Les arts visuels au Gabon comprennent la peinture, la sculpture, la céramique, les arts graphiques, la photographie et les arts appliqués. Les masques traditionnels, le travail du bois, les textiles et les objets peuvent relever à la fois du patrimoine culturel, de l’art ou de l’artisanat d’art. L’ENAM, établissement gabonais de formation artistique, propose une voie de formation formelle. Les musées, les expositions, les ateliers, les résidences et les contacts directs avec les institutions culturelles constituent d’autres points d’accès. La musique associe des pratiques traditionnelles, rituelles, populaires et urbaines. Le mvet oyeng utilise une harpe-cithare pour accompagner des épopées chantées ou jouées et le mbôm-mvet. Sa forme sacrée est liée à l’initiation, tandis que sa forme populaire se manifeste lors de célébrations publiques et sur les scènes modernes. Le mvet oyeng a été inscrit en 2025 sur la Liste représentative de l’UNESCO. La musique, la littérature et les arts de la scène peuvent se chevaucher, car les épopées orales peuvent être chantées, racontées et mises en scène. La littérature comprend les œuvres écrites en français et les traditions orales, telles que les contes, les légendes, la poésie et les épopées. Le Département de littérature moderne de l’Université Omar Bongo (UOB) et les programmes de l’Institut français du Gabon (IFG), comme le Salon du livre, le café littéraire et Les matitis, offrent des points d’accès documentés. Le cinéma est un domaine institutionnel établi, mais le secteur reste émergent. L’IGIS, établissement public à caractère culturel et industriel, soutient la production et la distribution d’œuvres gabonaises de cinéma, d’audiovisuel et de multimédia, la coproduction et la codistribution, la conservation et la restauration des archives, la recherche, l’expérimentation et la formation au cinéma. Les coûts et les calendriers de production dépendent du projet, du producteur, de l’accord de coopération ou du festival. Les arts de la scène comprennent le théâtre, la danse, la chorégraphie, le spectacle vivant et les performances ritualisées. Les programmes de l’IFG, comme le Festival Coup de Théâtre, réunissent des compagnies, auteurs, metteurs en scène et interprètes gabonais et ont notamment donné lieu à des échanges sur le droit d’auteur et le développement du secteur. Les collaborations rémunérées devraient faire l’objet de contrats formels. L’architecture est abordée sous l’angle des pratiques professionnelles de l’architecture et de la construction : les œuvres architecturales, les plans, les maquettes et les bâtiments peuvent bénéficier de la protection du droit d’auteur, mais les éléments disponibles ne confirment pas l’existence d’une institution artistique nationale ou d’une structure de marché propre à l’architecture. Le design comprend les arts appliqués en deux et trois dimensions, les objets utilitaires, la production artisanale et industrielle, la mode, les costumes et le design d’identité. En 2026, un concours national pour une tenue traditionnelle officielle a associé savoir-faire, innovation et développement professionnel de jeunes créateurs et artisans. La photographie comprend les travaux artistiques et documentaires. Les expositions et les résidences offrent des possibilités d’accès ; pour les portraits commandés, il faut convenir explicitement de l’usage prévu. L’art numérique comprend les créations littéraires et artistiques réalisées au moyen d’outils informatiques ou électroniques ; les logiciels et les bases de données bénéficient également d’une protection juridique. L’IGIS joue un rôle dans le multimédia, et des projets de l’IFG ont associé des formes traditionnelles au design numérique, mais aucun registre, prix ou système de financement national spécifique à l’art numérique n’est documenté. Le Musée National des Arts, Rites et Traditions du Gabon est un établissement culturel public situé à Libreville. Il collecte, conserve, protège et gère les rites, les traditions, les cultures et les œuvres d’art. Ses ressources proviennent de fonds publics, de revenus propres, de contributions de partenaires, de dons et de legs. Le Sénat a adopté une réforme du musée en 2026. Le ministère chargé de la Culture collabore avec des organismes tels que la Direction Générale de la Culture, la Direction Générale du Patrimoine Culturel, l’ENAM, l’UOB, l’IGIS et le Musée National. L’IFG est un lieu important pour les expositions, le cinéma, la littérature, la musique, le théâtre et les résidences, mais ce n’est pas le musée national du Gabon. Le Gabon ne dispose pas d’un portail artistique national documenté, d’un réseau d’écoles d’art pleinement réparti sur le territoire, d’un marché national de l’art transparent ni de statistiques nationales consolidées sur l’art. Le marché est fragmenté et en partie informel. Le cadre juridique reconnaît les galeries, les éditeurs, les sociétés de production, les collectionneurs, les conservateurs, les restaurateurs, les promoteurs culturels, les agents, les managers et les distributeurs. Les entrepreneurs culturels peuvent produire, vendre, publier, exposer, exporter ou distribuer des œuvres sous forme numérique. L’artisanat d’art relève de fonctions administratives distinctes, notamment la carte d’artisan, les certificats d’authenticité et les aides liées à l’exportation, au financement et à la promotion. En vertu de l’Ordonnance 0011/PR/2024, la protection prend effet dès la création et ne dépend pas du dépôt d’un formulaire d’enregistrement. Les droits moraux et patrimoniaux couvrent les œuvres artistiques et numériques, les arts appliqués et les expressions culturelles traditionnelles. Ces expressions sont considérées comme faisant partie du patrimoine national sans limitation de durée. L’exécution publique ou la reproduction commerciale d’œuvres traditionnelles exige une déclaration, l’autorisation d’un organisme de gestion collective agréé (OGC) et le paiement de redevances. Certaines activités requièrent une licence préalable, et les artistes ainsi que d’autres acteurs culturels peuvent avoir besoin d’un enregistrement national ou d’une carte professionnelle. Le cadre traite également des contrats de travail ou commerciaux, d’une rémunération équitable forfaitaire ou proportionnelle, d’une indemnisation en cas de résiliation abusive, de la formation et de locaux adaptés à la pratique artistique. Les artistes peuvent travailler à leur compte ou dans le cadre d’un contrat de travail. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir un tarif national unique pour les frais d’inscription, de formation, d’exposition ou de licence, ni pour le financement. Les coûts et les délais sont donc définis par l’appel, le programme, le contrat, l’institution ou le projet concerné. Certains formats de l’IFG proposent explicitement une entrée gratuite. Avant d’utiliser, de vendre, d’exporter ou de présenter une œuvre au public, le créateur devrait vérifier l’identité du titulaire des droits, l’autorisation de l’OGC, les licences, le contrat et toute inscription professionnelle ou artisanale nécessaire.
L’art au Gabon
L’art au Gabon comprend les arts visuels, la musique, la littérature, le cinéma, les arts de la scène, l’architecture, le design, la photographie et la création numérique. Le secteur est fragmenté et ne dispose pas d’un portail national unique : les institutions formelles, les programmes non formels et les pratiques communautaires coexistent, avec une forte concentration institutionnelle à Libreville. L’accès, les coûts, les délais et les exigences professionnelles varient selon l’activité, l’institution, le contrat ou l’appel public.
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