La Loi-cadre n°14/004 distingue l’enseignement formel et non formel. L’éducation non formelle comprend l’alphabétisation, la remise à niveau scolaire, la qualification professionnelle, la post-alphabétisation et des possibilités flexibles de formation continue destinées aux adultes, aux personnes ayant quitté l’école et aux personnes ne disposant pas d’une formation de base suffisante. Ces offres visent à améliorer les compétences de base, l’employabilité, les qualifications et l’accès à l’emploi ou le retour à l’emploi. La formation continue ne comprend pas l’ensemble de la formation initiale, les études universitaires ni l’apprentissage d’une langue comme objectif unique, mais elle peut faciliter les transitions vers ces domaines. La Direction Générale de l’Éducation Non Formelle élabore les politiques, stratégies et règles nationales et coordonne le secteur non formel. Les bureaux provinciaux d’exécution et de supervision (DIVAS) sont chargés de la mise en œuvre et du suivi. Selon l’offre, le Ministère des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale, le Ministère de la Jeunesse et Éveil Patriotique ou le Ministère de la Formation Professionnelle sont également concernés. Les institutions publiques, les ONG, les partenaires internationaux, les églises et les communautés locales complètent ces structures. L’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) propose des modules professionnels de courte durée pour actualiser les compétences, améliorer l’employabilité et favoriser le développement professionnel. Les cours s’adressent notamment aux employés d’entreprises publiques et privées, aux cadres, aux salariés et aux travailleurs indépendants. Ils ont lieu à l’INPP ou directement en entreprise. Pour la formule en entreprise, celle-ci doit être affiliée à l’INPP, déposer une demande et inscrire les membres de son personnel. Les cotisations patronales sont établies par l’article 8 du Code du travail ; lorsque la formule en entreprise est correctement organisée, la participation est gratuite pour les salariés. Les particuliers et les groupes reçoivent des conseils de l’INPP, remplissent une fiche d’identification et doivent prévoir des frais propres au prestataire. En 2026, l’École Nationale d’Administration (ENA) proposait également de la formation continue aux fonctionnaires, à d’autres services publics et au secteur privé. Selon l’offre, le recyclage, le développement des compétences, le perfectionnement et la mise à niveau sont organisés à des dates et à des coûts différents. On ne peut en déduire ni durée ni frais uniformes à l’échelle nationale. Pour les artisans et travailleurs expérimentés sans parcours scolaire classique, la Valorisation des Acquis de l’Expérience (VAE) met en place une voie officielle de reconnaissance. La VAE évalue les compétences acquises au travail à partir d’un dossier, d’un accompagnement, d’une préparation et d’un examen devant un jury mixte. Le premier jury s’est réuni le 28 janvier 2026 ; le premier cycle a commencé le 13 septembre 2025. La réussite à l’examen peut donner lieu à une certification d’État et être liée à la base de données de l’Office National de l’Emploi (ONEM) et aux services de placement. Les frais, les critères précis et la disponibilité dans tout le pays ne sont pas encore entièrement publiés. Les enseignants disposent également de structures propres de formation continue. La politique nationale de formation des enseignants a été confirmée institutionnellement pour l’enseignement secondaire le 7 août 2025. L’Inspection Générale de l’Éducation (IGE) et le Service National de Formation des Enseignants (SERNAFOR) ont des responsabilités centrales de mise en œuvre. L’accès reste particulièrement difficile dans les zones rurales et éloignées ; les matériels pédagogiques et outils numériques manquent également, la pertinence des contenus pose problème et le financement public est limité. Un cadre de transformation numérique (TICEF) a été adopté le 12 juin 2026. Il couvre la formation professionnelle, l’alphabétisation, l’éducation non formelle et les mesures sociales ou humanitaires. Il vise à améliorer l’accès, l’interopérabilité, la sécurité des données, l’évaluation et les compétences numériques, en cohérence avec le cadre stratégique 2026–2030 (SSIEF 2026–2030). Cela ne crée pas un droit individuel à une formation continue en ligne. La reconnaissance, le financement et le contrôle de la qualité demeurent des faiblesses majeures. Il n’existe ni droit national à la gratuité de la formation continue, ni statut juridique ou de certification uniforme pour toutes les offres. L’alphabétisation menée par les églises ou les communautés, les programmes d’ONG et de bailleurs, la formation en entreprise et l’apprentissage informel au travail peuvent constituer des solutions pratiques. Les langues locales jouent un rôle central dans l’alphabétisation, sans que cela crée un parcours distinct d’apprentissage des langues. Le 6 septembre 2026, un tableau de bord du Ministère de la Formation Professionnelle recensait 15 996 apprenants actuellement inscrits, 2 823 institutions, 12 587 enseignants et 3 868 candidats à la VAE inscrits. Ces chiffres proviennent d’un tableau de bord administratif et ne démontrent pas une couverture nationale indépendante.
Formation continue en République démocratique du Congo
La formation continue en République démocratique du Congo comprend des possibilités d’apprentissage organisées ou autodirigées, parallèlement ou après une formation initiale ou un emploi. Le système est fragmenté : formation continue, formation professionnelle continue, éducation non formelle, alphabétisation, cours professionnels et apprentissage informel sont proposés par des organismes publics, des entreprises, des ONG et des institutions locales. L’accès et la reconnaissance des certificats ne sont pas uniformes au niveau national ; les coûts, la durée, la reconnaissance et l’accessibilité dépendent du prestataire et du lieu.
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