Les autorités locales emploient notamment les termes enfance (Niñez), adolescence (Adolescencia), mineurs (menores de edad) et troisième âge (tercera edad). Le ministère des Affaires sociales et de l’Égalité des genres (Ministerio de Asuntos Sociales e Igualdad de Género, MINASIG) coordonne l’aide sociale, la protection de l’enfance et les programmes destinés aux personnes handicapées et aux personnes âgées. D’autres responsabilités relèvent du ministère de l’Éducation, des Sciences, de la Jeunesse et des Sports, du ministère de la Jeunesse et des Sports, du ministère du Travail, de l’INSESO, du ministère de la Justice, du ministère public (Fiscalía), du ministère de l’Intérieur et des autorités locales. Il n’existe pas de service unique couvrant toutes les étapes de la vie : l’accès dépend donc largement de la situation, du statut d’assurance, de l’âge et de l’institution compétente. Le Registre social unifié (Registro Único Social) vise à regrouper les données sociales des ménages. Une mise à jour fondée sur l’enquête auprès des ménages de 2024 était prévue. À la naissance, l’un des parents doit déclarer l’enfant à l’état civil (Registro Civil), à la mairie ou dans un centre provincial d’enregistrement des naissances. La déclaration est légalement obligatoire, doit en principe être faite dans les 30 jours et est gratuite ; l’acte de naissance est toutefois payant et une déclaration tardive peut entraîner une amende. Le traitement prend environ une semaine à un mois et se fait principalement sur papier. L’acte de naissance est nécessaire notamment pour obtenir une pièce d’identité, aller à l’école, régler une succession et accéder à l’aide sociale. Pour déclarer un décès, le bureau compétent demande un certificat médical de décès, une pièce d’identité ainsi que des renseignements sur la date du décès et l’âge de la personne. L’acte de décès peut être nécessaire pour une succession, une pension ou des prestations de survivant. Pour les enfants de moins de cinq ans, les données comparatives disponibles indiquent qu’ils représentent 14 % de la population, avec 49 964 naissances par an et un taux de mortalité de 77 pour 1 000 naissances vivantes. En 2011, 54 % des naissances étaient enregistrées. Les données disponibles indiquent un taux de 176 naissances pour 1 000 adolescentes en 2010 et précisent qu’en 2011, 30 % des femmes âgées de 20 à 24 ans étaient mariées ou vivaient en couple avant leur 18e anniversaire. Les données comparables actuelles sur le travail des enfants, les châtiments violents et le développement sont limitées. Le décret de 2023 protège les mineurs contre la violence, l’intimidation, les abus sexuels et l’exploitation. En règle générale, les mineurs ne peuvent pas se trouver hors du domicile ou dans des lieux publics après 22 heures sans parent ou tuteur, sauf motif justifié. La cohabitation non supervisée de mineurs et leur exploitation dans des bars, des magasins, la vente ambulante ou des stations de lavage automobile sont interdites. Le MINASIG, l’administration de l’Intérieur, les services de l’éducation, de la justice et de la sécurité, le ministère public et les autorités chargées de la jeunesse participent à la protection et à l’application de ces règles. Les effectifs chargés de recevoir les signalements, d’orienter les personnes et d’apporter un soutien psychosocial sont encore en cours de renforcement ; l’existence d’un numéro central d’urgence ou d’un guichet unique à l’échelle nationale n’a pas été démontrée publiquement. Les cas de violence ou d’exploitation doivent donc être signalés aux autorités compétentes et au MINASIG. Les adolescents accèdent généralement à l’étape suivante de la vie par l’école, la formation professionnelle (formación profesional) et le travail. Les responsabilités se recoupent entre le ministère de l’Éducation et celui de la Jeunesse et des Sports. U-Report propose aux jeunes des échanges gratuits et anonymes ainsi que des possibilités de participation ; en 2023, l’UNICEF a touché environ 73 000 personnes par ce canal et des canaux connexes et a travaillé avec 20 jeunes à la création de récits numériques. Les dépenses d’éducation représentaient 0,9 % du produit intérieur brut en 2022. L’accès s’est élargi, mais reste inférieur à celui de pays ayant des niveaux de revenus similaires. Le PNEF et l’INFEGE proposé ont été soumis à approbation le 4 septembre 2026 ; leur création, les conditions d’accès, les coûts et les délais de traitement n’étaient pas encore confirmés. Aucun placement automatique dans un emploi n’est documenté. Le passage à l’emploi est régi par la loi générale sur le travail n° 4/2021, modifiée par la loi n° 6/2026. L’assurance sociale est administrée par l’institution de sécurité sociale (INSESO). Une personne assurée peut recevoir une prestation de maternité si elle présente un certificat médical et justifie d’au moins douze mois de cotisations. La prestation dure douze semaines, six avant et six après la date prévue de l’accouchement, et représente 75 % du salaire de référence. Si la personne a cotisé moins de douze mois, un paiement unique équivalant à deux salaires mensuels est prévu à la place. Aucune prestation parentale générale non contributive n’est documentée. L’âge minimum du mariage est de 18 ans pour les deux sexes ; la déclaration et le certificat de mariage sont payants, et aucun délai fixe de déclaration n’est précisé. L’espérance de vie à la naissance était estimée à 62,2 ans en 2019, avec 17,6 années supplémentaires attendues à partir de 60 ans. Selon les règles générales en vigueur au 1er juillet 2022, l’âge de la retraite contributive est de 60 ans pour les femmes et les hommes ; l’activité professionnelle doit cesser. Il faut avoir cotisé au moins 120 mois, dont 60 au cours des dix dernières années. La couverture concerne notamment les salariés du secteur public, les fonctionnaires et les militaires. Les travailleurs indépendants peuvent s’assurer volontairement s’ils remplissent les conditions applicables. Les règles de pension devraient être réexaminées après la réforme de 2026, car les nouvelles dispositions d’application n’étaient pas encore entièrement publiques. Les aides liées aux besoins d’assistance sont largement fragmentées. Le MINASIG coordonne la protection, l’aide, les programmes destinés aux personnes handicapées et les établissements d’hébergement et de soins pour les personnes âgées. L’INSESO verse une allocation pour assistance constante uniquement en complément d’une pension contributive d’invalidité ou d’incapacité permanente. Selon les règles disponibles, l’accès général à une prestation d’invalidité exige habituellement une perte totale de la capacité de travail et 60 mois de cotisations. Aucune prestation générale d’assistance, évaluation uniforme des besoins à l’échelle nationale, ni tarification publique ou délai de traitement n’est documenté. Des crises peuvent survenir à différentes étapes de la vie. Si une personne bénéficiaire d’une pension ou assurée ayant cotisé au moins 60 mois décède, une pension de survivant peut être envisagée. Pour les orphelins, les limites d’âge sont fixées à moins de 14 ans, ou à moins de 18 ans s’ils sont scolarisés ; aucune limite d’âge ne s’applique en cas de handicap. Une allocation funéraire est également prévue en cas de décès d’une personne assurée ou bénéficiaire d’une pension de vieillesse ou d’invalidité. La loi sur la protection sociale n° 5/2026 comporte 25 articles, mais au 7 septembre 2026, le catalogue des prestations, leur portée, les démarches, les coûts et les délais de traitement n’avaient pas encore été clarifiés de manière concluante auprès du public.
Les étapes de la vie en Guinée équatoriale
L’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse s’accompagnent de droits et de formes d’aide différents en Guinée équatoriale. Les responsabilités sont réparties entre les autorités, les écoles, l’INSESO et les organismes locaux. Une naissance, un emploi, la retraite ou une situation de crise peut nécessiter des justificatifs, des prestations ou une protection, selon le cas.
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