L’apprentissage mauritanien est une forme de Formation Technique et Professionnelle (FTP) en milieu de travail, c’est-à-dire d’enseignement technique et professionnel. L’apprenti apprend principalement auprès d’un artisan, d’une entreprise, d’un établissement public ou d’une administration et reçoit au moins 10 % de formation complémentaire générale ou technique par l’intermédiaire d’un établissement de FTP, d’une chambre, d’une organisation professionnelle, d’une entreprise publique ou privée ou d’une association. La formation pratique représente normalement environ 80 % de la durée totale. La formation couvre les compétences professionnelles, l’éthique au travail et la terminologie professionnelle ; le rythme précis varie selon le métier, la spécialisation et la qualification. Un apprentissage dure généralement de un à trois ans. Le métier, la qualification et le titre final sont définis par l’arrêté ministériel applicable. D’autres parcours de FTP peuvent mener à un Certificat de Compétence (CC) après environ six à neuf mois, à un Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) après deux ans, à un Brevet de Technicien (BT) après deux ans, à un baccalauréat technique après trois ans ou à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) après deux ans. L’accès à ces parcours formels dépend du niveau scolaire ou de la qualification préalable requis ; les conditions d’entrée d’un contrat d’apprentissage et celles d’un programme de FTP en établissement scolaire ne sont donc pas identiques. L’accès à l’apprentissage concerne généralement les jeunes mauritaniens âgés d’au moins 15 ans à la signature du contrat. Le métier peut imposer des conditions supplémentaires. Un ministre peut autoriser le dépassement de l’âge maximal légal lorsqu’un secteur est prioritaire ou qu’il n’existe pas d’autre solution adaptée. Les candidats présentant un handicap physique sont exemptés de la condition d’âge maximal prévue par la loi. Un établissement de FTP et l’employeur évaluent ensemble les souhaits et l’aptitude du candidat. Le placement dépend aussi de l’existence d’un poste, d’un encadrement qualifié, du matériel, du financement et de conditions de travail sûres. L’employeur peut être un artisan, une entreprise nationale ou étrangère, un établissement public ou une administration. Il doit fournir des locaux et du matériel adaptés, de véritables tâches liées au métier, des activités légales ainsi qu’un tuteur ou maître d’apprentissage qualifié. Le maître d’apprentissage doit connaître le métier, avoir au moins deux ans d’expérience, posséder des aptitudes pédagogiques et être de bonne moralité ; il doit également suivre la formation pédagogique requise. L’employeur ne peut pas utiliser des apprentis pour réduire ses effectifs existants. Les quotas légaux imposent au moins un apprenti pour un artisan ou un employeur comptant de un à cinq salariés, deux pour six à dix, trois pour onze à vingt, quatre pour vingt et un à quarante, cinq pour quarante et un à cent, un apprenti pour vingt salariés de 101 à 500 salariés et au moins 5 % des effectifs pour les employeurs de plus de 500 salariés. Le contrat d’apprentissage est écrit et compte trois parties : l’employeur, l’apprenti ou son représentant légal et l’établissement de FTP. Il respecte le modèle standard et doit être validé par le ministère pour produire ses effets juridiques. Les parties déposent trois exemplaires auprès de l’établissement de FTP. Le contrat est gratuit et exonéré de droits de timbre ; les règles prévoient son approbation automatique si aucun refus n’est émis dans un délai de 30 jours. La période d’essai peut durer jusqu’à un mois, avec un maximum de 15 jours pour l’apprenti à compter de la signature. L’apprenti reçoit un livret d’apprentissage dès le début. L’employeur et l’établissement de FTP préparent ensemble le programme de formation, attribuent les modules et les compétences, fixent la durée et les séquences et établissent le calendrier d’évaluation. L’employeur doit fournir une formation pratique progressive, méthodique et complète, un lieu de travail adapté, des équipements de protection et des conditions sûres. Il est civilement responsable de l’environnement de formation. Pour un mineur, l’employeur doit signaler les absences, les problèmes disciplinaires et les accidents. Le ministère et les autres services liés par le contrat peuvent ordonner des visites et des inspections sur le lieu de travail. Les apprentis ne bénéficient pas de l’assurance sociale obligatoire et l’employeur est exonéré de cotisations sociales à leur égard. L’établissement de FTP fournit une assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Des allocations légales pour les apprentis ou les stagiaires peuvent exister, mais les informations nationales disponibles n’établissent aucun montant uniforme. Le droit aux prestations familiales peut dépendre de la présence régulière et de la loi applicable. Le mécanisme 2FTP peut financer en partie les besoins de FTP des employeurs, associations et partenariats public-privé, notamment la formation en cours d’emploi, l’alternance, l’apprentissage, le travail indépendant et les programmes admissibles. Les établissements publics et privés de FTP proposent des formations formelles et peuvent préparer au CC, au CAP, au BT, au baccalauréat technique ou au BTS. Le réseau public comprend 20 Établissements d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle, le CSET et l’Institut IGHRAA, avec des établissements dans des villes telles que Nouakchott, Nouadhibou, Néma, Aioun, Kiffa, Kaédi, Boghé, Aleg, Rosso, Atar, Tidjikja, Sélibabi, Zouérat et Akjoujt. L’offre privée est principalement concentrée à Nouakchott. Certains prestataires privés délivrent des diplômes nationaux, tandis que d’autres proposent uniquement des formations qualifiantes sans certification officielle. Le CSET est un établissement public autonome créé en 1982 ; il offre des BTS et la préparation de formateurs dans des domaines tels que le génie électrique, la mécanique, la construction, la métallurgie, les technologies de l’information et de la communication, la maintenance et la comptabilité. Les apprentissages et les programmes de FTP couvrent l’industrie, la construction, l’énergie, l’agriculture, la pêche, les mines, le pétrole et le gaz, les technologies de l’information et de la communication, le commerce et les services. Le ministère a recensé 5 132 apprenants dans 45 filières en 2019/20 et 12 188 apprenants dans 86 filières en 2023/24 ; 19 000 apprenants dans 94 filières étaient prévus pour 2024/25. Une école des mines, du pétrole et du gaz a ouvert en 2025 dans le quartier de Ksar à Nouakchott, avec un investissement annoncé d’environ 211 millions MRU. En 2025, un partenariat public-privé de Kinross a formé 180 jeunes avec 30 % de théorie, 70 % de pratique en entreprise, des certificats et des kits d’outillage. Les formations qualifiantes courtes, les programmes en milieu de travail ou en alternance soutenus par 2FTP et les projets Chantier-École offrent des parcours non formels. L’apprentissage informel auprès d’un artisan ou d’une entreprise peut permettre d’acquérir de véritables compétences, mais ne confère pas automatiquement une qualification reconnue à l’échelle nationale. En 2025, TECHGHIL a proposé 100 places à un certificat professionnel destiné aux Mauritaniens ayant acquis des compétences informelles par l’apprentissage et justifiant d’au moins cinq ans d’expérience. Les métiers annoncés comprenaient la mécanique d’engins lourds, l’électricité industrielle, l’instrumentation, la plomberie, la chaudronnerie, le montage d’échafaudages et le coffrage. Il s’agissait d’une offre ponctuelle, et non de la preuve d’un dispositif national de reconnaissance automatique des acquis. Les règles relatives à l’apprentissage reposent principalement sur la loi 2018-038, la loi 2022-023, le décret 2021-158 sur l’apprentissage et les quotas, ainsi que sur les arrêtés ministériels régissant les métiers, l’accès, les titres, la durée et les examens. L’employeur et l’établissement de FTP évaluent conjointement le programme de formation. La formation achevée peut déboucher sur un diplôme de FTP portant la mention « formation en alternance ». Un employeur peut recruter directement un apprenti ayant réussi sans placement préalable par l’État, mais doit déclarer le recrutement au système de placement. Si l’apprenti n’est pas recruté, l’établissement de FTP peut lui apporter un accompagnement vers l’insertion et du conseil. Le contrat peut prendre fin en cas d’abandon, de motif disciplinaire, de contrats multiples, de décès, d’insolvabilité ou de fermeture de l’établissement, ou d’incapacité permanente. L’employeur qui met fin au contrat doit le déclarer par écrit dans les 15 jours. Les conflits sont d’abord soumis à un comité de conciliation ad hoc, puis à l’Inspection du travail et au tribunal compétent. La rupture abusive du contrat par l’employeur peut entraîner le remboursement de certains coûts de formation et des dommages-intérêts. Lorsqu’un apprenti change d’employeur, la période déjà accomplie dans la même spécialisation ou le même métier peut généralement être validée. Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle et sa direction générale supervisent le dispositif, avec l’appui de l’INAP-FTP et des établissements participants. Le ministère chargé du travail et l’Inspection du travail assurent la supervision des questions liées au travail, tandis que TECHGHIL facilite le placement et certains programmes d’insertion. Les conditions d’entrée propres à chaque métier, les frais des écoles privées, le montant des allocations et l’ensemble des règles d’examen doivent être vérifiés auprès de l’établissement de FTP ou de l’autorité compétente, car ils ne sont pas uniformes dans tout le pays.
Apprentissage en Mauritanie
En Mauritanie, l’apprentissage associe une formation pratique, principalement en entreprise ou en atelier, à un enseignement général et technique. Il dure habituellement de un à trois ans et permet d’acquérir des compétences professionnelles ou une qualification définie par des règles ministérielles. Il favorise l’accès à l’emploi, le retour à l’emploi, la requalification et la progression professionnelle.
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