le père et la mère partagent la garde ; au décès de l’un des parents, le parent survivant la reprend généralement. Après un divorce, un parent ou un tiers approprié peut assurer la prise en charge. L’enfant devrait garder régulièrement contact avec ses deux parents et sa famille. Le père doit fournir un logement convenable à l’enfant et, le cas échéant, à la personne qui en a la garde. Le droit de visite ne peut être empêché. Un parent ne peut déplacer l’enfant de son lieu de résidence sans consentement lorsque la mère en a la garde, sauf si cela sert l’intérêt supérieur de l’enfant. L’application pratique dépend de la décision judiciaire. Le divorce est engagé devant le représentant religieux chargé des mariages ou le Tribunal du statut personnel. Le Ma’doun peut traiter un divorce par consentement mutuel. Le mari peut saisir le tribunal ; l’épouse peut notamment invoquer un préjudice ou demander un divorce par khulʿ (khol’). Une tentative de réconciliation judiciaire est obligatoire. En cas d’échec, le tribunal peut statuer provisoirement sur la résidence, l’entretien, la garde et le droit de visite. Les dispositions familiales du jugement sont exécutoires immédiatement, même en cas d’appel. Le délai d’attente est de trois mois pour une femme divorcée qui n’est pas enceinte, de quatre mois et dix jours pour une veuve, et se poursuit jusqu’à l’accouchement pour une femme enceinte. Aucune durée générale fixe ni aucun coût uniforme de procédure n’ont été documentés. Une naissance doit être inscrite au registre de l’état civil. La mère ou un membre de la famille peut la déclarer ; le délai général est d’un mois. Les pièces habituellement requises sont les documents d’identité des parents et l’acte de mariage. L’acte de naissance sert notamment à l’identification, à la scolarisation et à la participation aux élections. Les frais et les éventuelles réductions n’ont pas été vérifiés de manière fiable. Une déclaration tardive peut entraîner une amende et jusqu’à un mois d’emprisonnement. La DGPF centralise également l’état civil des Djiboutiens à l’étranger. La couverture de l’enregistrement est nettement plus élevée en zone urbaine qu’en zone rurale : l’UNICEF indique environ 97 % en zone urbaine et 79 % en zone rurale. Certains chiffres détaillés proviennent d’enquêtes anciennes et devraient être confirmés avant une démarche précise. La loi de 2015 place l’intérêt supérieur de l’enfant au centre des décisions. Les enfants ont notamment droit à un nom, à une nationalité, et à connaître leurs parents et à être élevés par eux. Les risques comprennent la perte de la prise en charge parentale, la négligence, la vie dans la rue, les sévices, l’exploitation sexuelle ou économique, la violence entre adultes ou l’incapacité des parents. Le juge des enfants peut ordonner une mesure d’assistance éducative à la demande d’une personne habilitée ou de sa propre initiative. Pour un enfant trouvé ou abandonné, une institution ou le commissaire de la République compétent peut assumer la tutelle. La Plateforme nationale de protection de l’enfant existe depuis 2021, mais l’accès aux services de protection varie selon les régions. La loi de 2019 couvre les violences physiques, psychologiques, sexuelles, économiques, patrimoniales et culturelles envers les femmes et les enfants, y compris dans les relations familiales existantes ou dissoutes. Les règles d’application d’un fonds de soutien proposé ne sont pas documentées. Les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants restent d’autres risques pour la protection des familles. Il n’existe pas de prestation familiale générale regroupant toutes les aides sociales. Dans un emploi formel, la Caisse des prestations sociales peut fournir notamment des prestations de mariage, de famille et de maternité. Selon les informations disponibles, les prestations familiales couvrent au maximum six enfants à charge, normalement jusqu’à 15 ans, jusqu’à 18 ans pendant la scolarité et jusqu’à 21 ans en cas d’études, de maladie incurable ou de handicap. Pour les fonctionnaires, le décret n° 2025-344 (Décret n°2025-344) fixe une autre limite : 18 ans, ou 25 ans en cas d’études ou de handicap. Les pièces souvent demandées comprennent les cartes nationales d’identité (CNI), une attestation de l’employeur et un acte de naissance ou, à défaut, un jugement. Les montants actuels n’ont pas été vérifiés. Pour les ménages pauvres ou particulièrement vulnérables, le Programme national de solidarité familiale (PNSF), relevant de la Stratégie nationale de protection sociale (SNPS) 2023–2027, prévoit des transferts ciblés par l’intermédiaire d’un registre social et de guichets sociaux. Le ministère des Affaires sociales et de la Solidarité (MASS), l’Agence djiboutienne de développement social (ADDS), l’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD) et les comités communautaires locaux ont des rôles différents. L’accès est plus limité dans les zones rurales et frontalières ; les montants actuels des transferts, les délais et les quotas régionaux ne sont pas documentés. Aucune prestation distincte de prise en charge de longue durée, généralement accessible aux personnes âgées ou aux proches dépendants, n’a été documentée comme équivalent direct. Les soins et l’aide financière restent donc souvent organisés au sein de la famille. En cas de décès et de succession, la succession s’ouvre au décès. Les frais d’obsèques, les dettes garanties et les legs valables sont pris en compte avant la répartition entre les héritiers selon des quotes-parts influencées par le droit religieux. L’homicide intentionnel et une différence de religion peuvent entraîner l’exclusion de la succession. En l’absence d’héritiers, le reliquat revient au Trésor public. Le Tribunal du statut personnel est compétent. Les pièces habituelles comprennent un acte de décès, un certificat d’hérédité ou un certificat de propriété et, le cas échéant, les titres de propriété, relevés bancaires et une demande en arabe. Aucun délai ni coût uniforme n’a été documenté. Une aide juridictionnelle peut être demandée pour une procédure judiciaire. Selon les informations disponibles, le plafond de revenu mensuel est inférieur à 100 000 FDJ, ou à 150 000 FDJ pour trois enfants à charge. Elle peut couvrir les frais d’avocat et d’huissier selon les barèmes applicables ; la demande est déposée au greffe de la Cour d’appel (Greffe de la Cour d’Appel). Avant toute démarche, vérifiez l’organisme compétent, la législation en vigueur, les pièces demandées, les frais et l’accès local.
Le droit de la famille à Djibouti
Le droit de la famille à Djibouti régit le mariage, le divorce, la filiation, la responsabilité parentale, l’entretien et la succession. Les organismes publics aident les familles pour l’état civil, la protection de l’enfance et certaines prestations sociales, tandis que les proches jouent toujours un rôle essentiel dans la prise en charge et l’entretien. Les responsabilités, prestations et possibilités d’accès varient selon la procédure, le statut professionnel, le lieu de résidence et la situation familiale.
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