Les termes locaux comprennent « criminalité » pour crime, « infraction », « banditisme urbain » et « violences basées sur le genre » (VBG). La Police Nationale Congolaise (PNC), le Ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, les autorités judiciaires et le Ministère du Genre, Famille et Enfant jouent chacun un rôle dans la prévention, le signalement, l’enquête, les poursuites ou le soutien aux victimes. Les centres urbains comme Kinshasa et Lubumbashi sont exposés au vol, au vol à la tire, au cambriolage, au braquage, aux escroqueries, à l’usurpation d’identité par des chauffeurs de taxi ou des policiers, aux bandes de rue et aux enlèvements express. Des escroqueries liées à l’or et aux diamants, l’extorsion, la criminalité automobile et les infractions routières peuvent aussi survenir. Au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri, au Tanganyika, au Haut-Lomami, dans les provinces du Kasaï et dans d’autres zones orientales ou frontalières, les vols à main armée, enlèvements, embuscades, pillages, meurtres et viols présentent des risques plus graves. La situation peut évoluer rapidement ; les autorités locales, les contacts locaux fiables et les informations actuelles sur la sécurité sont donc plus utiles qu’une étiquette nationale de risque. En 2025, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme a recensé 887 cas de violences sexuelles liées au conflit touchant 1 534 personnes. Environ 80 % des personnes concernées se trouvaient au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, et des groupes armés étaient liés à 75 % des cas recensés. Ces chiffres sont des données indicatives, et non un taux de prévalence national pour l’ensemble de la criminalité. L’UNICEF signale également de graves violences contre les enfants, notamment le recrutement, l’enlèvement, les violences sexuelles et les homicides ou mutilations ; ses activités de protection de l’enfance comprennent le soutien psychosocial, la gestion des cas, le regroupement familial et la réintégration. Réduisez votre exposition en évitant de marcher seul la nuit, en gardant l’argent liquide et les objets de valeur hors de vue, en utilisant les coffres des hôtels et en conservant séparément des copies du passeport. Réservez les taxis par l’intermédiaire d’un contact privé, d’un hôtel ou d’un organisateur de voyages plutôt que de prendre un taxi dans la rue. Évitez les manifestations et les grands rassemblements. Dans les zones reculées ou touchées par les conflits, faites-vous accompagner par des personnes expérimentées et utilisez au moins deux véhicules, un GPS et un téléphone satellite lorsque le trajet le nécessite. Aux postes de contrôle, gardez les portières verrouillées, n’entrouvrez que légèrement les fenêtres, présentez calmement vos documents et ne résistez pas à une menace armée. Un plan de communication avec la famille ou l’hôte peut être utile si le voyage ou les communications sont interrompus. Pour une urgence policière, le Ministère de l’Intérieur indique le 112 comme numéro disponible 24 heures sur 24. Un signalement peut également être effectué dans un poste de la PNC ou via le portail en ligne de signalement et de suivi de dossier du ministère. Les missions déclarées de la PNC comprennent la prévention des infractions, la constatation des faits, la collecte de preuves, l’identification des suspects et le renvoi de l’affaire à l’autorité judiciaire compétente. L’accès et les interventions hors des principaux centres ne sont pas documentés à l’échelle nationale ; les signalements d’abus ou de corruption aux postes de contrôle imposent donc de rester prudent tout en préservant les preuves. Les personnes touchées par des violences basées sur le genre, l’exploitation ou les abus sexuels, ou le harcèlement sexuel peuvent utiliser les lignes vertes 495555 et Allô École 178 pour obtenir une écoute et une orientation. Le CISM, Centre Intégré des Services Multisectoriels, peut fournir des services médicaux, psychologiques, juridiques ou judiciaires, socioéconomiques et de réintégration scolaire. Un service CISM ouvert 24 heures sur 24 est attesté à Kintambo, à Kinshasa ; d’autres centres se trouvent notamment à Limete, Kananga-Lukonga et Walungu. La couverture nationale est inégale. Le dispositif CISM est conçu comme gratuit, mais il convient de vérifier les frais de transport, les traitements de suivi, les documents, l’hébergement sûr et les capacités locales actuelles. Le cadre d’aide juridique prévoit une assistance gratuite par un avocat, un psychologue, un professionnel de santé ou une personne de confiance, mais les droits formels ne garantissent pas une disponibilité pratique partout. L’accès à la protection de l’enfance peut passer par les services de santé, les réseaux de protection de l’enfance, les partenaires soutenus par l’UNICEF, les espaces sûrs Toyokana et les travailleurs sociaux. La criminalité numérique comprend les escroqueries, la compromission de courriels professionnels, les rançongiciels, l’extorsion numérique, l’usurpation d’identité, la diffamation et le vol de téléphones. La PNC, le régulateur des télécommunications et le parquet remettent publiquement des téléphones récupérés lors de certains événements mensuels, mais les modalités exactes de signalement, de preuve de propriété et de frais ne sont pas établies par les informations disponibles.
Criminalité en République démocratique du Congo
La criminalité en République démocratique du Congo va du vol, du cambriolage, du braquage et des escroqueries dans les centres urbains aux vols à main armée, enlèvements, embuscades et violences sexuelles dans plusieurs zones orientales, frontalières et touchées par les conflits. Les risques varient fortement selon la province, le trajet, l’heure et les conditions de sécurité locales. La prévention passe par des déplacements discrets, des transports fiables et des informations locales à jour ; en cas d’urgence, la police peut être contactée au 112 lorsque ce numéro est accessible.
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