Au Tchad, l’amitié ne nécessite ni demande, ni frais, ni limite d’âge, ni justificatif officiel. Les activités organisées peuvent favoriser les rencontres, mais l’adhésion à un groupe ne confère aucun statut juridique d’ami. L’amitié reste une relation personnelle et volontaire ; elle ne crée automatiquement aucun droit à la représentation, à une aide financière, aux soins, à l’héritage, au séjour ou aux prestations publiques. Les lieux de rencontre courants comprennent les écoles, les universités, les quartiers, les groupes sportifs, les Scouts, les communautés religieuses, les clubs de jeunes, les centres culturels et les espaces accueillant des personnes déplacées ou réfugiées. Les projets du Village de la démocratie à Sarh, Bongor, N’Djamena et Mongo offrent des cadres de dialogue, de jeu et d’échange. Les centres CLAC proposent des activités culturelles et de l’éducation par les pairs. Les espaces adaptés aux enfants permettent le jeu, le sport, le soutien psychosocial et les contacts entre pairs ; U-Report et les espaces pour les jeunes offrent d’autres moyens de participation et de communication. Les structures de jeunesse du CNJT s’adressent généralement aux personnes de 18 à 35 ans ; les espaces adaptés aux enfants peuvent accueillir des enfants jusqu’à 17 ans, selon le projet. L’accès aux activités organisées varie selon le lieu et le projet. Le genre, l’âge, la religion, l’origine, le handicap, le statut de personne déplacée, la langue, les transports, la sécurité et les règles sociales locales peuvent influer sur la participation. L’UNICEF a documenté la prédominance masculine dans certaines activités pour les jeunes et les réticences à participer par crainte de représailles. Bien que l’amitié elle-même n’ait pas de coût fixé, les crédits téléphoniques, les données mobiles, les transports, les rencontres, les cadeaux et les contributions aux groupes peuvent rendre les contacts réguliers difficiles. Les données de l’UIT pour 2024 indiquent qu’au Tchad, 12,6 % des habitants utilisent Internet, 44,3 % possèdent un téléphone mobile et 17,3 abonnements actifs au haut débit mobile sont recensés pour 100 habitants. La couverture 3G atteint 84,5 % au moins, tandis que la couverture LTE ou WiMAX atteint 60 %. Les contacts en ligne sont donc possibles, mais l’accès reste inégal. Les protections constitutionnelles générales relatives à la liberté d’expression et de communication, à la religion, à l’association, au rassemblement, à la circulation, à la vie privée et à la confidentialité des communications favorisent les contacts sociaux. Elles ne créent ni obligation ni droit spécifique à l’amitié. Les conflits, les déplacements, le manque de ressources, les tensions locales, la discrimination, les restrictions de mobilité et le coût des communications peuvent influer sur les amitiés et les relations entre pairs organisées. Les groupes peuvent contribuer à la cohésion sociale et au dialogue entre jeunes, mais ne peuvent garantir une amitié durable ni sans risque. Une amitié peut se terminer en privé, avec la distance, un conflit, une diminution des contacts ou une disparition soudaine sans explication. Il n’existe aucune procédure nationale de médiation des amitiés. En cas de violence, de menaces, de violences fondées sur le genre, d’exploitation ou de coercition, il faut chercher des services de protection ainsi qu’un soutien juridique ou social, plutôt que de tenter une médiation amicale. Selon la situation, il peut s’agir d’un travailleur social, du CISM, de services de protection de l’enfance ou contre les violences fondées sur le genre, de la Croix-Rouge du Tchad, de l’UNICEF, du HCR, d’une ONG ou des autorités administratives ou traditionnelles locales.
Amitié au Tchad
Au Tchad, l’amitié est une relation personnelle, volontaire et réciproque, entretenue par des contacts réguliers. Il n’existe aucun statut officiel de l’amitié à l’échelle nationale, ni système d’enregistrement, service de médiation ou procédure standard. Les amitiés se nouent généralement à l’école, au travail, dans les quartiers, par le sport, les activités pour les jeunes et les activités culturelles, au sein des structures religieuses ou communautaires et entre pairs.
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