Au Honduras, les risques courants comprennent les homicides, les vols à main armée, les vols commis à moto contre des piétons, le vol de véhicules, la surveillance des distributeurs automatiques, la criminalité liée aux gangs et à la drogue, les violences domestiques et sexuelles, les enlèvements, l’extorsion, la traite des êtres humains, les fraudes en ligne et par téléphone, le piratage de comptes WhatsApp ainsi que les escroqueries sentimentales ou au paiement. En 2025, l’Observatoire national de la violence de l’UNAH, la Police nationale, la médecine légale et le Registre national des personnes ont recensé 2 633 homicides, soit 26,2 pour 100 000 habitants. Les chiffres préliminaires de janvier à juin 2026 faisaient état de 1 236 homicides et projetaient un taux annuel de 24,6 pour 100 000 habitants ; les statistiques policières restent soumises à une validation interinstitutionnelle en cours. Ces chiffres nationaux ne déterminent pas le risque dans une municipalité donnée. Un état des lieux de la police daté du 3 août 2026 recensait 172 homicides dans le Distrito Central, 99 à San Pedro Sula, 44 à El Progreso, 42 à La Ceiba et 38 à Comayagua. La côte nord et les régions centrales nécessitent une évaluation locale particulière. Le département de Gracias a Dios présente des difficultés supplémentaires, car la violence s’ajoute à la faiblesse des infrastructures et à la présence limitée des services de sécurité publique. Les conditions locales peuvent évoluer rapidement ; un chiffre à l’échelle d’un département ne remplace donc pas une vérification récente à l’échelle municipale. En cas de danger immédiat, de violence, de présence d’armes ou de danger pour un enfant, appelez le 911. La ligne nationale d’urgence, gratuite, coordonne la police, les ambulances et d’autres formes d’assistance. Un signalement peut être fait oralement ou par écrit dans un poste de police ou une Jefatura, par le 911 ou auprès du Módulo de Recepción de Denuncias (MRD) du Ministerio Público. Le MRD effectue une première vérification et transmet le signalement à la Fiscalía compétente le jour même ou, au plus tard, le jour ouvrable suivant, conformément à ses règles. Communiquez les faits essentiels de manière véridique et conservez les messages, photos, données de compte, documents médicaux et autres preuves dans leur forme originale. Aucun délai général d’enquête ou de clôture n’est fixé pour l’ensemble des signalements, et il ne faut pas présumer que les frais de signalement auprès du MRD ou du Ministerio Público sont supprimés. L’extorsion exige une réponse axée sur la sécurité. Appelez gratuitement le 143 pour obtenir une aide anonyme et confidentielle à tout moment, et appelez aussi le 911 si le danger est immédiat. Ne négociez pas avec l’extorqueur, ne le payez pas et ne convenez pas d’un rendez-vous en personne. Conservez les appels, messages, numéros de téléphone, coordonnées de compte et instructions de paiement. Si de l’argent a déjà été transféré, contactez immédiatement la banque pour demander le blocage de la transaction et conserver sa trace. La DIPAMPCO et la DAET traitent les affaires liées aux gangs, à la criminalité organisée et à l’extorsion ; au sein du Ministerio Público, la FESCCO s’occupe de la criminalité organisée. En cas de violence domestique, la ligne gratuite et confidentielle 114 Mujer Vivir Sin Miedo fonctionne 24 heures sur 24 ; le 911 reste disponible en cas de danger immédiat. La victime, un membre de sa famille, un ami ou une autre personne peut signaler les violences. La police, le Ministerio Público et le tribunal compétent peuvent ordonner des mesures telles que l’éloignement du domicile commun, des restrictions de contact ou de proximité, la mise sous séquestre des armes et un hébergement sûr. Le Poder Judicial indique qu’une audience peut avoir lieu dans les 24 heures. Le MAIE apporte un soutien juridique, psychologique, social et médico-légal ; son service téléphonique publié est joignable au 2221-3534 de 08 h 00 à 16 h 00 les jours ouvrables, et son service mobile aide les communautés difficiles d’accès. Les enfants et les adolescents peuvent être orientés vers la SENAF, le service national de protection de l’enfance et de la famille, et le SIGADENAH. Les documents de la SENAF indiquent le 110 pour les signalements ; le 911 s’applique en cas de danger immédiat. La Fiscalía Especial de la Niñez, le MAIE, l’ATIC, la médecine légale et le Programme de protection des témoins peuvent coordonner les réponses aux violences sexuelles. L’accès aux bureaux régionaux de la SENAF et aux structures municipales est inégal ; le Honduras ne dispose pas d’une institution directement équivalente au Jugendamt allemand. En cas d’infraction numérique, ne communiquez pas de mot de passe, code PIN, code SMS ou code de vérification, et ne suivez pas les liens ni les consignes pressantes d’un expéditeur inconnu. Changez immédiatement les mots de passe de vos comptes, prévenez la banque ou l’opérateur téléphonique si nécessaire et sauvegardez les captures d’écran, numéros, liens et données de transaction. Les signalements peuvent être adressés à la police, à la DPI, au MRD ou au Ministerio Público. L’UICDI et INTERPOL, ainsi que la FE-PROSI, traitent les enquêtes techniques et les affaires pertinentes de cybercriminalité, mais aucune plateforme nationale unique de signalement en ligne n’est établie de manière fiable. La traite des êtres humains peut être signalée au numéro national gratuit 145, qui fournit un service de signalement et une aide initiale. La CICESCT coordonne l’action interinstitutionnelle et la FESCCO enquête sur les structures organisées. Ne confrontez pas les personnes soupçonnées de traite et ne tentez pas de mener vous-même une opération de sauvetage. Un témoin peut demander son admission officielle au Programme de protection des témoins si sa participation effective à une affaire et un risque avéré justifient une protection ; l’admission n’est pas automatique et la protection peut s’étendre à un conjoint, un partenaire, un membre de la famille ou une autre personne proche exposée au danger. La Defensa Pública propose une représentation juridique gratuite aux personnes disposant de ressources insuffisantes et indique compter 35 sites offrant une disponibilité continue. Les précautions quotidiennes réduisent l’exposition au risque sans garantir la sécurité. Gardez bijoux, argent liquide et téléphones hors de vue, surveillez les alentours des distributeurs automatiques, ne résistez pas physiquement en cas de vol et ne laissez pas entrer des inconnus dans votre hébergement. Évitez les trajets interurbains après la tombée de la nuit, sauf si le trajet précis a fait l’objet d’une évaluation des risques. À Tegucigalpa et à San Pedro Sula, les itinéraires à pied nécessitent de tenir compte à la fois de la criminalité et de la circulation. Communiquez votre itinéraire ou votre position à une personne de confiance, évitez les manifestations et les rassemblements denses lorsque la situation locale est tendue, et considérez comme des risques possibles de faux services ou d’enlèvement les contacts de rencontre ou les offres de services qui proposent un rendez-vous dans un lieu isolé.
Criminalité au Honduras
La criminalité au Honduras comprend les infractions violentes, les vols à main armée, l’extorsion, les enlèvements, les violences sexuelles, la traite, les vols, les fraudes et les escroqueries numériques. Les risques varient fortement selon les départements et les municipalités ; le département de Gracias a Dios est particulièrement difficile en raison de la violence, des infrastructures limitées et de la présence restreinte de l’État et de la police. Le Honduras dispose de dispositifs officiels d’urgence, de signalement et de soutien aux victimes, mais leur accès pratique dépend de la distance, des infrastructures, de la langue et de la confiance.
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