Au Sénégal, les termes usuels sont formation continue et formation professionnelle continue. Ils désignent le développement organisé ou autodirigé de compétences après ou parallèlement à une formation ou une activité professionnelle antérieure. Le perfectionnement améliore les compétences existantes, le renforcement de capacités développe celles des travailleurs ou des organisations, la formation qualifiante conduit à une qualification et la reconversion correspond à un changement d’orientation professionnelle. L’offre formelle comprend des cours modulaires dispensés par des établissements, centres de formation et experts agréés. L’offre non formelle comprend les formations courtes, le renforcement des capacités sur le lieu de travail et les formations organisées par l’employeur. L’apprentissage informel reste important par la formation sur le tas et l’apprentissage traditionnel ou rénové, en particulier dans l’artisanat et l’économie informelle. Le Sénégal ne dispose ni d’un système national unique de formation continue ni d’un droit général à un cours financé par l’État. SIGOF est un portail de candidature et de gestion lié à certains programmes, pas une plateforme nationale de cours. Les principaux acteurs publics sont le ministère chargé de la formation professionnelle et technique, la DFPT, la Direction de l’Apprentissage, la DECPC, le SNOP et le CAOSP, l’ONFP, le 3FPT, l’ANAMO et le CNQP. Des prestataires publics ou privés agréés, les employeurs, organisations professionnelles, chambres et maîtres d’apprentissage informel dispensent ou organisent également des formations. L’Office national de la formation professionnelle (ONFP) peut élaborer des cours modulaires avec des prestataires, centres et experts agréés. Sa démarche peut inclure une évaluation de la demande, la conception d’un projet personnel et professionnel et des conseils sur le marché du travail. Un dossier individuel comprend généralement une demande au directeur général, un projet professionnel, une pièce d’identité CNI, un diplôme ou certificat le cas échéant, un CV et une fiche de renseignements. Les demandes en ligne peuvent être déposées selon la procédure pertinente de l’ONFP. Selon les informations de l’ONFP, aucun niveau scolaire minimum particulier n’est généralement exigé, même si le niveau requis peut dépendre du module ou de la qualification visée. Les groupes, associations et GIE peuvent devoir fournir un projet, une liste de bénéficiaires et une preuve de constitution légale. Les entreprises doivent souvent démontrer un besoin en personnel, l’effet attendu sur la productivité, le lien avec un plan de développement et fournir une liste de bénéficiaires. Une formation ONFP peut se conclure par une attestation, un titre de qualification ou un titre professionnel. La validation des acquis de l’expérience (VAE) peut reconnaître des compétences acquises au travail ; la reconnaissance et la transférabilité dépendent toutefois du programme et du titre. Le 3FPT établit des normes, agrée des prestataires, réalise des audits et contribue à l’assurance qualité. Son financement dépend de programmes et ne constitue pas une aide individuelle universelle. Le GFEOP, mécanisme destiné aux entreprises et organisations professionnelles sénégalaises légalement constituées, peut couvrir 90 % du coût des projets admissibles avec l’appui du 3FPT. Certains appels ou projets peuvent couvrir jusqu’à 100 %, mais les conditions de l’appel concerné prévalent. Les frais d’agrément de 500 000 FCFA du 3FPT concernent les prestataires, pas les apprenants. La CFCE, contribution de 3 % sur la masse salariale, est une source importante de financement du 3FPT. Les frais de formation à l’ONFP ne correspondent pas à un montant national uniforme publié ; ils peuvent être payés par l’apprenant, l’employeur, un partenaire ou un projet. À titre d’exemple, le programme LOXO a appliqué des conditions telles que la nationalité sénégalaise, un âge de 15 à 40 ans, un prérequis, un projet professionnel et des critères territoriaux, de genre ou d’équité sociale ; la prise en charge intégrale des frais dépend du projet retenu. La formation financée par l’employeur est soumise à des exigences écrites précises. Selon l’article L75 du Code du travail sénégalais, les objectifs de formation, la durée et la rémunération doivent figurer dans un contrat écrit ou un avenant. Selon l’article L76, un dispositif financé par l’employeur peut comporter un engagement écrit de rester dans l’entreprise pendant quatre ans au maximum, déposé à l’Inspection du Travail et de la Sécurité sociale. Un départ anticipé peut entraîner un remboursement proportionnel lorsque l’accord le prévoit. Les recherches disponibles n’établissent pas de droit général à un congé de formation rémunéré. Les délais varient selon le programme. L’ONFP travaille sur la base de plans annuels et d’appels ; le financement du 3FPT est annuel et lié aux projets. SIGOF peut accepter des demandes en continu, mais la sélection dépend des ressources disponibles et des besoins recensés. Un appel de l’ONFP en 2025 a reçu les candidatures du 28 avril au 12 mai à 17 h ; ce délai ne concernait que cet appel. La durée des formations modulaires varie également. L’accès régional s’est amélioré grâce aux pôles couvrant le Nord, le Nord-Est, le Centre, Diourbel-Louga, Thiès, le Sud et le Sud-Est, mais l’offre demeure fortement concentrée à Dakar. L’ONFP a déclaré sur son site de 2025 avoir formé 4 510 personnes, agréé 370 prestataires et proposé 228 modules, sans distinguer la formation initiale de la formation continue dans ces chiffres. En 2023, le 3FPT a déclaré 109 938 bénéficiaires au total, dont 79 533 salariés ou membres d’organisations professionnelles et 2 572 entreprises ou organisations professionnelles, ainsi que 8 196 468 163 FCFA affectés à la formation continue. Entre 2016 et 2023, il a indiqué avoir touché 394 992 personnes, financé 69,6 milliards de FCFA de formation et soutenu 656 projets d’investissement ; son objectif 2024–2028 est d’atteindre un million de talents. Les secteurs prioritaires comprennent l’agriculture et la transformation agroalimentaire, la construction, l’industrie, le numérique, la santé, le tourisme, les transports, l’énergie, le textile, la culture et l’artisanat. La formation continue a une forte pertinence pratique puisque l’économie informelle représente environ 97 % des unités économiques et environ 96,4 % des travailleurs dans les recherches citées. Les données du marché du travail de l’ANSD distinguent les catégories selon les diplômes, certificats, formations sur le tas ou absence de formation. Au premier trimestre 2026, le taux d’activité était de 56,5 %, le chômage élargi de 22,9 %, l’activité des jeunes de 48,6 % et celle des adultes de 69,4 %. Ces conditions renforcent l’intérêt de la formation pratique, de la reconnaissance de l’expérience informelle, du soutien aux femmes et aux jeunes et de l’accès hors de Dakar ; la fragmentation, les capacités de financement, l’assurance qualité et la reconnaissance demeurent des contraintes récurrentes. Il faut donc évaluer une formation selon le prestataire, le certificat ou la qualification, les conditions de financement, le mode de formation, le lieu, l’horaire et l’usage professionnel ou entrepreneurial probable.
Formation continue au Sénégal
Au Sénégal, la formation continue se compose de cours formels, de modules non formels, de formations en entreprise et d’apprentissages informels ; elle ne relève pas d’un système national unifié. Elle sert à actualiser des compétences, obtenir une qualification, changer d’orientation ou faire reconnaître une expérience professionnelle. L’accès, le financement et la reconnaissance dépendent du prestataire, du programme, du candidat et de l’appel de financement ; aucun droit général à une aide ni aucun emploi automatique ne sont établis.
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