Un travailleur est une personne physique qui effectue un travail rémunéré sous la direction et dans une relation de subordination. La notion d’employeur peut inclure un entrepreneur ou un sous-traitant. Les droits au travail constituent des garanties minimales auxquelles il ne peut généralement pas être renoncé. Le principe d’égalité de traitement s’applique, y compris l’égalité de salaire pour un travail égal. Au moins 90 % des employés d’une entreprise devraient être nicaraguayens, mais le MITRAB peut autoriser une exception pour des raisons techniques. Le MITRAB est le ministère du Travail du Nicaragua ; il est chargé des inspections, des autorisations, de l’administration des lieux de travail et de plusieurs procédures de conciliation. Dans les régions des Caraïbes du Nicaragua, des langues locales peuvent être utilisées en plus de l’espagnol et certains documents d’emploi peuvent devoir être bilingues. L’emploi public peut aussi relever de statuts particuliers. Le contrat de travail peut être oral ou écrit. Un contrat écrit est établi en deux exemplaires et précise le lieu et la date, les parties, le travail et le lieu de travail, les horaires journaliers ou hebdomadaires, le caractère de jour, mixte ou de nuit de l’horaire, la durée déterminée ou indéterminée, la rémunération et le mode de paiement, ainsi que les signatures. Les contrats oraux sont autorisés pour les travaux des champs, le service domestique et les travaux temporaires ou occasionnels d’une durée maximale de 10 jours. Lorsque la règle applicable l’exige, l’employeur doit fournir un certificat de travail dans les trois jours. Les employeurs versent le salaire convenu, fournissent les relevés d’emploi et de salaire, permettent les inspections et l’accès des syndicats, et préviennent le harcèlement et le chantage sexuel. Les travailleurs effectuent le travail et les heures convenus, suivent les instructions licites et les règles de sécurité, protègent les informations confidentielles, travaillent avec soin et s’abstiennent d’alcool, de drogues et de coercition sexuelle sur le lieu de travail. Le travail de jour s’effectue entre 6 h et 20 h ; il est limité à huit heures par jour et 48 heures par semaine. Le travail de nuit s’effectue entre 20 h et 6 h ; il est limité à sept heures par jour et 42 heures par semaine. Le travail mixte est limité à 7,5 heures par jour et 45 heures par semaine. Les travaux classés comme insalubres sont limités à six heures par jour et ne permettent pas d’heures supplémentaires. Une journée continue comprend une pause rémunérée de 30 minutes. Les heures supplémentaires sont généralement volontaires, limitées à trois heures par jour et neuf heures par semaine, et rémunérées avec une majoration de 100 %. Le septième jour et les jours fériés sont également rémunérés comme travail exceptionnel lorsqu’ils sont travaillés. Six jours de travail ouvrent droit à un jour de repos payé. Les jours fériés nationaux sont le 1er janvier, le Jeudi saint, le Vendredi saint, le 1er mai, le 19 juillet, les 14 et 15 septembre, ainsi que les 8 et 25 décembre. Les dates supplémentaires pour 2026 sont les 18 janvier, 2 et 21 février, et 8 novembre. Les règles locales de congé peuvent ajouter d’autres jours ; Managua a des jours fériés locaux les 1er et 10 août. Les travailleurs ont droit à 15 jours consécutifs de congé payé pour chaque période de six mois de travail ininterrompu. L’employeur établit le calendrier des congés, et les congés non pris sont calculés au prorata à la fin de l’emploi. L’emploi public peut suivre un calendrier spécial. Les salaires sont versés en monnaie légale. Les travailleurs sont normalement payés au moins une fois par semaine, et les employés au moins tous les 15 jours. Un retard de paiement entraîne une majoration à compter de la deuxième semaine de retard, à raison d’un dixième pour chaque semaine de retard. Le septième jour est payé. Le salaire minimum est insaisissable, sauf pour les obligations de soutien familial. Le décimo-tercer mes correspond à un mois de salaire pour une année complète, ou à un montant au prorata pour une période plus courte. Il est versé du 1er au 10 décembre, ou dans les 10 jours suivant la fin de l’emploi. Chaque jour de retard entraîne une pénalité équivalant à un salaire journalier ; le paiement est exonéré d’impôts et de cotisations conformément au Code applicable. La loi ou l’accord MITRAB 02-2026 fixe les salaires minimums, du 1er mars 2026 au 28 février 2027, à C$6 188,02 dans l’agriculture, alimentation comprise ; C$9 409,09 dans la pêche ; C$11 113,46 dans les mines et carrières ; C$8 320,48 dans l’industrie manufacturière ; C$6 519,58 dans les industries artisanales ou touristiques des micro et petites entreprises ; C$11 350,08 dans l’électricité, le gaz, l’eau, le commerce, la restauration, l’hôtellerie, le transport, l’entreposage et les communications ; C$13 848,23 dans la construction, les établissements financiers et l’assurance ; C$8 674,94 dans les services communautaires, sociaux et personnels ; et C$7 716,70 dans l’administration centrale et municipale. Le salaire minimum du régime spécial et des zones franches est de C$9 986,46 du 1er janvier au 31 décembre 2026, ce qui correspond à une hausse de 6,7 %. Un salaire convenu supérieur au minimum ne diminue pas automatiquement lorsque le minimum change ; les normes de rendement ou de rémunération à la pièce ne peuvent pas être réduites pour contourner la garantie salariale applicable. La loi sur l’hygiène et la sécurité au travail, Ley 618, et le Code du travail exigent des mesures préventives, des installations sûres, la fourniture gratuite d’équipements de protection individuelle, la formation, des panneaux de danger et des commissions de santé et de sécurité au travail. L’employeur déclare un accident du travail au MITRAB et à l’INSS dans les 24 heures. L’INSS est l’Institut nicaraguayen de sécurité sociale. Un employeur peut être tenu responsable si l’inscription à l’assurance sociale ou les cotisations font défaut. Après un accident, l’employeur devrait réaffecter le travailleur à un poste adapté s’il reste en mesure de travailler. Les maladies professionnelles et les risques professionnels particuliers sont couverts. La Ley 648 interdit la discrimination ; un test de grossesse ne peut être exigé comme condition d’accès à un emploi. Le harcèlement sexuel est également interdit. Une travailleuse enceinte dont les tâches sont dangereuses reçoit un travail sûr équivalent sans réduction de salaire. Le congé de maternité couvre quatre semaines avant et huit semaines après la naissance, ou dix semaines après une naissance multiple. Cette période compte pour l’ancienneté, les congés et le treizième mois. Les pauses d’allaitement sont de 15 minutes toutes les trois heures et comptent comme temps de travail. Une entreprise comptant plus de 30 femmes doit prévoir une salle d’allaitement. Le licenciement pendant la grossesse et les périodes prénatale ou postnatale exige l’autorisation préalable du MITRAB pour motif valable. L’âge minimum pour travailler est de 14 ans. Le travail ne peut nuire à l’éducation, à la santé ou au développement d’un mineur. Les mineurs ne peuvent effectuer des travaux dangereux, insalubres, nocturnes, toxiques, miniers ou souterrains, ni travailler dans des discothèques ; leur horaire est limité à six heures par jour et 30 heures par semaine. Ils ont droit à un salaire égal, à une protection sociale et à l’accès à la formation. La loi distingue la capacité contractuelle selon l’âge, mais les règles de protection des mineurs prévalent. Le travail agricole saisonnier suit les règles du MITRAB relatives aux périodes de récolte, au temps de travail, au repos, aux congés, à l’hygiène, au salaire, à la nourriture, au logement, au transport et à l’éducation. L’employeur fournit le transport pour le travail aux champs lorsque le lieu de travail est situé à plus de deux kilomètres. Le service domestique obéit à des règles particulières : la nourriture et le logement peuvent être évalués à 50 % du salaire, le repos journalier est de 12 heures dont huit heures la nuit, la période d’essai est de 15 jours, le paiement mensuel est autorisé et l’inscription à l’INSS s’applique. Le transport terrestre, les mines et les zones franches ont également des règles propres à leur secteur, tandis que le Code du travail reste la norme minimale pour le transport. L’emploi peut prendre fin à l’échéance d’un contrat à durée déterminée, en cas de décès ou d’incapacité permanente, d’emprisonnement ou de jugement, de fermeture définitive de l’entreprise, de départ à la retraite ou de force majeure. À la fin de l’emploi, l’employeur verse les salaires dus et les congés et le treizième mois au prorata. Un travailleur qui met fin à un contrat à durée indéterminée donne normalement un préavis écrit de 15 jours ; un travailleur agricole peut donner un préavis oral devant deux témoins. Lorsqu’un employeur licencie sans motif un travailleur en contrat à durée indéterminée, l’indemnité d’ancienneté est d’un mois de salaire par année pour les années un à trois, puis de 20 jours de salaire par année à partir de la quatrième, avec un minimum d’un mois et un maximum de cinq mois de salaire ; les fractions d’année sont traitées au prorata. Une démission ou un accord mutuel n’efface pas les droits d’ancienneté acquis. Un licenciement pour motif valable au titre de l’article 48 exige une audition préalable et l’autorisation de l’inspection départementale du travail compétente ; un recours peut être formé auprès de l’Inspection générale. Un licenciement discriminatoire, exercé en représailles ou antisyndical peut entraîner une réintégration et des arriérés de salaire. Un travailleur occupant un poste de confiance peut recevoir deux à six mois de salaire au lieu d’être réintégré lorsque l’emploi a duré au moins un an. Une suspension collective exige généralement l’autorisation préalable du MITRAB ; après son approbation, l’employeur verse six jours de salaire. Les travailleurs peuvent former un syndicat sans autorisation préalable ; la personnalité juridique s’obtient par l’inscription au registre du MITRAB. Un syndicat de salariés exige au moins 20 membres, et un syndicat d’employeurs au moins cinq. Les syndicats peuvent être organisés par profession, entreprise, plusieurs entreprises, municipalité, département, région ou pays. Un syndicat national doit être représenté dans au moins neuf départements. L’adhésion est volontaire. Les syndicats peuvent représenter les travailleurs, déposer des plaintes, négocier des conventions collectives et appeler à la grève. La protection syndicale, appelée fuero, peut couvrir jusqu’à 20 travailleurs après l’annonce de la création d’un syndicat, pendant une durée maximale de 90 jours ; les dirigeants d’un syndicat enregistré peuvent être protégés jusqu’à neuf, auxquels peuvent s’ajouter jusqu’à quatre membres d’une section ou d’un comité. Une convention collective est écrite, déposée auprès du MITRAB, dure au maximum deux ans et s’applique à la catégorie concernée, y compris aux non-membres. Une clause individuelle plus favorable prévaut. L’employeur a l’obligation de négocier ; un refus peut être soumis à la Dirección de Negociación Colectiva y Conciliación. Le MITRAB et ses inspections traitent les inspections, autorisations, réclamations administratives et questions de négociation collective. Les tribunaux du travail de première instance statuent sur les actions judiciaires ; les tribunaux civils constituent une solution de repli lorsqu’elle est applicable, puis viennent les tribunaux du travail d’appel. L’INSS traite les questions de sécurité sociale. Les procédures sont publiques, orales, concentrées et généralement gratuites, avec conciliation et intervention du tribunal lorsque cela est permis. Le délai de prescription habituel pour une action en droit du travail est d’un an ; il est de deux ans pour les accidents du travail et les maladies professionnelles, de six mois pour l’invalidité du contrat et d’un mois pour les actions disciplinaires ou de réintégration. Une demande auprès d’une autorité ou une action en justice interrompt la prescription. La conciliation administrative est obligatoire pour les réclamations de faible montant et facultative pour les autres. Si le MITRAB ne mène pas la conciliation dans les 10 jours, la phase administrative est considérée comme épuisée. Le dépôt ou la participation à une conciliation interrompt la prescription. Un accord conclu devant le MITRAB constitue un titre exécutoire. Une action en justice correctement déposée devrait être admise dans les cinq jours et une audience fixée au plus tard 15 jours après. Si une autorité administrative n’a pas rendu de décision après 30 jours ouvrables, la phase administrative est considérée comme épuisée. Les procédures légales du travail et les procédures administratives sont gratuites ; le coût d’un conseil juridique privé n’est pas fixé par les éléments de recherche. Une grève exige une décision pacifique prise à la majorité et peut viser la défense des droits du travail, une convention collective ou des intérêts économiques et sociaux. La conciliation du MITRAB doit d’abord avoir été épuisée. L’Inspection générale peut déclarer une grève illégale et fixer un délai de reprise du travail d’au moins 48 heures. L’employeur ne peut pas recourir à des travailleurs de remplacement pendant une grève licite. Les services publics ou d’intérêt essentiel ne peuvent mettre en danger la vie ou la sécurité par une grève.
Droit du travail au Nicaragua
Le droit du travail nicaraguayen régit le travail rémunéré effectué sous la direction d’un employeur et couvre les contrats, le temps de travail, la rémunération, les congés, la sécurité, l’égalité, la représentation, les conflits et la fin d’emploi. Ses principales garanties comprennent le salaire minimum, un septième jour payé, les congés annuels, le treizième mois et la protection contre les licenciements discriminatoires. Les règles s’appliquent à l’échelle nationale, avec des dispositions spéciales pour l’agriculture, les travaux domestiques, le transport, les mines, les zones franches et l’emploi public.
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