La formation technique et professionnelle (Technical and Vocational Education and Training, TVET) désigne un apprentissage organisé qui développe des compétences professionnelles pratiques et les connaissances correspondantes. Au Libéria, elle comprend des apprentissages formels, des programmes publics en milieu de travail et des centres de formation ; des apprentissages artisanaux informels existent également en dehors du système du ministère de la Jeunesse et des Sports. Leur couverture nationale, leurs normes et leur reconnaissance actuelle ne sont pas documentées de manière cohérente. Le modèle légal formel d’apprentissage prévoit un contrat écrit entre l’employeur et l’apprenti. Si l’apprenti est mineur, un parent ou un tuteur cosigne le contrat. Celui-ci précise les conditions et la durée de la formation, est normalement établi en trois exemplaires et enregistré auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports (MYS). Des contrats associant plusieurs employeurs sont possibles. L’employeur fournit la formation professionnelle, les outils minimums nécessaires au travail et une personne responsable désignée. Dans ce modèle légal, la formation pratique et les cours d’instruction sont obligatoires ; la fréquentation d’une école technique ou d’un établissement agréé pendant les heures normales de travail s’applique lorsque les règles concernées l’exigent. L’apprenti doit apprendre le métier avec sérieux, suivre les instructions légales et assister régulièrement aux formations pratiques et aux cours d’instruction. Les horaires, les congés et les jours fériés suivent les règles du travail applicables ; les dispositions légales interdisent les heures supplémentaires des apprentis. Le barème légal de rémunération indique 45 % du taux journalier d’un travailleur qualifié la première année, 55 % la deuxième année et 75 % la troisième année ; l’application actuelle de ces taux n’a cependant pas été vérifiée de manière indépendante. Les éléments disponibles ne démontrent pas l’existence d’une allocation nationale actuelle ou d’un droit général à l’assurance pour les apprentis. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, par l’intermédiaire de son département de la formation technique et professionnelle, élabore, met en œuvre, supervise et contrôle les activités de TVET. Le ministère de l’Éducation façonne la politique éducative et soutient les activités TVET de Youth Rising. Le ministère du Travail gère les questions de droit du travail et la protection des travailleurs et des employeurs. Le droit libérien mentionne un National Council for Vocational and Technical Education and Training, un Agricultural and Industrial Training Bureau et un Apprenticeship and Trade Standards Committee. Leur fonctionnement autonome actuel n’est pas établi. Un projet de loi créant une commission TVET a été rejeté par veto en mars 2026 ; des discussions ultérieures sur le cadre ne font pas de cette commission une autorité de réglementation actuelle. Les possibilités publiques comprennent le Youth On-The-Job Training (YOJT), un programme non formel en milieu de travail destiné aux jeunes analphabètes qui ne sont ni scolarisés ni en formation. Sa durée indiquée est de 12 mois ; aucun frais n’est indiqué. Il nécessite un formulaire de renseignements personnels et propose des formations telles que la couture, la mécanique, la plomberie et la maçonnerie. Les centres publics cités dans les informations du MYS sont le Monrovia Vocational Training Center (MVTC), le Business Domestic Occupational Training Center (BDOTC), le Klay Agriculture & Vocational Training Center (KAVTC), le Tumutu Agriculture Vocational Training Center (TAVTC), le Youth Agriculture Training Center (YATC) et le Julijuah Vocational Training Center (JVTC). Le MVTC indique 13 domaines professionnels, le BDOTC est spécialisé dans l’hôtellerie — particulièrement pour les femmes et les filles défavorisées — et le YATC couvre l’élevage, les cultures, l’électricité, la menuiserie, la maçonnerie, la plomberie et le travail des métaux. Le KAVTC et le TAVTC se concentrent sur l’agriculture générale, et le JVTC indique la couture. Les détails publiés des programmes diffèrent. Le JVTC propose neuf mois de formation gratuite en couture aux personnes qui ne sont ni scolarisées ni en formation. Le programme agricole YATP propose 12 mois de formation gratuite en agriculture générale aux jeunes ayant terminé le secondaire. Le KAVTC propose neuf mois de formation gratuite en agriculture générale aux personnes qui ne sont ni scolarisées ni en formation et exige un formulaire de renseignements personnels. Le TAVTC propose neuf mois de formation en agriculture générale aux participants semi-alphabétisés, avec des frais de 2 500 LRD. Les informations du MYS mentionnent sept établissements TVET, mais n’en listent que six : le nombre publié ne doit donc pas être considéré comme un registre complet des organismes de formation nationaux. Les capacités actuelles, les dates limites et la couverture des comtés ne sont pas établies. Le cadre légal fixe l’âge minimum à 16 ans et prévoit des exigences scolaires propres aux métiers ; les conditions exactes dépendent de la profession. L’Apprenticeship and Trade Standards Committee est décrit comme responsable des examens, des normes professionnelles, des périodes de formation, de l’âge et du niveau scolaire minimums, des composantes scolaires, des ratios d’apprentis, des salaires et des conditions de travail. La formation s’achève par un test de compétence, et sa réussite donne droit à un certificat de compétence. Un report au test suivant peut être accordé après une maladie, une autre circonstance incontrôlable ou un premier échec ; selon le texte légal, un deuxième échec ne permet pas de nouveau report. L’accès actuel aux examens du comité et aux certificats n’a pas été vérifié de manière indépendante. Les litiges peuvent passer d’un Trade Advisory Committee à un recours devant l’Apprenticeship and Trade Standards Committee dans un délai de 50 jours. Ce dernier peut également approuver les transferts entre dispositifs. Les employeurs conservent les relevés de progression et les données statistiques ; le cadre légal prévoit des pouvoirs d’inspection des lieux de travail. La fin d’un apprentissage ne garantit pas un emploi chez l’employeur formateur, et l’apprenti n’est pas tenu d’y rester. L’objectif indiqué est de favoriser l’emploi, l’autonomie et l’entrepreneuriat, mais aucun résultat de placement n’est garanti et il n’existe pas de passage automatique à des études supérieures, à l’école ou à une formation continue. Youth Rising, avec le soutien de l’Union européenne, de l’ONUDI et de la Suède, contribue au développement des capacités TVET, à l’accès inclusif, à des offres adaptées au genre, à la couverture régionale et à l’inclusion des personnes handicapées. Le soutien d’un projet ou de donateurs ne crée pas un droit individuel à un financement. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir de façon fiable une durée uniforme d’apprentissage à l’échelle nationale, un portail d’admission unique, un cadre national de qualifications, un registre national des apprentissages, une équivalence universelle des certificats ou une couverture complète des prestataires par comté.
Apprentissage au Libéria
Au Libéria, l’apprentissage associe un modèle légal organisé par l’employeur à des programmes publics en milieu de travail ou dans des centres, mais il n’existe pas de système national unique couvrant tous les organismes. Le modèle formel associe formation pratique, cours d’instruction et test de compétence pour obtenir un certificat. L’accès, la durée, le coût et la reconnaissance dépendent du programme et du prestataire concernés.
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