Au Sénégal, les amitiés se nouent souvent à l’école, dans le quartier, au travail, dans le sport, les activités culturelles et les groupes de jeunesse ou communautaires. Une amitié privée ne nécessite généralement ni condition d’accès, ni procédure d’enregistrement, ni statut délivré par l’État. Les amis décident eux-mêmes de la fréquence de leurs rencontres, de leur accueil mutuel et du soutien qu’ils peuvent offrir ; le droit sénégalais ne crée aucune obligation particulière liée à l’amitié de répondre, de rendre visite ou d’aider. Les contacts peuvent se poursuivre par des visites, des conversations, des appels mobiles, des SMS et des messages. La possibilité pratique de rester en contact dépend de la distance, de la mobilité, du coût des communications et de l’accès à Internet ou à des appareils fiables. Selon l’ANSD, 66.4 % des personnes de 12 ans et plus avaient accès à un téléphone personnel et 46.8 % à Internet en 2022–2023. L’accès à Internet était supérieur dans la zone urbaine de Dakar (71.0 %) à celui des autres zones urbaines (52.8 %) et des zones rurales (31.3 %) ; il variait aussi de 20.9 % dans le quintile de ménages le plus pauvre à 70.5 % dans le plus riche. Au deuxième trimestre de 2024, l’ARTP a déclaré une utilisation de l’Internet mobile de 111.91 %, une couverture 3G/4G/5G de 95.15 % et une consommation mensuelle moyenne de données de 3.52 GB. Les frais réels de communication dépendent du prestataire et de l’offre : il n’existe donc pas de coût standard unique de l’amitié au Sénégal. Les tontines, dahiras, groupes de village ou de quartier et associations de jeunes, culturelles ou sportives peuvent favoriser les contacts réguliers et la solidarité. Il s’agit toutefois de groupes organisés, et non d’amitiés privées. Leurs conditions d’accès, cotisations et obligations sont définies par leurs pratiques ou leurs statuts. Une amitié privée ne nécessite pas d’enregistrement associatif. Lorsqu’un groupe crée une association formelle dans un autre but, les règles sénégalaises exigent une déclaration et un enregistrement préalables, des statuts précis et des documents constitutifs ; les démarches peuvent faire intervenir la Sous-préfecture, la Préfecture, le Gouvernorat, la DGAT ou le ministère responsable, selon la portée de l’association. Aucune procédure nationale standard de médiation des amitiés n’a été identifiée. Un différend peut être abordé directement ou, lorsque cela convient, par une médiation communautaire de confiance. Une amitié peut être interrompue ou prendre fin à la décision d’une personne ou d’un commun accord, sans procédure publique, frais ou délai particulier. La vie privée, le consentement et les limites personnelles restent importants ; les protections juridiques générales demeurent applicables.
Amitié au Sénégal
Au Sénégal, l’amitié est une relation personnelle librement choisie et entretenue par des contacts réciproques, des conversations, des visites et un soutien pratique ou affectif. Elle n’a pas de forme juridique, d’enregistrement ni d’autorité publique propre. En wolof, xarit signifie « ami » ; teranga désigne l’hospitalité et la générosité, pas l’amitié elle-même.
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