La criminalité en Libye va du vol opportuniste et du vol à main armée au détournement de voiture, à l’enlèvement, au trafic de stupéfiants, au trafic d’armes, à la contrebande de carburant et à la traite des personnes. Les réseaux criminels peuvent être liés à des groupes armés, à la corruption, à la finance informelle ou à des activités transfrontalières. Les enlèvements peuvent impliquer des gangs criminels, des milices ou des groupes terroristes ; les risques de demande de rançon sont particulièrement signalés dans le sud. Les enlèvements, détentions arbitraires et extorsions touchent également les villes du littoral nord. Dans certaines situations, les personnes perçues comme riches ou étrangères peuvent être davantage ciblées. Les institutions officielles comprennent le ministère de l’Intérieur (وزارة الداخلية), la police locale, le Département des enquêtes criminelles (إدارة البحث الجنائي), la salle des opérations et le parquet (النيابة العامة). Un numéro d’urgence opérationnel annoncé comme disponible 24 heures sur 24, le 192, ainsi que des canaux directs ou WhatsApp peuvent recevoir des signalements ; leur disponibilité actuelle et leur capacité d’intervention concrète dépendent toutefois du lieu. Il est également possible de contacter le commissariat local le plus proche ou le parquet local compétent, notamment les services spécialisés dans les stupéfiants, la corruption ou la migration irrégulière. Le signalement par téléphone est officiellement gratuit, mais des frais de transport, de justice, de soins ou de relogement peuvent s’ajouter. Aucun délai national d’intervention ni barème de frais fiables n’a été établi. Le contact avec la police n’offre pas partout le même niveau de protection. Des groupes armés peuvent procéder à des contrôles, interroger ou détenir des personnes, ou assurer des fonctions de sécurité avec des niveaux de contrôle étatique variables. Des cas de détention arbitraire, de torture, de disparition forcée et de décès en détention ont été signalés. Il convient donc de déterminer si contacter une autorité donnée risque d’accroître le danger immédiat, surtout lorsque l’auteur présumé est lié à un groupe armé. L’accès à un avocat, à des soins médicaux ou à une assistance consulaire en détention ne peut être tenu pour acquis. L’aide aux victimes est inégale et aucun service indépendant national dont l’existence soit vérifiée ne propose un accompagnement complet équivalent à un système global de soutien aux victimes. L’aide aux victimes d’agression sexuelle est particulièrement limitée. Les femmes qui signalent des infractions sexuelles peuvent être accusées d’adultère, subir des représailles ou d’autres violences. Les victimes réfugiées ou migrantes peuvent faire face à des obstacles supplémentaires concernant la langue, les documents, la détention, l’exploitation et la crainte des autorités. Les agences des Nations unies et les organisations non gouvernementales peuvent orienter ou apporter une aide pratique dans certains cas, mais cela ne remplace pas un recours auprès de l’État et la disponibilité des services varie selon les lieux. La criminalité numérique comprend les escroqueries sentimentales sur internet, l’hameçonnage et les faux sites bancaires. L’Agence nationale pour la sécurité et la sûreté de l’information (NISSA) définit la politique de sécurité de l’information, tandis que LibyaCERT assure une fonction nationale de réponse aux incidents. Les unités chargées de la cybercriminalité et des crimes financiers peuvent orienter les dossiers vers le parquet. Conservez les messages, preuves de paiement, coordonnées de compte et adresses de sites web, et n’envoyez plus d’argent ni de mots de passe. Ne faites un signalement que par un canal dont l’authenticité peut être vérifiée. Les jeunes sont exposés à la violence, à l’exploitation et au recrutement. Le système de justice pour mineurs en Libye est affecté par la fragmentation politique et l’instabilité. Les programmes soutenus par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime comprennent des mesures de substitution à la détention, l’aide juridique, la réadaptation, Line Up! Live Up! et Strong Families. Deux centres pour mineurs à Tripoli ont été rénovés et plus de 120 détenus, dont 20 filles, ont bénéficié de services connexes. Ces programmes ne garantissent pas un accès uniforme dans l’ensemble du pays. Les précautions courantes consistent à se déplacer discrètement la nuit, à varier ses habitudes, à dissimuler les objets de valeur, à limiter la publication des projets de déplacement et l’exposition sur les réseaux sociaux, à avoir une pièce d’identité en cours de validité ou un passeport et à respecter les exigences locales applicables en matière d’autorisations et de douane. Évitez tout contact inutile avec les groupes armés et ne publiez pas d’images d’incidents de sécurité si cela risque de vous exposer ou d’exposer autrui. Informez des personnes de confiance sans publier vos déplacements précis. Les chiffres de la criminalité ne peuvent pas être comparés de manière fiable à l’échelle du pays, car il n’existe pas de série stable sur la prévalence nationale et les infractions sont probablement sous-déclarées, notamment les violences sexuelles, les sévices contre les personnes migrantes et les infractions liées à la détention. Les actes criminels doivent être distingués des conflits armés, du terrorisme et des munitions non explosées, qui relèvent de sujets de sécurité distincts, ainsi que des règles pénales relatives aux peines. Les escroqueries aux consommateurs relèvent du présent sujet lorsqu’il s’agit de prévention ou de signalement d’une infraction ; les recours ordinaires du droit de la consommation suivent une autre procédure.
Criminalité en Libye
La criminalité en Libye comprend les vols, les vols violents, les détournements de voiture, les enlèvements, la traite, les infractions liées aux stupéfiants, les escroqueries en ligne et les violences liées aux groupes armés. Les risques varient selon la ville et le quartier ; une exposition accrue a été signalée à Tripoli, Benghazi, dans le sud et le long de certains tronçons de la route côtière. La police et les services du parquet existent, mais l’accès, le contrôle de l’État et la qualité des interventions varient considérablement.
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