Le cadre de la CIMA est le régime régional d’assurance appliqué par le Tchad et 13 autres États membres. Le Conseil Régional de Contrôle des Assurances (CRCA) supervise la solvabilité et applique des mesures réglementaires régionales, tandis que la Direction Nationale des Assurances (DNA), située au Ministère des Finances et du Budget à N’Djamena, réglemente et surveille le marché national. Le Code CIMA 2019 et le Traité CIMA de 1992 constituent les principales bases juridiques. En 2024, le marché comptait deux assureurs non-vie et un assureur vie, sans réassureur enregistré localement ni Fonds de Garantie Automobile. Les primes nettes déclarées s’élevaient à environ 18,711 milliards de FCFA en assurance non-vie et 3,445 milliards en assurance vie, soit environ 22,156 milliards au total. Les principaux prestataires documentés sont STAR Nationale SA, SAAR Tchad et STAR Vie SA. STAR Nationale était le plus grand prestataire documenté en non-vie, notamment en assurance automobile et incendie ou biens. Le secteur employait 109 personnes en assurance non-vie et 32 en assurance vie. Les polices non-vie couvrent notamment la responsabilité automobile, les autres risques liés aux véhicules, les accidents corporels et la maladie, l’incendie et les biens, la responsabilité civile générale, le transport et d’autres risques spécifiés. Les polices vie comprennent l’assurance décès, les contrats mixtes de protection et d’épargne, les produits de capitalisation, ainsi que les polices individuelles et collectives. Les primes privées sont calculées en fonction du risque. Aucun tarif public actuel destiné aux particuliers ne peut être établi de manière fiable au Tchad : le prix dépend du risque assuré, du montant assuré, de l’usage, du lieu, des exclusions et de l’évaluation de l’assureur. L’assurance de responsabilité civile automobile envers les tiers, communément appelée RC automobile, est obligatoire en vertu de l’article 200 du Code CIMA. Le Tchad impose également une assurance nationale obligatoire pour les marchandises transportées dans le pays en vertu du Décret 736/1985, et pour les risques de construction en vertu du Décret 737/1985. Les seuils historiques et sanctions rapportés dans une ancienne évaluation de l’OMC ne doivent pas être considérés comme en vigueur sans vérification du Journal officiel applicable et des pratiques d’application. Une assurance obligatoire ne couvre pas toutes les pertes : la police définit toujours le risque assuré, les plafonds, les exclusions, la procédure de déclaration et les conditions de paiement. Une police doit préciser le risque, la durée, le montant assuré, la prime, les modalités de paiement, les exclusions, la procédure de sinistre, le délai de paiement, les règles de résiliation et le délai de prescription. La prime est généralement payable avant le début de la couverture. Une exception limitée peut autoriser un paiement dans les 60 jours pour les primes élevées dépassant 80 fois le SMIG annuel, à l’exclusion de l’assurance automobile, maladie et marchandises transportées. Les tarifs automobiles doivent respecter les exigences approuvées par la CRCA et peuvent dépendre du territoire, du véhicule, de son usage et du profil du conducteur. Souscrivez auprès d’un assureur autorisé ou d’un intermédiaire inscrit. Le paiement à un intermédiaire contre remise des documents contractuels et l’obtention de la police ou du certificat contribuent à prouver la couverture selon la circulaire CIMA de 2015. Le souscripteur doit fournir des renseignements exacts sur le risque et signaler tout changement important du risque dans les 15 jours. Après un sinistre, suivez le mode de déclaration prévu par la police et conservez le reçu de paiement, la police, le certificat, le procès-verbal, les documents médicaux et les autres justificatifs. Pour un sinistre automobile, l’assureur doit répondre à une réclamation justifiée dans les 30 jours. Pour les dommages corporels ou un décès, le délai de présentation d’une offre peut aller jusqu’à 12 mois après l’accident ou 8 mois après le décès. La prescription des réclamations contractuelles est généralement de 2 ans, tandis que les réclamations des héritiers en assurance-vie et accidents corporels sont soumises à un délai de 10 ans. La résiliation ordinaire est généralement possible après un an, avec un préavis d’au moins deux mois. Il existe des exceptions pour l’assurance-vie, l’assurance maladie individuelle et l’assurance construction. Un changement de résidence, de profession, de situation à la retraite ou de situation familiale peut dans certains cas permettre une résiliation dans les trois mois, prenant effet un mois après réception du préavis. Le libellé de la police détermine la procédure et les exceptions applicables. La CNPS est l’organisme public d’assurance sociale du Tchad pour les secteurs privé et parapublic formels. Ses branches publiées sont les prestations familiales (PFM), la couverture des accidents du travail et maladies professionnelles (ATMP), et l’assurance vieillesse, invalidité et survivants (PVID). Les taux de cotisation publiés sont de 7,5 % pour la PFM, de 4 % pour l’ATMP et de 8,5 % pour la PVID, soit 20 % au total : 16,5 % à la charge de l’employeur et 3,5 % à celle du salarié. L’employeur verse la totalité. Les paiements sont mensuels pour les employeurs comptant au moins 20 salariés et trimestriels pour ceux qui en comptent moins de 20 ainsi que pour les travailleurs domestiques. L’inscription commence au début de l’emploi ; le dossier et le numéro personnels du travailleur le suivent en cas de changement d’employeur. Les prestations familiales sont soumises à la présence d’un enfant et à l’enregistrement officiel du mariage. L’ATMP couvre les accidents liés au travail, notamment certains accidents de trajet répondant aux critères. D’anciennes règles de retraite mentionnent l’âge de 55 ans, 15 années d’affiliation et soit 60 mois de cotisations au cours des 10 dernières années, soit 180 mois au total ; la CNPS a ensuite publié un âge de départ à la retraite de 60 ans. Il convient donc de confirmer auprès de la CNPS la règle actuellement applicable. Un plafond de cotisation de 500 000 FCFA publié antérieurement doit également être confirmé. La microassurance est un canal légal de la CIMA et peut prendre la forme d’un contrat collectif destiné à une communauté identifiée. Les données publiques sur les prestataires et le recours actuel à la microassurance au Tchad ne sont pas suffisamment établies. Les mutuelles de santé, notamment les mutuelles de santé documentées historiquement, peuvent constituer une solution de santé fonctionnelle, mais ne sont pas un équivalent général de l’assurance réglementée. La solidarité informelle peut aider à faire face aux pertes, mais elle n’offre pas les mêmes droits contractuels, procédures de sinistre ni protection juridique. La pénétration de l’assurance reste faible : la FANAF a déclaré environ 0,19 % au total et 0,16 % en assurance non-vie en 2023. La DNA est à N’Djamena, tandis que la CNPS dispose de 18 agences régionales. Adressez d’abord les plaintes à l’assureur, puis à la DNA ou au formulaire de plainte de la CIMA, et enfin à un tribunal si nécessaire.
Assurances au Tchad
L’assurance au Tchad couvre des risques définis liés aux personnes, aux biens, à la responsabilité et aux revenus, par des polices privées ou des régimes de protection sociale. Le marché relève principalement du cadre de la CIMA et comprend l’assurance obligatoire de responsabilité civile automobile, d’autres couvertures obligatoires, l’assurance privée dommages et vie, ainsi que l’assurance sociale de la CNPS. Les primes, exclusions, procédures de sinistre et institutions compétentes varient selon la couverture.
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