La Constitution est la loi suprême. Elle protège notamment le droit à la vie, la liberté, l’équité des procédures, la liberté d’expression et de la presse, la liberté de réunion pacifique et d’association, la vie privée, la propriété, l’égalité et l’accès aux informations officielles. Les droits constitutionnels ne peuvent être limités que conformément à la Constitution et à la loi applicable, et sous réserve que la restriction réponde aux exigences démocratiques. Le président est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement, détient le pouvoir exécutif et exerce les fonctions de commandant en chef. Le Cabinet conseille le président sur la politique gouvernementale. Les ministères, départements, organismes et organes statutaires remplissent des fonctions publiques ; le procureur général est le principal conseiller juridique et dispose de pouvoirs constitutionnels en matière de poursuites. L’Autorité des nominations constitutionnelles propose ou nomme les titulaires de plusieurs fonctions constitutionnelles. L’Assemblée nationale est monocamérale. Elle adopte les lois, approuve le budget et examine l’action de l’exécutif au moyen de questions, de motions et de commissions. La Commission des finances et des comptes publics examine les rapports de l’Auditeur général. Les élections et les procédures de vote relèvent d’un domaine distinct, même si le commissaire électoral fait partie du système institutionnel élargi. Le pouvoir judiciaire comprend la Cour d’appel, la Cour suprême et les tribunaux de magistrats. La Cour suprême traite également les questions constitutionnelles, les affaires pénales graves et les affaires civiles de grande valeur. Des tribunaux spécialisés, notamment le Tribunal du travail, la Commission des loyers, le Tribunal de la famille et le Tribunal pour mineurs, traitent des litiges précis. La Constitution garantit l’indépendance judiciaire et un juge de permanence peut être saisi en urgence. Une aide juridictionnelle peut être accordée dans les affaires portées devant la Cour suprême, sous réserve des conditions d’admissibilité. Les Seychelles comptent 26 districts administratifs et 27 bureaux d’administration de district. Le ministère des Collectivités locales et des Îles intérieures, ainsi que chaque administrateur de district, font le lien entre le gouvernement central et les affaires de district, la participation communautaire, les programmes locaux, les équipements publics et certaines activités de coordination en matière d’urgence, de sécurité et de cimetières. Les districts ne constituent pas un échelon fédéral doté de pouvoirs législatifs régionaux ; les institutions centrales conservent la responsabilité principale des lois, du financement et de la répartition des ressources publiques. L’administration publique comprend les ministères, départements, divisions, organismes publics, sociétés statutaires, entreprises contrôlées par l’État et autres entités exerçant des fonctions gouvernementales. Le Bureau de la fonction publique gère les politiques relatives à la fonction publique, les ressources humaines, la performance et l’administration. La Commission d’appel de la fonction publique examine certaines plaintes concernant les nominations, les promotions, la discipline, les licenciements et les qualifications ; des délais constitutionnels peuvent s’appliquer, notamment une période maximale de six mois pour les recours tardifs. Les fonds publics sont gérés par le Fonds consolidé. Les retraits doivent être autorisés par la Constitution ou la loi, par une loi de finances, un budget supplémentaire ou une procédure pour dépenses imprévues. L’exercice financier va généralement du 1er janvier au 31 décembre. Les prévisions de recettes et de dépenses doivent être présentées dans les 30 jours suivant le début de l’exercice ; les comptes annuels et les déclarations connexes relatives aux finances publiques, à la dette et aux réserves doivent l’être dans les 91 jours suivant sa clôture. Le ministère des Finances, de la Planification économique, du Commerce et de l’Investissement conduit la politique budgétaire et financière. La Seychelles Revenue Commission administre les impôts, les douanes et les prélèvements connexes, tandis que la Banque centrale des Seychelles gère la politique monétaire, les réserves, la stabilité des prix intérieurs et la solidité du système financier. La surveillance est répartie entre plusieurs organismes indépendants. L’Auditeur général contrôle les institutions publiques et rend généralement compte à l’Assemblée nationale dans les 12 mois. L’Ombudsman peut examiner les cas de mauvaise administration, de fraude, de corruption et d’atteinte aux droits humains, généralement après que l’autorité concernée a été saisie ; les plaintes sont en principe soumises à un délai de 12 mois. La Commission seychelloise de lutte contre la corruption enquête sur les pratiques de corruption, les prévient et engage des poursuites. La Commission de l’information traite l’accès à l’information et supervise la protection des données. Dans le cadre d’une demande d’accès à l’information, un agent d’information répond normalement sous 21 jours ; les demandes relatives à la vie ou à la liberté reçoivent une réponse sous 48 heures. Le réexamen interne prend généralement 15 jours, puis un recours peut être présenté à la Commission de l’information et, éventuellement, à la Cour suprême. Le créole seychellois, l’anglais et le français sont les langues nationales. Le domaine public officiel comprend le Journal officiel du gouvernement, les archives de l’Assemblée nationale, les portails gouvernementaux et les statistiques officielles. InfoCom contribue à la transparence, à la responsabilité, à la participation et à la protection des données ; la Seychelles Broadcasting Corporation joue un rôle d’intérêt public et émet dans les langues nationales. Le ministère de la Sécurité intérieure et des Affaires civiles est chargé de la sécurité nationale, de la sécurité publique et de l’application de la loi. La Police des Seychelles s’occupe de la sécurité intérieure, de l’ordre public et de la prévention de la criminalité. Les Forces de défense des Seychelles protègent la sécurité extérieure, l’intégrité territoriale et la zone économique exclusive ; elles peuvent soutenir des opérations de secours en cas de catastrophe civile ou de maintien de l’ordre à la demande du président. Les garde-côtes des Seychelles assurent la recherche et le sauvetage en mer, l’application de la loi maritime, la protection de l’environnement et la sécurité de la navigation. L’archipel et son vaste espace maritime font que la gestion des catastrophes, la sécurité maritime et les risques liés au climat influent directement sur l’administration publique et les responsabilités de l’État.
État aux Seychelles
L’État des Seychelles est une république démocratique souveraine régie par la Constitution de la République des Seychelles, adoptée pour la Troisième République en 1993. Son système est présidentiel, centralisé et non fédéral : le président dirige l’exécutif, l’Assemblée nationale légifère et contrôle l’action du gouvernement, et des tribunaux indépendants appliquent la loi. Les services publics sont principalement fournis par les ministères et organismes centraux, les bureaux de district servant de relais local.
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