Le cadre juridique est le Dispositif National de Préparation et de Réponse aux Urgences et Catastrophes Naturelles, institué par le décret n°2023-142 du 27 octobre 2023. Il couvre la prévention des risques, la préparation, l’alerte précoce, les secours, l’aide humanitaire, les évacuations temporaires, la réhabilitation, le relèvement et la continuité des services essentiels. L’état de catastrophe concerne une perturbation grave d’une communauté ou d’infrastructures lorsque la communauté touchée ne peut y faire face avec ses propres ressources. Les conflits, l’agression internationale et les autres urgences hors du champ du dispositif suivent d’autres modalités. Les risques courants comprennent les fortes pluies, les crues du fleuve Sénégal, le ruissellement, la sécheresse et les déficits pluviométriques, les feux de brousse, la pollution, les risques urbains et périurbains, ainsi que l’exposition côtière et à l’élévation du niveau de la mer prise en compte dans la planification nationale. Les prévisions 2026 de l’Office National de la Météorologie indiquent des précipitations normales à excédentaires de juin à août dans le nord, le centre et l’est, et normales à déficitaires dans le sud-ouest et le sud. Des périodes sèches longues ou variables peuvent toucher le sud. Les inondations peuvent endommager les canaux de drainage, les routes, les ponts, les barrages, les réseaux d’eau et d’électricité, les terres agricoles et les pâturages, et interrompre les déplacements et les services essentiels. Le Comité Interministériel pour les situations d’urgence et catastrophes naturelles est présidé par le Premier ministre. Il analyse les informations sur les urgences, coordonne les institutions, approuve les plans ORSEC, mobilise les ressources et fonds publics et privés, et approuve les plans de sortie de crise. La Cellule Permanente de Coordination et de Suivi prépare et révise les plans ORSEC, gère les informations et communications d’urgence, suit les décisions et évalue les plans. La Commission Technique d’Intervention, présidée par la Délégation Générale à la Sécurité Civile et à la Gestion des Crises, supervise les opérations selon les niveaux d’alerte. Le Centre National de Gestion des Crises est relié aux centres régionaux de coordination opérationnelle. La Mauritanie prévoit un plan ORSEC pour chaque wilaya et moughataa. Ces plans comportent des règles générales et des dispositions adaptées aux risques, notamment les structures de commandement des secours. Des cellules régionales d’urgence assistent le wali en recueillant et en traitant les informations, en préparant et en évaluant les plans ORSEC régionaux et en coordonnant les secours. Les comités de moughataa, constitués sur ordre du wali ou du hakem, signalent les premiers faits, recensent les victimes et les dégâts, contribuent à sécuriser les sites, informent le public et évaluent les besoins prioritaires. Le maire informe le public sur les risques locaux et affiche le document à la mairie pendant deux mois. Un plan communal de sauvegarde est facultatif. Le système d’intervention comporte trois niveaux d’activation. Le degré 3 concerne un événement aigu circonscrit, avec des dégâts limités ou un faible impact sur la population ; le wali active les secours avec le maire et les services régionaux. Le degré 2 concerne un événement aigu plus étendu, avec des dégâts relativement limités ; le ministre de l’Intérieur prend l’arrêté et le wali coordonne l’intervention régionale ORSEC. Le degré 1 concerne une crise imprévisible ou une catastrophe naturelle, ou un risque urbain ou périurbain affectant la sécurité ou la santé collectives, avec ou sans déplacement de population. Le Premier ministre déclare l’état de catastrophe par arrêté après l’intervention du Comité interministériel. L’arrêté précise la zone géographique, la durée de validité et les premières mesures. L’Office National de la Météorologie fournit des prévisions, des informations climatiques et agrométéorologiques, des bulletins nationaux, des conseils météorologiques, le suivi de la saison des pluies, des prévisions saisonnières, des relevés pluviométriques et des cartes interactives. Lorsqu’une urgence ou une alerte ORSEC est émise, les diffuseurs et les services de télécommunications doivent transmettre en priorité les messages d’urgence et les consignes de sécurité. Les opérateurs mobiles fournissent ce service gratuitement. Les numéros d’urgence publiés sont le 118 pour les pompiers, le 117 pour la police de secours, le 116 pour la gendarmerie nationale, le 119 pour le Groupement général de la sécurité routière, le 101 pour le SAMU et le 102 pour la Garde nationale. Aucun dispositif national unique d’inscription à une évacuation, annuaire des abris ou système détaillé de codes d’alerte n’a été publié. En cas de menace, appelez le 118 et contactez le hakem, le wali, la commune ou le comité d’urgence local. La préparation comprend l’évacuation temporaire des personnes et des biens hors des zones menacées. Les missions de secours couvrent le repérage des personnes touchées, l’information des autorités, les secours, la protection, les premiers soins, l’évacuation et la sauvegarde des personnes et des biens. Les associations de protection civile agréées ne peuvent intervenir qu’après un accord préalable avec les services de la protection civile ou de la santé. Les autorités peuvent réquisitionner les moyens publics ou privés nécessaires par une décision motivée indiquant la nature du service, sa durée et ses conditions. L’État indemnise dans un délai raisonnable les équipements réquisitionnés endommagés ou détruits, mais le montant et le calendrier du versement ne sont pas définis dans les documents disponibles. Deux parcours d’aide documentés couvrent certaines pertes liées aux catastrophes. Le Commissariat à la Sécurité Alimentaire peut accorder une aide après des inondations et des tempêtes par l’intermédiaire de sa Direction d’Aide d’Urgence. La demande nécessite un Procès Verbal de l’intempérie délivré par les autorités administratives territoriales et est déposée au secrétariat central du CSA à Nouakchott. Le délai moyen de traitement publié est de 45 jours ; la remise de l’aide est assurée par la Direction du stock et les réclamations sont adressées à la Direction d’Aide d’Urgence à contact@csa.gov.mr. Aucun montant ou volume standard, règle de nationalité ni délai de dépôt n’est publié. La Direction de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale peut examiner l’octroi d’une aide en espèces aux victimes d’incendies, de noyades et d’autres catastrophes. Les documents publiés exigent une demande adressée au ministre, des copies de rapports des forces de sécurité ou de la protection civile et un Certificat d’indigence. Le dossier est déposé au secrétariat central du ministère ; le délai de traitement annoncé est d’une semaine, les frais sont de 0 MRU et les réclamations sont adressées à la DASSN. Le montant du transfert, le seuil général de nationalité ou de résidence et le délai d’appel ne sont pas publiés. L’aide réelle peut être accordée au cas par cas. Après les pluies et le ruissellement à Boumdeid en juillet 2025, une aide en espèces de Taaazour a été versée à 120 familles figurant sur des listes enregistrées par les autorités locales, sans que le montant soit divulgué. D’autres réponses aux inondations ont combiné argent, nourriture, couvertures, matelas, moustiquaires, produits d’hygiène et abris. En période de déficit alimentaire ou de sécheresse, le Dispositif national de réponse aux crises alimentaires et nutritionnelles 2026 coordonne des actions anticipées fondées sur des enquêtes de terrain, les précipitations, la production agricole et les prix, ciblant les ménages vulnérables ; les réfugiés sont inclus dans le plan national de protection et de réponse de 2026. Le relèvement recourt aux termes réhabilitation, rétablissement et plans de sortie de crise. La planification actuelle de la saison des pluies vise à protéger les personnes, les biens et les infrastructures et à maintenir les services essentiels. Les informations disponibles ne font état d’aucun versement automatique d’assurance, d’aide universelle à la reconstruction ou de délai de relèvement fixe publié par la Mauritanie. Les autorités nationales, les administrations locales, les ONG, les opérateurs économiques et les citoyens partagent la responsabilité de la prévention et de l’intervention. Les acteurs économiques sont invités à maintenir des plans de prévention des risques et de gestion de crise, des services spécialisés et des ressources humaines et matérielles adaptées. La mise en œuvre locale, l’information du public et l’accès à l’aide peuvent varier entre les wilayas et les moughataas, et certaines informations des portails publics sont obsolètes.
Catastrophes en Mauritanie
La Mauritanie dispose d’un système national de prévention, de préparation et de réponse aux catastrophes, notamment aux inondations, aux sécheresses, aux feux de brousse, à la pollution et aux risques urbains. Ce système coordonne les alertes, les secours, les évacuations, l’aide humanitaire, la protection des infrastructures essentielles et le relèvement avec les autorités nationales, régionales et locales. L’accès à l’aide et les interventions opérationnelles peuvent varier selon la wilaya et la moughataa.
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