Le Niger dispose d’un système officiel de gestion des catastrophes établi par la Loi n°2022-61 du 19 décembre 2022. La DGPC est chargée de la protection, de l’analyse des risques, des alertes et de la gestion des crises ; le Centre Opérationnel de Veille d’Alerte et de Conduite de Crise (COVACC) appuie la coordination interministérielle. La Direction de la Météorologie Nationale, la Direction Générale des Ressources en Eau et les structures nationales d’alerte précoce fournissent des informations météorologiques et hydrologiques. Un Système d’Alerte Précoce (SAP) associe surveillance des risques, prévision, diffusion des alertes et préparation à l’action. Au niveau local, les observatoires de surveillance de la vulnérabilité (OSV) et les systèmes communautaires d’alerte et de réponse d’urgence (SCAP/RU) complètent le dispositif. La couverture nationale des alertes et leur communication continuent de s’étendre ; les informations des autorités locales et des communautés peuvent donc être déterminantes. Les inondations saisonnières et la sécheresse représentent des risques très importants. Les risques d’inondation sont particulièrement marqués le long du fleuve Niger autour de Niamey et Tillabéri, de la Komadougou Yobé à Diffa, du Goulbi Maradi à Maradi et du Kori de Telwa à Agadez. L’expansion urbaine, les habitations en zone inondable et le mauvais drainage aggravent les risques en ville. Les inondations de 2020 ont détruit plus de 32 900 habitations, touché 350 915 personnes et causé 70 décès. Celles de 2024 ont entraîné des pertes de logements, de récoltes et de biens essentiels pour 1 510 816 personnes et fait 396 morts. Les prévisions gouvernementales pour 2026 annoncent, de juillet à septembre, des conditions normales à supérieures à la normale, avec une forte probabilité d’inondations le long du fleuve Niger et de la Komadougou Yobé ; il s’agit d’une prévision ponctuelle, et non d’un niveau de risque permanent. En cas d’urgence, contactez l’autorité locale, la municipalité ou la région, la Protection Civile, la DGPC ou le COVACC lorsque ces services sont accessibles. Les priorités d’intervention comprennent les personnes, les animaux, l’eau potable, les réserves alimentaires et les infrastructures essentielles, comme les routes, les écoles, les puits, les barrages et les installations d’irrigation. Aucun numéro d’urgence national couvrant toutes les catastrophes n’a été confirmé au Niger. Les évacuations sont organisées localement selon l’événement. Des écoles, des domiciles de proches et des abris collectifs temporaires ont été utilisés, mais aucun ordre d’évacuation, itinéraire fixe ni place d’hébergement garantie à l’échelle nationale n’a été confirmé. Aucun droit universel à un hébergement d’évacuation ni à une indemnisation fixe n’a été établi. Le Ministère de la Population, la DGSN et le PRH soutiennent l’aide humanitaire, le relèvement rapide et la réhabilitation. La Croix-Rouge Nigérienne et la FICR peuvent fournir des abris, des articles ménagers essentiels, de l’eau et des services d’assainissement, de la nourriture, des aides en espèces et des services de protection après l’évaluation des dégâts et des besoins. L’accès dépend du lieu, des financements disponibles et de l’opération concernée ; l’aide n’est pas automatiquement garantie et ne relève pas d’un tarif national unique. L’opération de la FICR de 2024 visait 250 000 personnes dans cinq régions pendant douze mois à compter du 19 septembre 2024. Le relèvement peut prendre des semaines ou des mois pour l’aide immédiate et le relèvement précoce ; les grands projets de reconstruction dépendent des financements et de la conception des programmes. Les travaux peuvent rétablir les routes, barrages, systèmes d’eau, installations d’irrigation, écoles et infrastructures d’assainissement. Le CNPGI soutient la prévention et la gestion nationales des inondations. Le PIDUREM, prévu de 2022 à 2028 avec 250 millions de dollars des États-Unis pour 25 communes et 14 villes, comprend des travaux de drainage, des collecteurs d’eaux pluviales, le traitement des ravines, des digues de protection, la planification de l’habitat et l’entretien. Les infrastructures ne réduisent les risques que si les autorités les associent aux alertes, à l’aménagement du territoire, à la préparation aux urgences et à un entretien régulier. Les habitants doivent suivre les alertes et consignes locales et signaler les dangers ; les autorités publiques sont responsables de la prévention, de l’information, des alertes, de la protection, de l’assistance et de la reconstruction.
Catastrophes au Niger
Le Niger est fortement exposé aux inondations saisonnières, à la sécheresse, à la désertification, aux fortes chaleurs, aux tempêtes, aux feux de brousse et aux urgences alimentaires ou hydriques associées. La Protection Civile, la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), le centre de crise COVACC et les autorités locales coordonnent les alertes, l’intervention et le relèvement. Les inondations sont particulièrement importantes le long du fleuve Niger, de la Komadougou Yobé, du Goulbi Maradi et du Kori de Telwa.
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