Les rencontres et fréquentations en Jamaïque sont principalement informelles. L’expression « union de fait » désigne des partenaires qui partagent un logement sans mariage légal, tandis que le STATIN recense séparément les unions avec résidence alternée ; ces deux situations ne doivent pas être considérées automatiquement comme identiques. Les partenaires doivent généralement clarifier leurs attentes concernant l’exclusivité, la communication, l’intimité, les dépenses du ménage, l’argent, la vie privée et les conflits. Le consentement doit être donné librement et demeure essentiel tout au long de l’intimité ; la coercition et la violence sont des problèmes distincts. Le mariage légal suit une procédure officielle impliquant une licence ministérielle, un officier de mariage agréé et un enregistrement auprès du Registrar General’s Department (RGD) et de la National Identification and Registration Authority (NIRA). En règle générale, il faut avoir au moins 18 ans pour se marier. Les directives du ministère de la Justice permettent aux personnes de 16 et 17 ans de se marier uniquement avec le consentement d’un parent ou d’un tuteur. La réservation d’un mariage auprès du RGD peut nécessiter un acte de naissance, d’adoption ou de naturalisation, une pièce d’identité valide, la preuve de la dissolution ou du décès mettant fin à un mariage précédent et deux témoins âgés d’au moins 18 ans. Le droit de timbre indiqué pour une licence ministérielle est de 4 000 JMD, et une recherche de mariage auprès du RGD prend environ cinq jours ouvrables ; vérifiez les frais et délais au moment de la demande. Les services de santé sexuelle et reproductive sont proposés par le ministère de la Santé et du Bien-être (MOHW), les services nationaux de planification familiale, les centres de santé publique, les cliniques, les hôpitaux et les prestataires privés. Ils peuvent inclure la contraception, les conseils en planification familiale, les consultations en santé sexuelle, le dépistage et le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST) et du VIH. Selon les directives du MOHW, les soins liés aux IST sont confidentiels. La loi sur les infractions sexuelles érige en infraction pénale les rapports sexuels avec une personne de moins de 16 ans. La loi jamaïcaine considère également comme enfant toute personne de moins de 18 ans ; les exceptions et règles concernant une relation d’autorité ou de responsabilité nécessitent un avis juridique adapté au cas. La loi sur la violence domestique et sa modification de 2023 prévoient des mesures de protection contre la violence entre partenaires intimes. Une ordonnance de protection peut interdire les contacts, l’accès à un lieu, le harcèlement ou les dégradations de biens. Une ordonnance d’occupation peut contribuer à garantir l’usage d’un domicile commun. La demande peut passer par le Parish Court ou le tribunal du Resident Magistrate, et les centres d’intervention contre la violence domestique de la Jamaica Constabulary Force (JCF) peuvent apporter leur aide. Les urgences policières sont joignables au 119. Les services aux victimes du ministère de la Justice peuvent proposer des consultations, des interventions de crise, une évaluation de la violence entre partenaires intimes, des orientations et un accompagnement au tribunal. Une enquête sur la santé des femmes menée en 2016 par le STATIN et ONU Femmes a fait état, parmi les femmes ayant déjà eu un partenaire, de violences physiques au cours de la vie pour 25,2 %, de violences sexuelles pour 7,7 % et de violences physiques ou sexuelles pour 27,8 % ; 7,0 % ont déclaré des violences physiques ou sexuelles actuelles. Ces résultats datés ne constituent pas une estimation nationale actuelle. La fin d’une union de fait n’entraîne pas automatiquement un divorce. Après un mariage, les procédures de divorce, d’annulation et les procédures connexes passent par le greffe des affaires matrimoniales de la Cour suprême et peuvent comporter un décret nisi, suivi d’un décret absolu qui rend le divorce définitif. Les délais et coûts dépendent de l’affaire et des formalités de service. Les biens, la pension alimentaire et les arrangements concernant les enfants peuvent avoir des conséquences juridiques distinctes. Il n’existe pas en Jamaïque d’autorité générale dédiée à l’enregistrement, aux consultations ou à la médiation des relations ; l’aide officielle dépend donc de la question précise et du service compétent.
Relations amoureuses en Jamaïque
En Jamaïque, les relations amoureuses vont des rencontres et fréquentations informelles à la vie commune, aux unions de fait et au mariage légal. Une union de fait désigne une vie commune sans mariage légal. Les partenaires prennent des décisions concernant le consentement, l’intimité, la santé, la communication, l’argent, la fidélité et la sécurité ; aucune autorité générale n’enregistre ni ne gère les relations ordinaires. Le mariage, les soins de santé, la protection contre la violence et la séparation relèvent de services officiels différents.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

