Les risques de catastrophe les plus fréquents en Ouganda sont hydrométéorologiques. La sécheresse est particulièrement importante au Karamoja. Les inondations et les engorgements d’eau touchent les basses terres, les bassins fluviaux et lacustres et les zones urbaines, notamment Kampala. Les glissements de terrain et coulées de boue concernent particulièrement les régions du mont Elgon, des Rwenzori et du Kigezi. La foudre, la grêle et les tempêtes de vent surviennent dans différentes régions, tandis que les séismes figurent dans les évaluations nationales des risques, mais ont généralement une pertinence moindre pour l’intervention globale. Les évaluations saisonnières peuvent aussi signaler comme menaces émergentes les crues soudaines urbaines, l’érosion des sols, les maladies animales, les ravageurs des cultures, les maladies liées à l’eau et le paludisme. La prise en charge des maladies relève des services de santé ; la criminalité relève du sujet distinct consacré au crime, sauf lorsqu’elle affecte directement les opérations de catastrophe. Le système national s’appelle « préparation et gestion des catastrophes ». Le Bureau du Premier ministre coordonne la gestion nationale des risques, les secours et le rétablissement. Le Centre national de coordination et des opérations d’urgence, appelé NECOC, fonctionne en continu pour l’alerte précoce et la coordination des crises. Le Département des services météorologiques fournit des prévisions et alertes quotidiennes, urbaines, marines et saisonnières. Le Système intégré national d’alerte précoce de l’Ouganda, appelé U-NIEWS, diffuse des bulletins et des profils de danger. Les informations sont communiquées au public par la radio FM, la télévision, la presse écrite et les SMS, y compris le service SMS *901#. Une intervention type passe par la surveillance d’un danger, une alerte, la communication aux communautés, l’action du district et les opérations d’urgence. Les comités de gestion des catastrophes de district et les comités de politique de gestion des catastrophes de district utilisent des plans d’urgence de district, en particulier dans les zones à haut risque. La Police de l’Ouganda, les services de prévention des incendies et de secours, les Forces de défense du peuple ougandais et la Société de la Croix-Rouge de l’Ouganda peuvent contribuer au signalement, à la recherche et au sauvetage, à l’évacuation, au relogement temporaire, aux secours alimentaires et non alimentaires, à l’aide sanitaire et aux mesures d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Les autorités de district, de ville et autres autorités urbaines coordonnent l’application locale, tandis que le Bureau du Premier ministre peut distribuer des secours depuis son entrepôt national. La préparation comprend la cartographie des dangers et des vulnérabilités, des évaluations de district et de communauté, des plans d’urgence concernant les inondations, glissements de terrain et sécheresses, la sensibilisation du public, les exercices, la formation aux risques climatiques et le prépositionnement de secours. Les communautés et les ménages doivent suivre les alertes, activer les plans locaux, éviter les traversées dangereuses et signaler les incidents. En cas d’inondation, évitez de traverser les routes submergées ou les eaux courantes. En cas de foudre, cherchez un abri loin des terrains découverts, des grands arbres et des matériaux conducteurs. Les incidents sur les lacs et les rivières nécessitent l’aide de sauveteurs formés, et non des traversées improvisées. Le cadre national examiné ne prévoit pas de registre public national unique des itinéraires et abris d’évacuation. L’évacuation et le relogement temporaire dépendent donc de l’incident, du plan d’urgence du district et de la coordination locale. Certaines communautés établies sur des pentes raides ou instables peuvent séjourner temporairement chez des familles d’accueil. Le relogement officiel des habitants de zones à haut risque se fait progressivement, selon des programmes, et n’est pas automatique. Le rétablissement peut comprendre des terrains plus sûrs, des logements, routes, écoles, établissements de santé, services d’eau, la restauration des moyens de subsistance, le reboisement et la réparation des infrastructures endommagées. Les alertes et les lignes d’urgence sont accessibles au public. Les secours, l’aide aux moyens de subsistance et le relogement dépendent du danger, de l’évaluation des dommages et du cas de la communauté touchée ; les informations nationales disponibles n’établissent aucun versement universel en espèces aux victimes de catastrophes. Les appels d’urgence peuvent être passés au NECOC au 0800177777, à la Police de l’Ouganda au 112 ou 999, au Centre national d’urgence au 0800199399 et aux services d’incendie et de secours au 0800121222. Les appels et alertes sont généralement gratuits, mais les délais d’intervention dépendent de l’événement, de l’accès, des capacités du district et des ressources disponibles. La planification nationale prend également en compte les logements, routes, systèmes de drainage, transports et entreprises, écoles, établissements de santé et d’eau, services publics, fermes et élevages. Dans les zones à haut risque, la planification doit s’appuyer sur les cartes et profils de danger du NECOC plutôt que sur la seule expérience passée. Le programme de relogement du mont Elgon illustre l’ampleur de certaines interventions : le plan de 2026 mentionnait 9,417 ménages à haut risque et un objectif de 21,000 acres, selon un modèle prévoyant deux acres et 10,000,000 UGX par ménage. Un autre plan recensait 1,224 ménages à déplacer de Bunambutye vers Lower Kween et 1,318 acres acquis à cette fin. Ces chiffres décrivent des programmes précis et ne créent pas un droit général pour chaque ménage touché par une catastrophe.
Catastrophes en Ouganda
En Ouganda, une catastrophe est une urgence qui menace gravement les personnes, l’environnement ou les infrastructures essentielles. Les principaux risques comprennent la sécheresse, les inondations, la foudre, la grêle, les glissements de terrain, les tempêtes de vent et les séismes, ainsi que les incendies, accidents de transport, électrocutions et noyades. Le système national associe planification des risques, alertes météorologiques et de danger, coordination locale, sauvetage, évacuation, secours et rétablissement. L’exposition aux risques et les capacités d’intervention varient selon les districts ; les autorités locales et les plans communautaires influencent donc fortement la réponse concrète.
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