La plupart des aliments consommés à Nauru arrivent sur l’île par importation. Les ménages ont ainsi accès à des produits de base, mais les prix, les quantités et la variété dépendent des horaires de transport maritime, des prix mondiaux et des perturbations de l’approvisionnement. Le riz représentait environ 34 % de l’apport énergétique alimentaire apparent selon l’enquête sur les revenus et les dépenses des ménages 2024/25 ; en 2007–2008, son prix a atteint jusqu’à quatre fois la moyenne mondiale. Le dollar australien a cours légal. Aucun droit universel documenté ne garantit une quantité déterminée de nourriture, un prix fixe ou un délai de livraison ; l’accès passe normalement par l’achat au détail, la pêche, les jardins, la production familiale ou l’aquaculture. La production locale est limitée par les sols endommagés par le phosphate, la faible superficie des terres arables, la pénurie d’eau et la sécheresse. Le cocotier, la mangue, la papaye, le citron vert, le fruit à pain, le corossol et le pandanus sont des ressources locales bien établies. Les exploitations familiales et les jardins privés, scolaires et religieux complètent les aliments importés. Le Department of Environmental Management and Agriculture, appelé DEMA, exploite une ferme de replantation de fruits à pain à Menen. La production de volailles reste faible : début 2025, seules quelques centaines de poules pondeuses étaient recensées, concentrées dans une ferme gouvernementale ; les œufs locaux ne suffisaient donc pas à répondre à la demande totale. Le poisson constitue un aliment local important. Il est consommé cru, séché ou cuit, et pêché autour de l’île, notamment dans les zones associées à Gabab et Anibare. La Nauru Fisheries and Marine Resources Authority, ou NFMRA, soutient la pêche et l’aquaculture. Ses activités comprennent la fourniture d’alevins de poisson-lait aux propriétaires d’étangs, les dispositifs de concentration de poissons, l’échantillonnage des poissons pélagiques et récifaux, la gestion communautaire du milieu marin et des projets de couvoir et de mariculture. Buada Lagoon et Anabar sont des lieux pertinents pour l’aquaculture. Aucun catalogue officiel fiable de plats et de recettes nauruans nommés n’a été établi ; il ne faut donc pas compléter les descriptions des aliments locaux par des noms de plats non vérifiés. L’accès à la nourriture comprend également les repas pris à l’extérieur du domicile. Selon les recherches disponibles, plus d’un quart de l’apport énergétique alimentaire apparent provenait de repas pris hors du domicile, et les déjeuners pris à l’extérieur dépassaient 350 kilocalories par personne et par jour. Les restaurants, menus, horaires et stocks peuvent changer rapidement ; aucun registre national de référence des restaurants ou tarifs de menu n’a été identifié. Parmi les détaillants documentés figure Eigigu Supermarket, au Aiwo Civic Centre. Les informations publiées indiquent une ouverture du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h ; la livraison en ligne coûte 50 AU$ pour les commandes de moins de 50 AU$, et elle est gratuite au-delà de ce seuil. Les prix indicatifs de 3,80 AU$ pour du jus d’orange et 5,40 AU$ pour des morceaux de poulet sont des observations individuelles, et non une moyenne nationale du panier alimentaire. Les données récentes de consommation révèlent un important défi nutritionnel dans le système alimentaire. L’enquête auprès des ménages 2024/25 estimait la consommation de fruits et légumes à environ 40 grammes par personne et par jour, contre la référence de 400 grammes de l’Organisation mondiale de la Santé. Les résultats 2025 de l’enquête STEPS de l’OMS indiquaient que 96,7 % des adultes de 18 à 69 ans consommaient moins de cinq portions de fruits et légumes par jour, avec une moyenne de 0,5 portion de fruits et de 0,8 portion de légumes par jour. Selon les mêmes résultats, les boissons sucrées étaient consommées 5,1 jours par semaine ; 50,7 % des adultes ajoutaient du sel avant ou pendant le repas et 32,2 % consommaient des aliments transformés très salés. La consommation était d’environ 190 grammes de riz par personne et par jour, 70 grammes de poulet, trois fois plus de viande que de poisson, et environ 35 grammes de sucre par jour. Ces chiffres décrivent des habitudes et une consommation apparente ; ils ne décrivent ni le régime d’une personne en particulier ni un diagnostic médical. Les Nauru School Food Guidelines répartissent l’alimentation scolaire équilibrée entre 50 % d’aliments énergétiques, 35 % de fruits et légumes protecteurs et 15 % d’aliments protéinés. Elles privilégient les racines et tubercules locaux, le fruit à pain, les bananes vertes, les produits frais, le poisson, les œufs, les légumineuses et les fruits à coque. Elles recommandent de limiter les céréales raffinées et les viandes ou poissons en conserve très salés, et d’éviter les boissons sucrées, les aliments frits, les aliments transformés, les pâtisseries, les en-cas salés et les confiseries dans les cantines scolaires. La sécurité alimentaire est réglementée. Le Food Safety Act 2005 relève du Department of Public Health et des inspecteurs alimentaires ont été nommés en 2026. Les Food Safety (Fixed Penalty Offences) Regulations 2026 permettent aux inspecteurs de notifier des infractions et des sanctions dans les cas visés. Les entreprises alimentaires et les importateurs doivent respecter les exigences de sécurité alimentaire, d’importation et de quarantaine. L’Agricultural Quarantine Act 1999 et les Plant and Animal Quarantine Regulations 2004 influent également sur l’admission de produits agricoles et animaux à Nauru. L’abrogation, en 2025, des Food Safety (Prohibited Imports) Regulations et le retrait, en 2026, d’une interdiction concernant les volailles et le H5 montrent pourquoi chaque envoi doit être vérifié au regard du Gazette et des règles applicables, plutôt que présumé admissible. Plusieurs projets cherchent à renforcer la résilience alimentaire à long terme. Un projet de la FAO et du GEF-8, d’une valeur d’environ 6,6 millions de dollars américains et prévu jusqu’en 2032 avec DEMA et le PNUD, porte sur la réhabilitation des sols, l’agroforesterie, des fermes de démonstration pour une agriculture adaptée au climat, les chaînes de valeur, l’élevage durable et les jardins familiaux, privés, scolaires et religieux. Les plans climatiques de Nauru incluent un projet pilote de poisson-lait de 3 millions de dollars américains à Buada Lagoon et dans les étangs d’Anabar. Le programme RECAP pour la pêche côtière et l’aquaculture représente plus de 8 millions de dollars australiens sur cinq ans. Ces initiatives sont en cours ou prévues ; elles ne prouvent pas que Nauru dispose déjà d’un approvisionnement alimentaire local à l’échelle nationale.
Alimentation à Nauru
À Nauru, l’approvisionnement alimentaire dépend principalement des importations, tandis que la pêche, les jardins familiaux et de petits projets agricoles ou aquacoles offrent des solutions locales. Cette dépendance rend les prix, les stocks et la variété sensibles au transport maritime, aux marchés mondiaux, aux conditions météorologiques et à la sécheresse. Le poisson, la noix de coco, le fruit à pain et d’autres produits locaux occupent une place importante dans le système alimentaire, tandis que des données récentes montrent une faible consommation de fruits et légumes et une forte dépendance au riz, au poulet, au sucre et aux aliments transformés.
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