Un ami se dit saaxiib et l’amitié, saaxiibtinimo. En Somalie, l’amitié fait partie de la vie sociale informelle et peut apporter de la compagnie, une aide pratique, un sentiment d’appartenance et de la résilience. Elle ne doit pas être confondue avec le qaraabo ou l’appartenance à un clan, une relation amoureuse ou la cohabitation. Les réseaux familiaux, communautaires et de la diaspora peuvent favoriser les amitiés, mais une amitié personnelle reste une relation volontaire entre individus. Les personnes entretiennent couramment leurs amitiés lors de visites, de rencontres à domicile ou dans la communauté, par des activités sportives communes, l’éducation, des activités culturelles et des groupes de pairs ou de la société civile. Les écoles, les universités, les associations de jeunes, les espaces sûrs, les groupes d’adolescents et les projets communautaires peuvent offrir des occasions régulières de contact, de travail d’équipe et de soutien social. Certains lieux séparent les activités selon l’âge ou le genre lorsque la sécurité, l’acceptation familiale ou les normes sociales locales l’exigent. Les téléphones mobiles, les services Internet et les réseaux sociaux peuvent aider à garder le contact, mais l’accès et la qualité du service varient selon les lieux. La Somalie ne dispose ni d’une autorité nationale de l’amitié, ni d’une procédure d’enregistrement ou de demande, ni d’une limite d’âge ou d’une procédure de sélection, ni de frais d’adhésion standard. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, les structures éducatives et municipales, les écoles, les universités, les groupes sportifs et culturels, les groupes de jeunes et de femmes, les organisations de la société civile et les acteurs humanitaires peuvent soutenir les liens sociaux, la participation des jeunes ou la protection ; ils n’accordent ni n’enregistrent les amitiés. La participation aux activités organisées peut dépendre du lieu, de la sécurité, du transport, des moyens financiers, de l’accessibilité pour les personnes handicapées, de l’âge, du genre, du statut de déplacement et de l’acceptation familiale ou communautaire. Les conditions diffèrent entre les États membres fédérés, le Banadir et Mogadiscio, le Puntland, le Somaliland, les zones rurales et urbaines, ainsi que les lieux accueillant des personnes déplacées ou des communautés d’accueil. L’amitié privée n’a généralement pas de durée fixe, de date de renouvellement ni de procédure officielle de rupture. Les contacts peuvent s’affaiblir ou cesser à cause de la distance, de la migration, d’un conflit, de la sécheresse, d’inondations ou d’un déplacement. Les déplacements peuvent fragiliser les réseaux sociaux existants, et les activités organisées ne créent pas automatiquement un soutien personnel fiable ; une relation déjà établie est généralement nécessaire pour recevoir une aide concrète. Les coûts indirects courants comprennent le transport, les données mobiles, Internet, les rafraîchissements, les activités et le temps, tandis qu’une amitié en elle-même est généralement gratuite. La Constitution provisoire de 2012 pose des principes de base concernant l’égalité, la sécurité personnelle, la liberté d’association, le droit de ne pas s’associer, la liberté d’expression, y compris dans les médias électroniques et sur le Web, ainsi que le droit de réunion pacifique. Ces principes ne créent pas de droit légal à recevoir un ami et ne peuvent obliger une autre personne à maintenir une amitié. Leur application actuelle doit être vérifiée dans le contexte fédéral ou étatique concerné après les changements constitutionnels et leur réexamen. Les attentes sociales peuvent encourager la confiance, la discrétion, la réciprocité et l’entraide pratique, mais les obligations ordinaires d’une amitié ne sont généralement pas exécutoires comme un contrat. La violence, la contrainte, le harcèlement, les violences fondées sur le genre et l’exploitation ne font pas partie d’une amitié saine. Lorsqu’une amitié implique des menaces ou des abus, recourez au parcours disponible de protection, de soutien psychosocial, de protection de l’enfance ou de lutte contre les violences fondées sur le genre, par l’intermédiaire des autorités concernées, des Nations Unies ou d’organisations de la société civile, au lieu de compter sur une démarche informelle entre amis. La Somalie ne dispose pas de service général de médiation ou de rupture d’amitié.
Amitié en Somalie
En Somalie, l’amitié (saaxiibtinimo) est une relation personnelle, non romantique et librement choisie, fondée sur des contacts réguliers, la confiance et le soutien mutuel. Elle ne fait l’objet d’aucun enregistrement national, ne nécessite aucune adhésion et ne dépend d’aucune autorité officielle ni de frais fixes. Les amitiés se construisent souvent grâce aux réseaux familiaux et communautaires, aux écoles, aux groupes de jeunes, au sport, aux activités culturelles, à l’éducation et aux projets de la société civile.
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