La Direction de la Sûreté Publique (DSP) est le service de police territorial de Monaco. La Police Judiciaire reçoit les plaintes et dénonciations, préserve les preuves et enquête sur les infractions sous la direction et le contrôle du Procureur général. La Police Urbaine prend en charge les appels d’urgence, l’ordre public, la circulation et les contraventions. La Police Maritime et Aéroportuaire intervient dans les contextes portuaires, aéroportuaires et frontaliers pertinents. Une coopération avec la France existe, mais le signalement d’un incident survenu à Monaco suit la procédure locale de la DSP et du Parquet Général. L’IMSEE et la DSP ont enregistré 1 002 infractions en 2019, 712 en 2020, 716 en 2021, 810 en 2022 et 834 en 2023. Le rapport public de 2024 indique que les infractions sur la voie publique ont diminué, passant de 59 en 2022 à 49 en 2023, tandis que la conduite sous l’influence de l’alcool est passée de 101 à 134 cas et l’ivresse publique ou manifeste de 283 à 347 cas. Les infractions liées à la détention de stupéfiants ont augmenté de 49 %. Le faible nombre absolu d’infractions et la forte densité de résidents, de travailleurs et de visiteurs empêchent d’interpréter les totaux officiels comme une garantie générale de sécurité personnelle. La DSP agit en matière d’ordre public, de protection des personnes et des biens et de prévention générale de la criminalité. La vidéoprotection peut couvrir les bâtiments, la circulation, les personnes, les biens et les événements après autorisation du Ministre d’État ; les enregistrements sont généralement conservés pendant 30 jours au maximum, et l’intérieur des domiciles privés est exclu. Des contrôles automatisés de véhicules et de plaques d’immatriculation sont notamment utilisés aux frontières, dans les ports, les aéroports et sur les grands axes de transit. Les sociétés de sécurité privée agréées peuvent contribuer à la prévention, mais ne disposent pas de pouvoirs de police. La police peut aussi effectuer des contrôles préventifs d’alcoolémie ou de stupéfiants sur les conducteurs lorsque les circonstances le permettent. En cas d’urgence immédiate, appelez le 17 ou le 112. La Police Judiciaire peut recevoir une plainte ou une dénonciation ; une enquête peut être déclenchée par une plainte, une dénonciation, un renseignement ou le constat d’un agent. Aucun canal général fiable de signalement de délits en ligne pour les particuliers n’a été identifié. Consignez l’heure et le lieu, les coordonnées des témoins, les photos, captures d’écran, URL et données de transaction, et évitez de modifier les preuves numériques originales. Le Procureur général fixe et peut prolonger la durée de l’enquête : ne supposez donc pas qu’un délai général d’achèvement s’applique. Aide aux Victimes d’Infractions Pénales (AVIP) est une association indépendante agréée par l’État qui propose une écoute confidentielle, des informations, une orientation, un accompagnement juridique et administratif, un soutien psychologique et une aide au cours des procédures. Le service gratuit et discret 3919 informe sur les violences et peut mettre les appelants en relation avec AVIP ; depuis 2025, il remplace le 0800 91 90 10 et ne constitue pas un numéro d’urgence. La Direction de l’Action et de l’Aide Sociales peut fournir des informations, un hébergement d’urgence ou un soutien au logement, ainsi qu’une aide à la protection de l’enfance. En cas de danger immédiat, la protection, les soins médicaux et le contact avec la police sont prioritaires sur la préservation des biens. Certaines victimes peuvent demander une indemnisation en vertu de la loi n° 1.555 et de l’ordonnance n° 10.640. Ce dispositif concerne les personnes physiques et nécessite une décision monégasque exécutoire ou, lorsque la victime est de nationalité monégasque, une décision étrangère définitive, pour les infractions concernées : infractions sexuelles, infractions commises contre des enfants, violences domestiques ou infractions contre les personnes. La demande est adressée à la Direction des Services Judiciaires, déposée sur place ou envoyée par courrier recommandé, accompagnée de documents en français et d’une preuve de l’exécution ou du recouvrement. Jusqu’à 20 000 euros peuvent être indemnisés intégralement ; au-delà de 20 000 euros, l’indemnisation couvre 80 % du montant dans la limite de 30 000 euros, avec un minimum de 20 000 euros. Les informations disponibles ne précisent ni délai général de traitement ni frais. Pour la cybercriminalité, l’Agence Monégasque de Sécurité Numérique et CERT-MC/CSIRT-MC assurent la prévention, la détection et la réponse techniques, notamment pour les systèmes publics et les opérateurs d’importance vitale. Signalez l’attaque technique au service de cybersécurité compétent et déposez une plainte pénale auprès de la Police Judiciaire ou de l’Unité de Lutte contre la Criminalité Technologique. Les obligations de signalement cyber qui s’appliquent aux opérateurs d’importance vitale et aux systèmes publics ne remplacent pas la plainte d’une victime. Dans la mesure du possible, ne modifiez pas les appareils et fichiers concernés et consignez les messages, l’activité des comptes, les URL et les informations de paiement. Les écoles de Monaco ont l’obligation légale d’assurer un environnement scolaire sûr. Les parents, les élèves et le personnel peuvent signaler les suspicions de harcèlement ou de violence. Pour l’année scolaire 2022–2023, 39 signalements ont été enregistrés : 10 cas de harcèlement confirmés, 12 cas d’autres violences et 17 cas sans violence établie. Parmi les cas confirmés, six concernaient le lycée et quatre le collège ; les violences signalées étaient verbales dans 76 % des cas et physiques dans 24 %, et le cyberharcèlement faisait souvent partie de la situation. La prévention et l’accompagnement par l’école ne remplacent pas un signalement à la police lorsque les faits peuvent constituer une infraction ou créer un danger immédiat.
Criminalité à Monaco
La criminalité à Monaco comprend les infractions, la prévention, les contacts avec la police, l’aide aux victimes, les attaques numériques et les décisions de prudence au quotidien. Les infractions officiellement enregistrées étaient au nombre de 834 en 2023, contre 810 en 2022, mais ces chiffres ne couvrent ni tous les faits non signalés ni le risque individuel auquel est exposé un visiteur. La Direction de la Sûreté Publique coordonne la sécurité publique, tandis que des services spécialisés s’occupent des enquêtes, des incidents cyber et de l’aide aux victimes.
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