L’article 21 de la Constitution protège la liberté de conscience, de pensée et de religion aux Seychelles. Chacun peut changer de religion, l’exprimer, l’enseigner, la pratiquer et l’observer seul ou avec d’autres, en public ou en privé. Des restrictions ne sont autorisées que par la loi et lorsqu’elles sont nécessaires dans des domaines tels que la défense, la sécurité publique, l’ordre public, la moralité publique, la santé publique ou les droits d’autrui. Les Seychelles n’ont pas de religion d’État, ne peuvent pas imposer d’observance religieuse et ne peuvent pas exiger d’une personne un serment religieux contraire à ses croyances. La religion ne constitue pas une condition d’accès à une fonction publique, et nul ne peut être contraint de participer à un enseignement, à une cérémonie ou à une pratique religieuse. Le premier point de contact est généralement une paroisse ou une communauté religieuse locale ; les horaires, frais et disponibilités ne sont pas publiés dans un calendrier national unique et varient entre Mahé, Praslin, La Digue et les îles extérieures. Les services catholiques relèvent du diocèse de Port Victoria, les communautés anglicanes du diocèse anglican des Seychelles au sein de l’Église de la province de l’océan Indien et les communautés musulmanes d’organismes représentés par le Conseil national musulman des Seychelles (NMCS). Le NMCS réunit l’Association islamique des Seychelles, la Société du Coran et de la Sunna des Seychelles et la Fondation islamique des Seychelles. Parmi les autres communautés établies figurent les organisations hindoues, telles que le Conseil hindou et le Hindu Kovil Sangam, l’Association bouddhiste des Seychelles, le Centre bahá’í et plusieurs petites confessions chrétiennes. Les pratiques religieuses comprennent le culte, la prière, les sacrements, les rites, l’éducation des jeunes et des adultes, le travail communautaire et le soutien social. Le calendrier des jours fériés de l’État pour 2026 comprend des fêtes chrétiennes comme le Vendredi saint, le Samedi de Pâques, le lundi de Pâques, la Fête-Dieu, l’Assomption, la Toussaint, la fête de l’Immaculée Conception et Noël. L’Aïd el-Fitr, le Ramadan, Diwali, Naw-Rúz bahá’í et Vesak bouddhiste font l’objet d’une reconnaissance publique ou de messages de la State House, mais ne figurent pas dans le répertoire régulier des jours fériés cité par les recherches ; certaines dates varient selon les calendriers lunaires ou religieux. Un groupe religieux peut s’enregistrer comme association ou société auprès du Bureau du registraire général en vertu de la loi de 2022 sur les associations. Une association doit réunir au moins cinq personnes ayant un objectif commun sans but lucratif. La demande comprend généralement une lettre, la liste des dirigeants et leurs pièces d’identité, les statuts, une résolution et le procès-verbal de réunion ; la division de l’enregistrement vérifie le nom et les documents, délivre un certificat ou demande des modifications, et ne facture pas de frais d’enregistrement. Les groupes enregistrés doivent remettre chaque année une déclaration des dirigeants et des comptes audités, signaler les changements dans les 14 jours et respecter les obligations relatives aux bénéficiaires effectifs, à la lutte contre le blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, contrôlées dans le cadre du système de conformité financière concerné. Le défaut d’enregistrement concerne le statut juridique de l’organisation et ne supprime pas la liberté de croyance garantie à chacun par la Constitution. Les Églises catholiques et anglicanes ont dispensé un enseignement religieux dans les écoles publiques ; une possibilité de retrait existe pour des raisons religieuses ou de non-croyance et aucun cours de remplacement n’a été signalé. Les écoles privées peuvent proposer un enseignement religieux ; des rapports de 2023 n’ont pas confirmé l’existence d’un réseau d’écoles confessionnelles, et les discussions de 2026 sur d’éventuelles écoles catholiques n’établissent pas que ces établissements sont déjà en activité. Des rites religieux de baptême, d’initiation, de mariage ou de funérailles peuvent être organisés par une communauté, mais une cérémonie religieuse ne remplace pas l’enregistrement civil. Le bureau de l’état civil délivre les actes officiels de naissance, de mariage et de décès. La procédure de mariage peut comprendre 11 jours de publication des bans ou une licence spéciale coûtant 500 SCR ; un mariage civil au bureau est gratuit pour les Seychellois, tandis que les cérémonies hors du bureau ou impliquant deux ressortissants étrangers donnent lieu à des frais différents selon l’île. Une copie d’acte coûte 50 SCR. Dans un cas in articulo mortis, un ministre du culte peut avoir un rôle prévu par la loi et le registre doit être transmis aux autorités dans les trois jours. Le Conseil interconfessionnel des Seychelles (SIFCO) met en relation les principales confessions et communautés religieuses pour le dialogue, la coopération, la paix, l’unité nationale, la réflexion morale et les consultations avec le gouvernement, mais ce n’est pas une autorité publique dotée d’un pouvoir décisionnel déclaré. Sa délégation de 2026 comprenait des représentants anglicans, catholiques romains, orthodoxes, hindous, musulmans et évangéliques. Un centre de formation envisagé, d’un coût d’environ 20 millions de SCR, restait un projet et non une institution établie. Les groupes religieux peuvent accéder à la radiodiffusion proposée aux groupes enregistrés par la Seychelles Broadcasting Corporation, mais leur appartenance religieuse ne leur confère pas une licence de radio ou de télévision commerciale distincte. Les autorités et les organismes religieux ont aussi fait part de préoccupations concernant le vandalisme, les représentations trompeuses et l’insuffisance de supervision ou de responsabilité de nouveaux groupes.
La religion aux Seychelles
La religion aux Seychelles fait partie de la vie publique et privée dans un cadre pluraliste et protégé par la Constitution ; le catholicisme romain est la tradition la plus importante. Un résumé du recensement de 2022 indique environ 70 % de catholiques romains, environ 6 % d’anglicans et 6 % d’hindous, et environ 3 % de musulmans, ainsi que des communautés chrétiennes, bahá’íes et bouddhistes plus petites. Les groupes religieux assurent le culte, les rites, l’éducation, le soutien social et des activités communautaires, tandis que le bureau de l’état civil reste responsable de l’enregistrement légal des naissances, mariages et décès.
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