En Corée du Nord, les relations amoureuses sont couramment désignées par 연애, qui signifie fréquentation ou relation amoureuse ; un partenaire peut être appelé 애인 ou 연인. Les recherches indiquent que les jeunes sont plus enclins que leurs parents à choisir leur partenaire par affection, même si les différences régionales, sociales et économiques restent importantes. Les médias étrangers influencent les idées relatives aux rôles de genre et à l’intimité, mais l’ampleur des changements comportementaux durables est difficile à vérifier. Les contrôles idéologiques prévus par la loi de 2021 sur le rejet de l’idéologie et de la culture réactionnaires et par la loi de 2021 sur la protection de l’éducation des jeunes continuent d’affecter les relations personnelles. Les pratiques de fréquentation sont fragmentées et ne relèvent pas d’un système national clairement documenté. Les lieux de rencontre privés sont rares, surtout hors des grandes villes, et des rapports mentionnent l’utilisation de logements prêtés ou d’hébergements temporaires. Les preuves fiables concernant des applications de rencontre, des services officiels de mise en relation ou des services dédiés de conseil aux couples font défaut. Les personnes peuvent plutôt compter sur leurs proches, voisins, collègues ou amis pour les présentations, les conseils et l’aide en cas de conflit. Ces arrangements informels ne procurent pas la même protection juridique qu’une procédure publique. Le mariage, appelé 결혼, est officiellement reconnu selon les règles nord-coréennes du droit de la famille lorsque l’homme et la femme consentent librement et enregistrent leur union auprès d’un bureau d’état civil. La version officielle fixe l’âge minimum à 18 ans pour les hommes et à 17 ans pour les femmes, bien que le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes ait recommandé 18 ans pour les deux sexes. Sont décrits comme invalides ou interdits : le mariage forcé, obtenu contre de l’argent ou d’autres avantages, conclu sans consentement libre, contracté avant l’âge minimum, un second mariage enregistré et les unions entre personnes ayant un degré de parenté interdit. Une cérémonie religieuse peut avoir lieu, mais elle ne remplace pas l’enregistrement. Les informations publiques fiables sur les frais et les délais d’enregistrement sont indisponibles. La cohabitation non enregistrée n’est pas décrite comme bénéficiant d’une protection publique, et les déclarations officielles interdisent la vie conjugale sans enregistrement. Les règles officielles indiquent que les époux ont des droits familiaux égaux, conservent chacun leur nom familial et personnel, sont libres de choisir une profession, doivent préserver l’harmonie familiale et soutenir un conjoint incapable de travailler. Le cadre juridique cité ne prévoit pas le mariage entre personnes de même sexe. Les données nationales fiables sur la reconnaissance, la sécurité ou l’acceptation sociale des relations entre personnes de même sexe sont insuffisantes ; les éléments disponibles ne permettent donc pas de tirer des conclusions plus larges sur leur criminalisation. Les protections en matière de sécurité sont également difficiles à évaluer. Les informations officielles considèrent comme criminels le viol impliquant la force, la menace ou l’exploitation de l’impossibilité de se défendre, ainsi que les rapports sexuels avec une fille de moins de 15 ans. L’ONU a signalé des définitions contradictoires du viol, l’absence de criminalisation claire du viol conjugal, des protections et services de soutien limités et des données faibles sur les violences domestiques et sexuelles. Les autorités nord-coréennes ont indiqué que la loi sur la protection et la promotion des droits des femmes interdit les violences domestiques, mais les preuves indépendantes de sa mise en œuvre sont insuffisantes. Les recommandations formulées dans le cadre de l’Examen périodique universel de 2025 en faveur d’une criminalisation complète ainsi que de mécanismes efficaces de signalement et de protection sont des recommandations, et non la preuve d’une mise en œuvre intégrale. Les schémas matrimoniaux varient selon les groupes sociaux, mais aucune différence juridique régionale n’est documentée. Une enquête de 2014 indiquait que l’âge moyen au premier mariage était de 25,0 ans pour les femmes et de 28,0 ans pour les hommes, avec de faibles différences entre ville et campagne : 25,1 et 28,1 ans en zone urbaine, contre 24,7 et 27,8 ans en zone rurale. Les chiffres rapportés pour Pyongyang étaient de 25,4 et 28,3 ans et ceux du Pyongan du Nord, de 24,7 et 27,5 ans. Une enquête historique auprès des 15 à 49 ans indiquait que 65,5 % des hommes et 68,3 % des femmes étaient mariés, que 0,2 % des hommes et 0,7 % des femmes étaient divorcés, et qu’aucune personne des deux groupes n’était déclarée séparée. Ces chiffres ne permettent pas d’établir la situation actuelle à l’échelle nationale. ONU Femmes a indiqué que 0,1 % des femmes de 20 à 24 ans s’étaient mariées ou avaient commencé une union avant 18 ans, tandis que d’importantes lacunes de données persistent concernant les violences conjugales et le harcèlement sexuel. Le divorce relève d’un tribunal ; il ne suffit pas de vivre séparément ou de commencer une nouvelle relation. Selon la version officielle, le divorce est possible si une grave atteinte à l’amour ou à la confiance conjugale, ou un autre motif, rend impossible la poursuite du mariage. Les informations publiques fiables sur les frais et les délais judiciaires sont indisponibles. Un ancien rapport officiel mentionnait environ 2 000 divorces par an durant une période de référence historique ; ce chiffre ne doit pas être considéré comme actuel. Les parents peuvent convenir des modalités de garde ; sinon, le tribunal tranche. Un enfant de moins de trois ans reste généralement avec sa mère, sauf raison impérieuse justifiant un autre arrangement. Les informations officielles font état de pensions alimentaires représentant 10 % à 30 % du revenu mensuel selon le nombre d’enfants. Les biens apportés dans le mariage ou hérités par un époux restent sa propriété individuelle, tandis que les biens familiaux sont répartis par accord ou décision judiciaire. Les bureaux d’état civil enregistrent les mariages ; les tribunaux traitent les demandes d’annulation, les divorces et les litiges concernant les enfants. Les comités populaires, les procureurs et d’autres institutions locales peuvent participer à la structure de contrôle ou d’application de l’État. L’existence de voies de plainte indépendantes, d’aide juridique, de refuges, de services psychosociaux et de statistiques fiables sur les affaires n’est pas suffisamment étayée. Les rapports concernant des mariages forcés ou vendus de femmes nord-coréennes en Chine relèvent des risques de traite et de protection transfrontalière, et non d’un parcours de rencontre ordinaire en Corée du Nord. Les éléments disponibles mêlent déclarations officielles, recherches fondées sur des témoignages de transfuges et rapports spécialisés ; les règles officielles ne doivent donc pas être automatiquement considérées comme la preuve des pratiques quotidiennes.
Les relations amoureuses en Corée du Nord
En Corée du Nord, les relations amoureuses sont influencées par l’affection personnelle, l’origine familiale, la stabilité économique et le contrôle social persistant. Les rencontres sont plus visibles, mais les lieux de rencontre privés et les services relationnels publics fiables restent rares. Le mariage ne prend effet juridiquement qu’après son enregistrement, tandis que le divorce nécessite une procédure judiciaire.
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