Les principales catégories pratiques sont l’enfance, l’adolescence et la jeunesse, l’âge adulte et la vie professionnelle, les responsabilités familiales, la vieillesse, le handicap ou la dépendance nécessitant des soins, les grandes transitions et les crises. Elles se chevauchent : un jeune peut quitter l’école pour travailler, un adulte peut devenir indépendant, un ménage peut avoir besoin d’aide après un cyclone et une personne âgée peut dépendre surtout des soins de sa famille ou de sa communauté. Les enfants de moins de 18 ans sont protégés par leurs parents et la famille élargie ; les autorités publiques interviennent lorsque la prise en charge familiale échoue ou qu’un enfant est victime de violence, d’exploitation ou de négligence. La naissance est enregistrée dans la commune où elle a eu lieu. L’enregistrement et le premier acte de naissance sont gratuits s’ils sont effectués dans les 12 mois ; des frais locaux peuvent s’appliquer aux copies ultérieures. L’acte de naissance est généralement nécessaire pour accéder à l’école et à d’autres démarches administratives. Un enfant peut saisir un Juge des Enfants et le signalement des mauvais traitements est obligatoire. Un placement temporaire ordonné par un tribunal dure généralement trois mois, peut être prolongé et atteindre une durée maximale de deux ans. Les transitions vers l’éducation et la jeunesse sont inégales selon les régions. Le parcours scolaire va généralement du préscolaire au primaire, puis au collège et au lycée, avec des options techniques ou professionnelles. La loi d’orientation de l’éducation 2023 prévoit la scolarité obligatoire du préscolaire jusqu’au premier cycle du secondaire. D’après les données nationales citées, environ 15 % des enfants participaient au préscolaire, environ 56 % achevaient le primaire et environ 27 % entraient dans le premier cycle du secondaire. Les programmes pour les jeunes peuvent proposer la formation continue, l’apprentissage qualifiant, des parcours diplômants ou qualifiants, la validation des acquis de l’expérience (VAE), le soutien au travail indépendant ou à l’entrepreneuriat. YouthConnekt donne accès en ligne à des informations sur l’emploi, la formation, les études et le soutien, tandis que les services régionaux du ministère de la Jeunesse et des Sports travaillent à la réinsertion socioéconomique. Les limites d’âge, les lieux et les appels en cours déterminent l’accès ; aucun programme ne garantit automatiquement une formation ou un emploi. L’âge minimum pour travailler est de 15 ans. Pourtant, environ 47 % des enfants de 5 à 17 ans étaient déclarés au travail, dont environ 32 % dans des travaux dangereux. L’interruption de la scolarité, le travail précoce, les unions ou la parentalité précoces, la distance et les pénuries régionales peuvent compliquer le passage des études à l’emploi. Les adultes peuvent être salariés, agriculteurs, travailleurs indépendants ou entrepreneurs. La formation technique, la qualification professionnelle, la VAE et les programmes de réinsertion peuvent aider à changer de métier, mais l’accès formel et la protection sociale varient selon le statut et l’historique des cotisations. La CNaPS est l’organisme de sécurité sociale couvrant les travailleurs admissibles du secteur privé par l’affiliation de l’employeur. Les employeurs doivent déclarer et cotiser pour les travailleurs couverts. Les prestations de la CNaPS ne constituent donc pas une protection universelle du revenu pour tous les adultes. Le congé de maternité dure 14 semaines pour les emplois couverts et une pause d’allaitement d’une heure par jour peut s’appliquer jusqu’aux 15 mois de l’enfant. Lorsque le dossier est complet, les prestations familiales de la CNaPS sont traitées sous 15 jours ouvrables et les demandes de retraite sous 90 jours ouvrables ; le service lui-même est gratuit. Le mariage est une transition encadrée par la loi. L’âge légal est de 18 ans pour tous les genres. Un mariage avant 18 ans exige un motif sérieux, une autorisation judiciaire et le consentement des parents et de l’enfant. L’enregistrement du mariage est obligatoire. La parentalité entraîne l’autorité parentale et des devoirs de prise en charge ; les autorités publiques peuvent intervenir si un enfant est en danger. Les actes d’enregistrement et les frais administratifs locaux peuvent influer sur l’accomplissement pratique de ces démarches. Le soutien aux personnes âgées est fragmenté. Une pension de vieillesse de la CNaPS exige généralement d’avoir atteint 60 ans, cessé de travailler, été affilié pendant au moins 15 ans et compté 28 trimestres au cours des 10 dernières années. Une pension proportionnelle peut s’appliquer après 60 trimestres de carrière. Ces règles concernent le système contributif et ne créent pas de pension universelle non contributive. En l’absence de couverture formelle, les familles et communautés restent donc essentielles ; la situation varie fortement selon les régions et les milieux sociaux. Les soins liés au handicap ou à la dépendance sont principalement assurés par les familles et les communautés, avec un soutien public et des programmes fragmentés. La loi 97-044 reconnaît des droits à l’égalité, à la non-discrimination et à des mesures spécifiques, mais les données citées ne font état d’aucun système national consolidé d’évaluation standardisée des besoins, d’assistance individuelle, de soins de longue durée universels ou d’allocation universelle de soins. L’admissibilité aux transferts monétaires et aux autres aides dépend du programme, du groupe ciblé et de la région. En 2015, environ 77 % des personnes évaluaient les services communautaires et les infrastructures comme non accessibles ; selon les données citées de l’INSTAT et de l’UNICEF, les systèmes scolaires n’atteignaient qu’environ un enfant handicapé sur dix. Les crises peuvent interrompre simultanément les démarches administratives, la scolarité, le travail, les revenus et les soins. Madagascar connaît des cyclones, inondations, sécheresses et chocs sanitaires ou économiques. Le BNGRC coordonne la gestion des risques de catastrophe et les interventions d’urgence sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, tandis que le FID et le ministère chargé de la protection sociale mettent en œuvre des filets de sécurité productifs, des transferts pour le développement humain, des réponses aux chocs et la réhabilitation d’infrastructures. Des programmes tels que Vatsin’Ankohonana, Fiavota et Asa Avotra Mirindra appliquent des critères de sélection liés aux ménages, aux régions ou aux chocs. Il n’existe pas de droit général à un transfert en cas de crise ; l’enregistrement local ou l’inscription à un programme peut déterminer l’accès. Selon les données citées, la couverture nationale de protection sociale était d’environ 6 % de la population totale et de 10 % des personnes vivant dans la pauvreté, avec une capacité limitée de réponse rapide aux chocs. Une évaluation pratique commence donc par l’âge, le statut juridique, la situation familiale et les besoins de soins, le lieu, les actes d’état civil, le parcours scolaire ou professionnel, le handicap ou la dépendance et l’exposition à une crise. La commune, le service scolaire, le tribunal, l’organisme du travail ou l’institution de protection sociale compétents peuvent varier ; aucun service national couvrant toutes les étapes de la vie ne remplace ces parcours distincts.
Les étapes de la vie à Madagascar
À Madagascar, les étapes de la vie sont façonnées par l’âge, les responsabilités familiales, l’éducation, le travail, le handicap, la dépendance et les crises majeures. Aucun service unique ne couvre toutes ces étapes : communes, écoles, organismes de protection sociale, employeurs, tribunaux et réseaux communautaires apportent des soutiens distincts. L’accès dépend souvent des actes d’état civil, du lieu, des revenus, des règles des programmes et des services locaux disponibles.
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