Le Ministry of Health & Wellness (MOHW) définit les politiques et les normes et assure la supervision. Quatre Regional Health Authorities (RHA) organisent les soins publics : la South East RHA couvre Kingston, St. Thomas et St. Catherine ; la Southern RHA couvre Clarendon, Manchester et St. Elizabeth ; la Western RHA couvre Westmoreland, Trelawny, St. James et Hanover ; et la North East RHA couvre St. Mary, Portland et St. Ann. Le réseau public comprend environ 316 Health Centres et 24 hôpitaux, dont 18 hôpitaux généraux et 6 hôpitaux spécialisés, avec environ 4 802 lits. Le secteur public assure plus de 95 % des soins hospitaliers en Jamaïque. Les soins courants commencent généralement dans un Health Centre ou auprès d’un médecin généraliste. Ces prestataires peuvent assurer la prévention, les services de santé et de développement de l’enfant, la vaccination, les soins prénatals et postnatals, la planification familiale, le dépistage et le traitement des maladies non transmissibles, du VIH, des infections sexuellement transmissibles (IST) et de la tuberculose (TB), le soutien psychologique et certains soins à domicile. Un prestataire peut orienter le patient vers un hôpital, un spécialiste, un laboratoire ou un service plus avancé. Les cas complexes peuvent nécessiter des soins tertiaires. Les médecins généralistes privés, les spécialistes, les laboratoires et les cliniques complètent le parcours public, mais leur disponibilité, leurs tarifs et les modalités de rendez-vous diffèrent. Dans le cadre de la politique destinée aux patients du secteur public, les services publics ne facturent pas de frais aux usagers. Les patients privés, les assurés et les non-résidents peuvent être facturés selon le tarif applicable. Les examens diagnostiques privés et les médicaments peuvent aussi exiger un paiement direct. Les rendez-vous, les horaires d’ouverture, les temps d’attente, les procédures d’orientation et les équipements disponibles dépendent de l’établissement et de la RHA responsable ; il faut donc vérifier les modalités actuelles auprès du centre de santé ou de l’hôpital choisi. La carte du National Health Fund (NHF), appelée NHFCard, aide les résidents à payer les médicaments correspondant à 28 maladies chroniques couvertes. Un médecin doit certifier la maladie et le demandeur doit disposer d’un Taxpayer Registration Number (TRN). La carte accorde une subvention fixe : le patient peut donc devoir payer le solde. Les enfants de moins de 19 ans bénéficient d’une subvention doublée. Drug Serv fournit des médicaments dans des points de vente publics répartis sur 106 sites et propose des renouvellements planifiés ainsi que le service Quick Prescript. Lorsque la procédure requise est complète, la NHFCard peut généralement être retirée dans un NHFCard Centre en une quinzaine de minutes. Le programme JADEP aide les résidents de 60 ans et plus pour 10 maladies chroniques ; chaque médicament coûte 40 J$, avec un plafond de 240 J$ à partir de six médicaments. Le programme national jamaïcain Expanded Programme on Immunization (EPI) utilise le Child Health and Development Passport ou une carte de vaccination pour consigner les doses. Le calendrier habituel commence à la naissance par le BCG et le vaccin contre l’hépatite B. Il se poursuit à 6 semaines, 3 mois et 6 mois par des associations comprenant les vaccins pentavalents, contre Hib, l’hépatite B et la poliomyélite, puis inclut les vaccins ROR, contre la polio et DPT ou DT à 12 et 18 mois. Un rappel est administré entre 4 et 6 ans, et le programme couvre la vaccination contre le HPV de 9 à 26 ans. En vertu de la règle nationale, les enfants de moins de 7 ans doivent être suffisamment vaccinés pour être admis à l’école. En cas de dose manquée, un calendrier de rattrapage est normalement prévu ; la série vaccinale ne recommence pas. Les maladies non transmissibles sont répandues. La stratégie sanitaire jamaïcaine indique qu’environ une personne sur trois souffre d’hypertension, une sur huit de diabète et près d’une sur deux est en surpoids ou obèse. Le dépistage précoce, un traitement régulier et un suivi à long terme dans les soins primaires et à l’hôpital contribuent à leur prise en charge. Les symptômes de la dengue doivent être évalués dans un Health Centre ou par un médecin. Le repos, les liquides et le paracétamol soulagent les symptômes. L’aspirine, l’ibuprofène et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent accroître le risque de saignement et doivent être évités si une dengue est suspectée. De fortes douleurs abdominales, des vomissements persistants, des saignements, des difficultés respiratoires ou une somnolence inhabituelle nécessitent une prise en charge immédiate au service des urgences Accident & Emergency (A&E) ou un appel aux secours. La protection contre les moustiques peut inclure le DEET, l’IR3535 ou l’icaridine, les moustiquaires et l’élimination de l’eau stagnante. Le National HIV/STI/TB Programme organise le dépistage et le suivi. Les tests peuvent être proposés dans un Health Centre, un hôpital, un laboratoire privé ou le cabinet d’un médecin ; le centre de dépistage doit préciser la date des résultats et celle de tout test de suivi. Les services de santé mentale comprennent des soins communautaires, le repérage précoce, le traitement et la réadaptation par l’intermédiaire du MOHW Mental Health Unit. Le Bellevue Hospital propose des soins spécialisés en santé mentale. La ligne d’assistance en santé mentale est le 888-NEW-LIFE (639-5433). Le MOHW est joignable au 876-633-8172 ou au 876-633-7771 du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h. En cas d’urgence vitale, appelez le 110 pour une ambulance ou les pompiers, ou rendez-vous directement au service A&E. Les services médicaux préhospitaliers mobilisent le MOHW Emergency Medical Services et la Jamaica Fire Brigade, dont six casernes assurent la couverture. En cas de suspicion d’empoisonnement, appelez le Caribbean Poison Information Network au 876-977-7777 ou au 888-POISONS. Les patients ont droit à des soins adaptés, à l’information, à la participation, à la confidentialité, au respect de leur vie privée et de leur dignité, à des soins sûrs dispensés par des professionnels qualifiés, au consentement éclairé ou au refus des soins, ainsi qu’au traitement des plaintes. Ils doivent communiquer avec exactitude leurs antécédents médicaux et leurs médicaments, suivre les consignes thérapeutiques, se présenter aux rendez-vous convenus, apporter les documents utiles et se comporter avec respect. Une plainte peut être adressée d’abord au service Patient Affairs d’un Health Centre ou d’un hôpital, puis aux Parish Health Services, à la RHA compétente et à la division Standards and Regulation du MOHW. Une plainte écrite doit recevoir un accusé de réception dans un délai d’au moins 5 jours, et le délai cible annoncé pour l’enquête est de 180 jours au maximum. Un Medical Review Panel peut examiner les plaintes cliniques graves.
Soins de santé en Jamaïque
Le système de santé jamaïcain associe des centres de santé publics, des hôpitaux, des prestataires privés et des services communautaires. Le parcours habituel commence dans un centre de santé ou auprès d’un médecin généraliste, puis se poursuit à l’hôpital ou auprès d’un spécialiste si un examen, un traitement ou un suivi l’exige. Les services destinés aux patients du secteur public ne facturent pas de frais aux usagers, tandis que les soins privés, certains médicaments et les services destinés aux non-résidents suivent les tarifs applicables. Les urgences, la vaccination, le traitement des maladies chroniques, le soutien en santé mentale et la prévention sont assurés par différentes composantes du système.
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