En créole haïtien, zanmi signifie « ami » et zanmitay, « amitié ». On emploie aussi amitye, lamitye et le mot français amitié. Les amitiés peuvent se nouer à l’école, à l’université, au travail, dans le quartier ou par l’intermédiaire du voisinage et de la famille, dans les églises et autres groupes confessionnels, autour du football et d’autres sports, dans des groupes de jeunes, des organisations communautaires, par SMS et sur les réseaux sociaux. U-Report Haïti permet aux jeunes de participer gratuitement par SMS et sur les réseaux sociaux, mais ce n’est pas un service de mise en relation amicale. Une amitié repose généralement sur des contacts personnels ou numériques réguliers, un soutien mutuel, des activités partagées, des jeux, du sport ou la participation à un groupe. Haïti ne dispose pas d’équivalent officiel direct d’un registre des amitiés, d’un statut officiel, d’une autorité responsable ou d’une prestation réservée à l’amitié. Une association officielle, un comité de jeunes ou un groupe communautaire peut offrir un cadre organisé aux rencontres, mais ne crée pas de statut juridique d’amitié. Le MAST s’occupe des associations privées et des œuvres sociales officielles, le MICT peut reconnaître l’utilité publique, le MJSAC et le MENFP sont concernés dans les contextes scolaires et ceux de la jeunesse, et l’IBESR est chargé de la protection de l’enfance et des services connexes. Les espaces adaptés aux enfants gérés par l’UNICEF, l’IBESR et leurs partenaires peuvent proposer du sport, des arts, des jeux de groupe et un soutien psychosocial. En 2025, six de ces espaces ont accueilli plus de 3 640 enfants et leurs activités auraient touché plus de 11 380 enfants et adultes. L’accès dépend du projet, de l’âge, des conditions de protection et du lieu ; il n’existe pas d’offre nationale uniforme. La procédure de création d’une association officielle peut exiger un acte constitutif, des statuts, l’intervention d’un notaire, une carte d’identification nationale (CIN) ou un identifiant fiscal, un justificatif lié au MAST, un casier judiciaire et les rapports financiers des deux exercices fiscaux précédents. Les recherches disponibles ne précisent ni le coût ni le délai de traitement ; ces exigences concernent la création d’une association, et non l’amitié. Les personnes peuvent mettre en pause ou terminer une amitié sans procédure d’enregistrement, préavis, dissolution ni obligation juridique automatique. Une discussion directe permet généralement de clarifier une prise de distance ou un désaccord ; un dialogue communautaire ou une médiation peut aider si un service de ce type existe. Les violences ou les abus appellent une autre réponse : contactez l’IBESR et les services de protection de l’enfance, la Police Nationale d’Haïti ou les tribunaux. La Constitution et les documents relatifs aux droits humains reconnaissent la confidentialité de la correspondance, la liberté d’expression, la réunion pacifique et la liberté d’association, mais ne garantissent pas un droit opposable à avoir un ami. Pour une réunion publique, la règle juridique rapportée impose une notification préalable à la police au moins 48 heures avant ; cela ne transforme pas une amitié privée en activité enregistrée. La violence, les routes bloquées, les déplacements massifs de population et les interruptions de services peuvent compliquer les contacts et les déplacements. Les rapports des Nations unies pour 2025 et 2026 estiment à environ 1,4 million le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays, dans des conditions qui varient fortement selon les départements et les communes. Les lieux de rencontre sûrs dépendent donc du projet et de l’endroit précis. Aucune estimation nationale fiable de la prévalence de l’amitié n’a été établie.
L’amitié en Haïti
En Haïti, l’amitié est une relation personnelle, non romantique, librement choisie et entretenue par des contacts réguliers et un soutien mutuel. Elle n’a ni statut officiel, ni registre, ni prestation publique propre ; les personnes nouent, entretiennent, mettent en pause ou terminent donc leurs amitiés de manière informelle. L’école, le travail, la vie de quartier, les communautés religieuses, le sport, les groupes de jeunes, les organisations communautaires et les contacts numériques permettent de faire des rencontres ; la sécurité et la mobilité varient selon les départements et les communes.
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