Plusieurs niveaux interviennent dans la vie quotidienne. Une ville (ville), une commune urbaine (commune), un secteur (secteur) et une chefferie coutumière (chefferie) sont des entités territoriales décentralisées dotées de la personnalité juridique et, en principe, de l’autonomie de gestion. Un territoire (territoire), un quartier (quartier), un groupement administratif (groupement) et un village (village) sont des structures administratives déconcentrées. Selon le lieu, les autorités, les chefs coutumiers (chefs coutumiers), les Églises, les associations sans but lucratif (ASBL), les ONG (ONG) ou les groupes locaux de paix peuvent aider pour les questions liées au vivre-ensemble pacifique. Il n’existe pas de point de contact unique pour ces questions à l’échelle nationale. La langue, les documents, les transports, la situation sécuritaire et le contrôle effectif d’une zone influent fortement sur l’accès. La Constitution protège l’égalité et interdit la discrimination fondée notamment sur la religion, l’origine familiale, la situation sociale, le lieu de résidence, l’opinion politique, la race, l’ethnicité, la tribu et l’appartenance à une minorité culturelle ou linguistique. Elle protège également la liberté d’expression, d’information, de religion, d’association, de réunion et de manifestation. Toute personne souhaitant organiser une réunion ou une manifestation publique doit en informer par écrit l’autorité administrative compétente. La loi, l’ordre public et les droits d’autrui en fixent les limites. Les citoyens sont tenus de respecter les droits d’autrui, de traiter leurs concitoyens sans discrimination, de promouvoir l’unité, le respect et la tolérance, et de protéger les biens et les biens publics. Le français est la langue officielle. Le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba sont les langues nationales ; les autres langues sont considérées comme faisant partie du patrimoine culturel. Les identités ethniques, tribales et linguistiques peuvent être pertinentes pour la protection, la médiation et les conflits. Aucun chiffre global officiel fiable concernant l’ensemble des groupes ethniques n’est disponible pour la République démocratique du Congo. Lors d’un différend au quotidien, les tribunaux, la police, l’administration territoriale, les autorités traditionnelles ou les organes de médiation peuvent être compétents. En cas de tensions entre communautés, les forums de dialogue communautaire (Baraza), les comités de paix, les conseils territoriaux de paix et la médiation menée par des groupes de femmes, de jeunes, confessionnels ou de la société civile peuvent être pertinents. Ces structures ne sont pas uniformes à l’échelle nationale. Leur neutralité, leur protection contre les influences extérieures, leur effet juridique et leur capacité à orienter vers la police ou le système judiciaire doivent être évalués localement. Des projets documentés comprenaient 25 clubs de paix, trois conseils territoriaux de paix et un comité provincial de paix au Tanganyika. En Ituri, plus de 80 femmes travaillaient comme médiatrices et, au Kasaï, il y avait plus de 200 médiateurs communautaires. En cas de danger immédiat ou de déplacement, les dispositifs locaux de protection et d’aide humanitaire offrent plus souvent une voie de recours qu’une procédure administrative ordinaire. En septembre 2025, selon le HCR, il y avait environ 5,8 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays, en particulier dans les provinces de l’Est. Les logements endommagés, les infrastructures scolaires et sanitaires, les communautés d’accueil, les retours et les nouveaux déplacements modifient par conséquent le vivre-ensemble au quotidien. La participation civique formelle est possible par l’intermédiaire d’une association sans but lucratif ou d’une ONG. En vertu de la loi 004/2001 (Loi 004/2001), une association sans but lucratif doit compter au moins sept membres, disposer de statuts notariés et déposer une demande auprès du ministère de la Justice. Le gouverneur peut accorder une autorisation provisoire de fonctionnement. Après six mois, la personnalité juridique est réputée acquise en vertu de la loi ; l’arrêté ministériel doit suivre dans un délai d’un mois et les statuts doivent être publiés dans les 45 jours. Les Églises, les structures de jeunes et de femmes, les radios locales, les comités de paix et d’autres groupes de la société civile participent également de manière informelle. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est l’organe électoral du pays. Les élections locales n’ont pas eu lieu en 2025 et 2026 pour des raisons de financement ; la poursuite de la planification était prévue pour 2028. Les droits politiques et le droit de vote sont généralement réservés aux ressortissants congolais. Les étrangers présents légalement dans le pays bénéficient de la protection des lois et traités applicables. La participation concrète peut néanmoins être limitée par la langue, l’absence de documents, les problèmes de transport, l’insécurité ou le contrôle de fait. On ne peut pas supposer qu’une participation soit possible dans des conditions exemptes de conflit sur l’ensemble du territoire. Il n’existe pas de système normatif national documenté de logement partagé équivalent au modèle européen de cohabitat ou de protection des locataires. Les familles, les communautés d’accueil, les camps de personnes déplacées à l’intérieur du pays, ainsi que les hébergements des Églises, des communautés et des organismes humanitaires remplissent souvent cette fonction de manière informelle. Les contrats de location, les droits au logement et les services publics relèvent principalement du domaine du logement et ne sont abordés ici que lorsqu’ils ont une incidence directe sur le vivre-ensemble. La communication numérique façonne également l’information, l’organisation et les échanges liés aux conflits. En 2024, 19,7 pour cent de la population utilisait Internet. Au quatrième trimestre 2024, il y avait 63,96 millions de connexions mobiles actives et la pénétration de l’Internet mobile était de 34,6 pour cent ; ces chiffres reposent sur des dénominateurs différents. Les services de messagerie et les réseaux sociaux facilitent la communication et la mobilisation, mais peuvent aussi diffuser de la désinformation et des discours de haine. Le coût d’accès, la couverture réseau et l’application des règles numériques varient selon les lieux. La loi 20/017, la stratégie nationale de cybersécurité, l’ARPTC et le CADRAN constituent le cadre documenté de la réglementation des données et du numérique. La recherche ne relève aucun tarif uniforme à l’échelle nationale pour les procédures formelles de création d’association, la médiation ou la participation ; des frais peuvent être liés aux transports, aux documents, à l’enregistrement et à la communication.
Vivre ensemble en République démocratique du Congo
Le vivre-ensemble en République démocratique du Congo est façonné par les structures étatiques, traditionnelles, de la société civile et informelles. Les responsabilités et l’accès concret varient considérablement selon la province, la ville ou la zone rurale, la situation de conflit et le contrôle effectif du territoire. La Constitution et les lois protègent l’égalité, la liberté de religion, la liberté d’association et le droit de réunion pacifique, même si leur exercice peut être limité par la loi, l’ordre public et les droits d’autrui.
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