Au Soudan, l’amitié se dit الصداقة ; صديق, صديقة et صديقات désignent un ami ou des amis. Une amitié n’exige ni enregistrement, ni adhésion, ni durée minimale, ni contrat. Elle se développe par des contacts répétés, un intérêt mutuel, l’écoute, le soutien émotionnel et les expériences partagées. Les activités courantes comprennent les études, le sport, l’art, la danse, les événements culturels et le bénévolat. Des amitiés entre communautés d’accueil et personnes déplacées ont également été documentées. Les gens peuvent se rencontrer dans les réseaux de voisinage, les écoles, les espaces d’apprentissage sûrs, les universités, les lieux de travail, les groupes de jeunes, les groupes de femmes, les organisations culturelles, les cadres religieux et d’autres espaces communautaires locaux. Les contacts numériques par téléphone, réseaux mobiles, WhatsApp, Facebook et radio locale peuvent aider à maintenir des relations à distance. L’accès n’est pas fiable dans tout le Soudan : les pannes de télécommunications, la connectivité limitée, l’insécurité et les déplacements peuvent interrompre les contacts. Plusieurs cadres organisés peuvent favoriser les liens sociaux sans être des institutions consacrées à l’amitié. Il s’agit notamment des clubs dirigés par des adolescents, des espaces adaptés aux enfants, des espaces d’apprentissage sûrs, des centres de jeunesse, des MPCC et des réseaux communautaires de protection. L’UNICEF et ses organisations partenaires, les acteurs de l’éducation et des services sociaux, les réseaux communautaires de protection, les salles d’intervention d’urgence et les structures locales de jeunes, de femmes, religieuses et communautaires peuvent soutenir ces cadres. L’accès dépend du programme, de la tranche d’âge, du lieu et de la situation de sécurité ; aucun droit général applicable dans tout le Soudan ne s’applique. Les salles d’intervention d’urgence ne sont souvent pas officiellement enregistrées et leur légitimité vient généralement de la communauté locale. Une amitié privée n’entraîne normalement ni frais obligatoires, ni durée fixe, ni paiement obligatoire. Des coûts pratiques peuvent néanmoins concerner les données mobiles, l’utilisation du téléphone, le transport, les lieux de rencontre sûrs, l’hospitalité et le temps. Les activités organisées sont souvent financées par des partenaires ou des dons, mais leur disponibilité n’est pas garantie et il n’existe pas de données fiables à l’échelle nationale sur les prix ou les durées. L’amitié ne crée pas de statut juridique particulier et ne donne à aucune des deux personnes un droit opposable au maintien de la relation. Ses normes pratiques sont la participation volontaire, la réciprocité, le respect, les limites personnelles, l’absence de coercition et la confidentialité. Les enfants et adolescents qui fréquentent des espaces organisés doivent être protégés par les normes applicables de protection de l’enfance et de non-discrimination. L’amitié ne remplace pas un service de protection : en cas de violence, d’exploitation ou d’autre danger immédiat, la personne doit demander une orientation vers un service de protection ou d’action sociale. Le conflit armé depuis 2023, les déplacements, la violence, l’exploitation, les séparations, la stigmatisation, les déplacements dangereux et les pannes de communication peuvent rendre les contacts difficiles. L’amitié peut renforcer le soutien entre pairs, le sentiment d’appartenance, la stabilité psychosociale et la cohésion sociale, mais ne doit pas être confondue avec la parenté, le soutien d’un clan, un réseau de protection ou l’aide collective. Darrа et Nafeer, les cuisines collectives, les salles d’intervention d’urgence, les réseaux communautaires de protection et les réunions communautaires peuvent apporter solidarité ou aide essentielle, mais relèvent principalement de l’aide collective plutôt que de relations personnelles librement choisies. Le Soudan compte 18 États ; l’accès, la sécurité, les déplacements et la connectivité varient fortement selon les lieux. Les informations disponibles portent notamment sur Kassala, le Darfour, le Kordofan, Khartoum, l’est du Soudan, le nord du Soudan et la région de la Mer-Rouge ; la situation observée dans un lieu ne doit pas être considérée comme une pratique nationale. Les connaissances, les relations amoureuses et les arrangements domestiques ou de logement relèvent de sujets différents. La parenté, le soutien du clan ou de la communauté ne relèvent de l’amitié que s’il existe aussi un lien personnel, régulier, librement choisi et non romantique.
Amitié au Soudan
Au Soudan, l’amitié est une relation personnelle, non romantique et librement choisie, qui se construit par des contacts mutuels répétés. Les gens se rencontrent couramment dans leur quartier, à l’école, à l’université, au travail, dans des lieux communautaires, des groupes culturels ou religieux et lors d’activités partagées. Aucune autorité à l’échelle du Soudan n’enregistre les amitiés ni ne propose de service officiel pour en nouer.
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