Le secteur artistique soudanais associe des institutions formelles à des pratiques informelles et communautaires. Le ministère de la Culture, de l’Information, du Tourisme et des Antiquités coordonne la politique culturelle, tandis que la National Corporation for Antiquities and Museums (NCAM), l’organisme national des antiquités et des musées, travaille avec les musées, les sites patrimoniaux, les collections et les projets de conservation. Le Conseil national du droit d’auteur et des droits voisins et des œuvres littéraires et artistiques traite les questions relatives au droit d’auteur. Les syndicats d’artistes, les centres culturels, les groupes communautaires, les universités et les projets indépendants proposent également des possibilités de formation, de production, de représentation et d’exposition. Des études formelles sont proposées par des établissements tels que le Collège des beaux-arts et des arts appliqués et le Collège de musique et d’art dramatique de l’Université des sciences et de la technologie du Soudan, ainsi que la Faculté des beaux-arts et du design de l’Université Al Neelain. Les domaines comprennent notamment la peinture, les arts appliqués et le design d’intérieur. L’admission se fait par le système national électronique d’admission du ministère de l’Enseignement supérieur ou selon la procédure propre à l’établissement. Les exigences, les frais et les échéances dépendent des directives annuelles. Le Soudan ne dispose pas d’une qualification nationale pour les professions artistiques qui soit documentée de manière constante, ni d’une durée de formation standard unique. En dehors des études universitaires, l’accès dépend souvent d’un portfolio, d’un réseau professionnel, d’une invitation à un projet, d’un atelier ou d’un groupe communautaire. Le Centre culturel Wassel, à Port-Soudan, a proposé des espaces de travail et de réunion, du théâtre, de la peinture, de la musique, des projections de films et une formation à la gestion culturelle. Le Syndicat des artistes de Port-Soudan a soutenu des artistes déplacés, tandis que d’autres syndicats et organisations proposent du mentorat, des résidences, de la documentation et des espaces de travail protégés. Ces possibilités sont affectées par les déplacements, la sécurité, les matériaux, l’électricité, l’accès à Internet et la disponibilité de lieux adaptés. Les principaux domaines comprennent la littérature arabe et orale, la poésie, la musique traditionnelle et contemporaine, le théâtre, la danse, les représentations rituelles, le cinéma, la photographie, l’architecture, le design et l’art ou la documentation numériques. Les Archives du folklore et de la musique traditionnelle de l’Université de Khartoum détiennent plus de 3 000 enregistrements audio et photographies. Des projets de l’UNESCO et de la NCAM ont dressé l’inventaire numérique de cinq musées et documenté 1 737 objets. Le patrimoine culturel immatériel reconnu du Soudan comprend la calligraphie arabe, la gravure sur métal, les pratiques liées au palmier dattier, le henné, le Molid et l’Al-Jertiq ; des travaux de candidature concernant les pratiques de l’oud étaient en cours en 2026. La loi de 2013 sur la protection du droit d’auteur et des droits voisins des œuvres littéraires et artistiques protège les œuvres littéraires et artistiques, les droits moraux et patrimoniaux, les artistes-interprètes, les enregistrements sonores, les émissions, les expressions du folklore, les contrats d’édition et les représentations publiques. Les œuvres architecturales sont incluses. La production et la projection de films sont également soumises à des contrôles formels et à des exigences de certification. L’application de ces règles peut être difficile lorsque les institutions, les archives, les studios, les musées et les systèmes de paiement ou de transport ont été endommagés ou interrompus. Depuis avril 2023, le conflit a déplacé des artistes, endommagé ou vidé des établissements culturels et rendu l’accès aux matériaux, aux transports, aux expositions et aux paiements peu fiable. Port-Soudan a servi de base de remplacement pour certaines activités, tandis que Khartoum, le Kordofan, le Darfour et Al-Jazira présentent des risques différents. Les frais actuels, les prix du marché, les montants des subventions, les réseaux de galeries, le nombre de visiteurs et l’existence d’un système stable de cinéma ou de distribution à l’échelle nationale ne sont pas documentés de manière fiable. Les coûts et les délais dépendent donc de l’établissement, du programme, des matériaux, des conditions de transport et de la situation sécuritaire.
L’art au Soudan
L’art au Soudan comprend les arts visuels, la musique, la littérature, le cinéma, le théâtre, la danse, l’architecture, le design, la photographie et les pratiques de préservation numérique. La formation formelle et les organismes culturels publics coexistent avec les syndicats d’artistes, les traditions communautaires, les ateliers, les résidences et les projets ponctuels, mais l’accès et la continuité varient fortement selon le lieu et les conditions de sécurité. Le droit d’auteur et les mesures de protection du patrimoine fournissent un cadre formel, mais la guerre depuis avril 2023 a gravement perturbé le marché de l’art et les infrastructures culturelles.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

