Les principaux impôts intérieurs au Sénégal comprennent l’impôt sur le revenu des personnes physiques, l’impôt sur les sociétés, la TVA, les retenues à la source, les droits d’enregistrement et de timbre, les impôts fonciers et la Contribution économique locale (CEL). La CEL est le volet de la fiscalité locale des entreprises qui a remplacé la patente ; elle peut dépendre du régime du bénéfice réel, des locaux de l’entreprise et de la valeur ajoutée. Son assiette et ses recettes concernent les collectivités territoriales, tandis que le traitement de l’impôt foncier dépend du bien et des règles applicables. Les personnes domiciliées au Sénégal ou percevant des revenus de source sénégalaise peuvent devoir l’impôt sur le revenu, sous réserve des conventions fiscales applicables. Les catégories de revenus concernées comprennent les salaires, les revenus locatifs, les revenus de placement, les bénéfices professionnels et les plus-values. Les employeurs prélèvent généralement l’impôt sur les salaires. Le montant final peut dépendre des taux progressifs ou proportionnels, des abattements familiaux, des déductions et des exonérations prévus par le Code général des impôts (CGI) en vigueur. Les sociétés et les activités commerciales concernées peuvent devoir l’impôt sur les sociétés calculé sur le bénéfice imposable. Le taux de référence de la DGID est de 30 % du bénéfice imposable, mais le CGI en vigueur et la loi de finances annuelle peuvent modifier les taux, les exonérations et les procédures. Une entreprise déficitaire peut rester assujettie à l’impôt minimum forfaitaire (IMF), indiqué à 0,5 % du chiffre d’affaires et plafonné à 5 000 000 FCFA, sous réserve des exonérations et modifications prévues par la loi en vigueur. Les petites entreprises admissibles peuvent relever du régime simplifié de la Contribution globale unique (CGU) au lieu du régime ordinaire si elles remplissent ses conditions. La TVA s’applique généralement au taux de 18 % aux biens, services et importations imposables. Une entreprise immatriculée facture normalement la TVA, dépose des déclarations, paie le solde et peut demander le crédit de taxe sur ses achats lorsque le CGI l’autorise. Les exonérations ne s’appliquent que lorsque la loi les prévoit. Les fournisseurs étrangers de services numériques et les plateformes peuvent utiliser des modalités simplifiées d’immatriculation à distance qui impliquent un NINEA et des obligations sur eTax. Un établissement commercial ou une autre activité générant des revenus imposables dépose généralement une déclaration d’existence dans les 20 jours auprès du Centre des services fiscaux compétent. La déclaration est gratuite. Les pièces justificatives habituelles comprennent une pièce d’identité, le NINEA, une preuve de locaux ou d’occupation et un justificatif du siège social. Le NINEA est l’identifiant national sénégalais et l’identifiant fiscal. Le défaut d’immatriculation ou de déclaration exigée peut entraîner une amende et, dans certains cas, une taxation d’office, c’est-à-dire que l’administration établit l’impôt sans s’appuyer sur une déclaration complète du contribuable. La séquence habituelle de conformité comprend l’immatriculation, la déclaration d’existence, la tenue de la comptabilité et la facturation, les retenues à la source le cas échéant, les déclarations périodiques, les déclarations annuelles et le paiement. Le service E-DGID de la DGID fournit des services en ligne de déclaration et de paiement, des informations sur la situation fiscale, des quitus, des attestations et des fonctions de calendrier fiscal. Mon Espace Perso, ETAX et SENTAX répondent à différentes démarches des contribuables. À partir du 1er septembre 2026, les déclarations et paiements des contribuables de la DGE sont prévus par SENTAX. Les échéances dépendent de l’impôt, du statut du contribuable et du calendrier administratif en vigueur. Par exemple, un avis de la DGID a reporté au 31 mars 2026 les états annuels 2025 des salaires et des tiers, tandis que certaines régularisations devaient être effectuées au plus tard le 15 février 2026. Les importations sont soumises aux procédures douanières administrées par la DGD. La valeur en douane repose généralement sur la valeur CAF ou CIF. Le tableau actuel de la DGD indique des catégories de droits de douane de 0 %, 5 %, 10 % et 20 %, ainsi qu’une redevance statistique (RS) de 1 %, une contribution de solidarité communautaire (PCS) de 1 %, un prélèvement CEDEAO de 0,5 % et une TVA à l’importation généralement de 18 %. Les exonérations par produit, les régimes particuliers, le tarif extérieur commun de l’UEMOA et les préférences de la CEDEAO ou intracommunautaires peuvent modifier le résultat. La classification et l’origine influent donc sur le montant dû. Les revenus transfrontaliers nécessitent une analyse distincte de la résidence fiscale, de la source, des retenues des non-résidents et du risque d’établissement stable. Le réseau de conventions du Sénégal peut limiter ou répartir les droits d’imposition lorsqu’une convention applicable couvre le revenu. Une demande d’application d’une convention nécessite normalement une preuve de résidence et des justificatifs de l’opération concernée. Les opérations entre parties liées peuvent également entraîner des obligations en matière de prix de transfert. La DGID peut contrôler et rectifier l’imposition d’un contribuable. Un avis de vérification doit précéder un contrôle fiscal et la Charte des droits et obligations du contribuable vérifié doit accompagner l’avis ; leur absence peut affecter la procédure. Le contribuable a droit à une notification, à un débat contradictoire et à une réponse, ainsi qu’aux recours administratifs, hiérarchiques et judiciaires disponibles. Les délais de réclamation et d’appel sont stricts. Les impôts impayés peuvent entraîner des pénalités, des intérêts et des mesures de recouvrement ou d’exécution forcée. Il faut donc vérifier les taux, seuils, exonérations et délais actuels dans le CGI applicable, la loi de finances annuelle ou rectificative et les avis en vigueur de la DGID ou de la DGD.
Impôts au Sénégal
Le système fiscal sénégalais couvre les impôts directs sur le revenu et les bénéfices, les impôts indirects tels que la TVA, les droits de douane, les impôts fonciers et les taxes locales sur les entreprises. La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) administre la plupart des impôts intérieurs, tandis que la Direction générale des Douanes (DGD) administre les douanes. Les entreprises et autres activités imposables doivent généralement s’immatriculer, tenir des registres, déposer des déclarations et payer en fonction de leur forme juridique, de leur activité, de leurs revenus, de leurs biens et de leurs opérations transfrontalières.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

