Le français est la langue officielle du système de droit civil gabonais. Le Code civil comprend une première partie fondée sur la Loi 15/72, modifiée par les textes 009/2010 et 003/2017, et une deuxième partie fondée sur la Loi 19/89, modifiée par le texte 002/2015. Les règles gabonaises de droit international privé, l’ordre public et les dispositions localement impératives peuvent influer sur les contrats, les affaires familiales, les biens et les litiges impliquant des parties étrangères. Les règles de droit civil couvrent l’état civil, la personnalité juridique, la capacité juridique, la tutelle, l’adoption ainsi que la protection des mineurs et des majeurs protégés. Les actes d’état civil et les certificats officiels sont gérés par le système de l’état civil. En règle générale, les obligations contractuelles suivent le choix des parties lorsque ce choix présente un lien légitime avec elles ; à défaut, la loi du lieu de conclusion du contrat peut s’appliquer. Les droits portant sur les biens meubles et immeubles relèvent généralement de la loi du lieu où se trouve le bien. Avant de signer un contrat ou de s’y fier, il convient de vérifier les formalités locales, l’enregistrement, la notarisation et l’éventuelle application des règles de l’OHADA. La propriété foncière est principalement établie au moyen de l’immatriculation, du livre foncier et d’un titre foncier. La Conservation de la Propriété Foncière et des Hypothèques inscrit les droits et les charges. Le cadre de la réforme en vigueur comprend l’Ordonnance 0006/PR/2026, et le Guichet Unique de la Propriété Foncière fonctionne comme service destiné aux usagers depuis le Décret 00114/PR/2026. Une transaction foncière peut nécessiter un levé topographique, une immatriculation, une publicité foncière, un enregistrement et le paiement de taxes. Le délai dépend du dossier et de l’autorité compétente. Le passage des dispositifs antérieurs de 1963 et 2012 au cadre de 2026 doit être vérifié au cas par cas. Les affaires familiales comprennent le mariage civil, la filiation, la tutelle, l’adoption, la pension alimentaire et le divorce. Lors du mariage, le couple choisit la monogamie ou la polygamie ainsi qu’un régime matrimonial selon les règles applicables. Le divorce est traité par un tribunal et une conciliation précède la procédure ; le délai de citation est d’au moins huit jours. En règle générale, un jugement ou une décision ne produit d’effet à l’égard des tiers qu’après sa transcription dans les registres d’état civil concernés. Des arrangements traditionnels ou familiaux peuvent coexister avec le droit formel, mais leur effet juridique dépend des faits et du document ou de l’autorité en cause. Une succession s’ouvre au décès ou après la retranscription de la déclaration de décès. Le tribunal compétent peut ordonner des mesures conservatoires, telles que l’interdiction d’expulser ou de déposséder, la pose de scellés ou la mise sous séquestre. Le dossier de succession peut nécessiter des actes d’état civil, un acte de notoriété et, selon le cas, l’intervention d’un notaire ou d’un mandataire. La compétence dépend généralement du dernier domicile du défunt ou du lieu où se trouve la partie principale de la succession. Les héritiers légaux comprennent les descendants, le conjoint survivant ou les conjoints survivants et les parents. Le conjoint survivant bénéficie de l’usufruit d’un quart de la succession, sous réserve des règles applicables. Les biens communs peuvent devoir être liquidés avant le partage de la succession. Les règles de dévolution légale et familiale, notamment celles relatives au conseil de famille, influent sur la procédure ; un mandataire peut devoir être désigné dans un délai d’un mois si aucun conseil de famille n’est constitué. En règle générale, les héritiers répondent des dettes de la succession, et la part réservataire des descendants est d’au moins la moitié. Les délais judiciaires applicables et leur mise en œuvre doivent être vérifiés pour chaque succession. La responsabilité civile peut découler d’un contrat ou d’un fait dommageable. Les demandes pertinentes peuvent aussi porter sur l’enrichissement sans cause, le paiement de l’indu et la gestion d’affaires, tandis que l’abus de droit peut engager la responsabilité. En règle générale, le demandeur doit établir le préjudice, le lien de causalité et présenter des éléments de preuve. La loi applicable peut être celle du lieu où le fait dommageable s’est produit, et la prescription dépend de la demande et des circonstances. Les infractions pénales ne relèvent pas de ce sujet, même si un comportement ayant également des conséquences pénales peut donner lieu à une demande civile d’indemnisation. L’ordre judiciaire comprend la Cour de Cassation, cinq Cours d’Appel judiciaires à Libreville, Port-Gentil, Franceville, Mouila et Oyem, ainsi que les Tribunaux judiciaires. Le Tribunal de Première Instance de la province concernée connaît généralement des demandes civiles en première instance. La Cour d’Appel connaît des recours, et la Cour de Cassation est la juridiction civile suprême. Le Code de procédure civile en vigueur est fondé sur l’Ordonnance 1/77. Un nouveau projet d’environ 800 pages a été déposé le 11 août 2026, mais n’est pas encore une loi. L’accès à la procédure peut nécessiter de s’adresser au Greffe, de recourir à un avocat inscrit au Barreau National et de faire appel à un Huissier. L’assistance judiciaire peut couvrir tout ou partie des frais de justice, d’avocat et d’Huissier des personnes disposant de moyens insuffisants. Les frais de justice, les délais et la durée totale ne sont pas uniformes dans le pays et dépendent de l’affaire, du tribunal et des recours. Les modes alternatifs de règlement des différends et les modes traditionnels sont reconnus dans le cadre constitutionnel du 19 décembre 2024. L’Acte uniforme de l’OHADA relatif à la médiation s’applique depuis le 15 mars 2018. La médiation est volontaire, confidentielle et impartiale, et un accord peut devenir exécutoire selon la procédure applicable. La médiation de l’OHADA concerne principalement les litiges commerciaux et les différends entre entreprises ; la force exécutoire d’un accord traditionnel peut différer selon sa documentation et la manière dont le tribunal le traite. Le recouvrement des créances et les sûretés peuvent relever des règles de l’OHADA et faire intervenir les tribunaux locaux, les Greffes et les Huissiers. L’AUVE de l’OHADA du 17 octobre 2023 s’applique depuis le 16 février 2024 et prévoit notamment l’injonction de payer, l’injonction de délivrer ou de restituer, la saisie-attribution, la saisie-vente et la saisie immobilière. L’AUDS de l’OHADA couvre les sûretés, notamment le cautionnement, les garanties autonomes, la rétention, le gage, le nantissement et l’hypothèque. L’exécution peut entraîner des frais de justice, de signification, d’exécution et d’avocat, et sa durée dépend fortement du dossier et des actifs disponibles.
Droit civil au Gabon
Au Gabon, le droit civil régit les relations juridiques entre les particuliers et les organisations, notamment les contrats, les biens, l’état des personnes, les successions, la responsabilité, les procédures civiles et l’exécution. Son principal cadre est le Code civil. Les règles de l’OHADA s’appliquent également aux affaires commerciales et au recouvrement des créances dans leur champ d’application. Les titres fonciers, le mariage et les successions dépendent souvent de l’enregistrement, de la compétence des tribunaux et des pièces justificatives, tandis que les coûts et les délais varient selon la procédure.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

