Les personnes qui ne sont pas érythréennes et les Érythréens qui ne possèdent pas l’original de leur pièce d’identité nationale ont généralement besoin d’un visa. Les Érythréens qui voyagent avec l’original de leur pièce d’identité nationale n’en ont généralement pas besoin. Le passeport doit être valable au moins six mois et comporter au moins deux pages vierges consécutives. En règle générale, le visa est valable trois mois à compter de sa délivrance et l’entrée doit avoir lieu pendant cette période. Les frais de visa ne sont pas publiés sous la forme d’un tarif national unique : l’ambassade ou le consulat érythréen compétent doit confirmer les frais et les conditions en vigueur. Il est conseillé de commencer les préparatifs sanitaires environ huit semaines avant le voyage. Selon les règles sanitaires applicables, les voyageurs âgés d’au moins neuf mois doivent présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune s’ils arrivent d’un pays où il existe un risque de transmission. Le paludisme sévit toute l’année sous 2 200 mètres d’altitude, sauf à Asmara ; il est donc conseillé de demander un avis médical adapté à son itinéraire. L’assurance voyage devrait couvrir les soins et l’évacuation médicale. Emportez vos médicaments habituels en quantité suffisante, avec une réserve, d’autant que les soins médicaux sont limités en dehors des grandes villes. À l’entrée, déclarez les ordinateurs portables, téléphones mobiles et appareils photo. Déclarez les espèces en devises étrangères et les chèques de voyage d’un montant supérieur à 10 000 USD, conservez le certificat remis après la déclaration ainsi que les justificatifs d’achat et de change. Les devises étrangères ne peuvent généralement être échangées qu’auprès de Himbol et d’un nombre limité d’hôtels ou de commerces officiels. Des dépenses sans justificatifs peuvent entraîner des retards, la confiscation d’argent ou de biens, des amendes ou des poursuites pénales. L’exportation de nakfas est limitée à 1 000 nakfas. Les sources examinées ne recensent pas de bureau central d’arrivée ou d’enregistrement des adresses à l’échelle nationale. Les premières formalités relèvent plutôt de l’ambassade ou du consulat, des autorités d’entrée et des douanes, du ministère compétent selon le motif du voyage et de l’administration du zoba concerné. En règle générale, les ressortissants étrangers doivent obtenir une autorisation de déplacement à l’avance pour aller à au moins 25 kilomètres d’Asmara ou au-delà du zoba Maekel. Le ministère du Tourisme, situé avenue Harnet, traite les autorisations touristiques ; le ministère du Commerce et de l’Industrie traite celles liées aux affaires, et le ministère des Affaires étrangères celles liées aux déplacements diplomatiques. Le traitement peut prendre plusieurs jours ; une demande peut être refusée et des renseignements sur le véhicule peuvent être exigés. Les touristes peuvent ne pas avoir accès aux transports publics en dehors d’Asmara. Les résidents et les travailleurs qui se déplacent hors de leur zone peuvent avoir besoin d’une autorisation de l’administration locale du zoba. Les binationaux qui entrent avec une pièce d’identité ou un passeport érythréen peuvent aussi avoir besoin d’une autorisation de sortie délivrée par le bureau de l’immigration à Asmara ; cette règle ne s’applique pas à tous les voyageurs. Des pénuries d’eau et de carburant peuvent compliquer les premiers jours, et l’approvisionnement en eau des hôtels n’est pas garanti. L’accès à Internet est très limité, il n’y a pas de service 3G, et les cartes SIM internationales ou l’itinérance ne fonctionnent généralement pas. Une carte SIM locale nécessite un permis de résidence et son obtention peut prendre plusieurs semaines ; au début, un hôtel ou un cybercafé peut être la solution de communication la plus pratique. Asmara compte trois hôpitaux publics ; les services médicaux sont bien plus limités ailleurs. Les services d’ambulance d’urgence sont joignables au 122244, mais il n’est pas garanti que l’on puisse s’y faire comprendre en anglais. Les soins sont généralement à la charge du voyageur : contactez rapidement votre assureur si vous avez besoin de soins ou d’une évacuation. Gardez une copie de vos papiers d’identité. Ne photographiez pas les sites gouvernementaux ou militaires, et ne photographiez des personnes ou des zones de sécurité qu’avec leur autorisation. Évitez de voyager seul la nuit, les zones frontalières et les zones minées, ainsi que les détours inutiles hors des routes principales. Prévoyez de l’eau, de la nourriture, vos médicaments et une solution de secours pour vos déplacements ; l’assistance consulaire peut être limitée en dehors d’Asmara.
Arriver en Érythrée
Arriver en Érythrée suppose d’avoir le visa ou la pièce d’identité nationale requis, un passeport valable au moins six mois, d’avoir pris les précautions sanitaires nécessaires et de remplir soigneusement les déclarations douanières. L’entrée se fait généralement par avion, car la frontière terrestre entre l’Érythrée et l’Éthiopie est fermée et celle avec Djibouti est généralement inaccessible aux étrangers. Les déplacements au-delà d’Asmara peuvent nécessiter des autorisations, et l’eau, le carburant, les communications et les services médicaux peuvent être limités.
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