La formation continue au Tchad peut être formelle, non formelle ou informelle. Les possibilités formelles comprennent la formation soutenue par l’employeur et les cours dispensés dans des centres de formation professionnelle reconnus. Les programmes non formels comprennent l’alphabétisation des adultes, le calcul, les compétences de vie, l’éducation à la santé, l’apprentissage relatif à l’environnement, la citoyenneté, les activités génératrices de revenus et les compétences numériques. L’apprentissage informel se déroule dans les entreprises, les ateliers, les exploitations agricoles, les organisations communautaires et les structures religieuses, mais la reconnaissance, le contrôle de la qualité, les données et la certification restent inégaux. Les principaux acteurs publics et du marché du travail ont des responsabilités différentes. Le FONAP, relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle, soutient des projets de formation destinés aux entreprises privées, aux jeunes, aux groupes vulnérables et aux activités informelles organisées légalement. L’ONAPE met l’accent sur la formation liée à l’emploi, notamment la formation-reconversion des diplômés et des professionnels. La DAPLAN soutient l’alphabétisation des jeunes et des adultes et l’éducation de base non formelle. Le CDFCEP et les inspecteurs de l’éducation organisent le perfectionnement professionnel continu des enseignants. Les ministères sectoriels et des partenaires comme l’OMS, la FAO, l’UNICEF et l’UNESCO proposent également des programmes spécialisés. L’accès dépend du parcours choisi. Les employeurs peuvent intégrer une formation dans un plan d’entreprise, le FONAP peut financer des projets approuvés et les prestataires doivent respecter les conditions du programme concerné. Les programmes de l’ONAPE peuvent viser les jeunes diplômés, les salariés, les demandeurs d’emploi, les femmes et les filles. Les programmes d’apprentissage pour adultes s’adressent généralement aux personnes âgées de 15 ans et plus et sont proposés dans plusieurs régions. Les activités d’alphabétisation sont disponibles au niveau national, tandis que de nombreux programmes professionnels sont concentrés dans les villes, dépendent de projets ou d’employeurs et sont particulièrement présents à N’Djaména. La Taxe d’Apprentissage et de Formation Professionnelle, ou TAFP, est un prélèvement destiné à financer la formation continue, l’apprentissage et les mesures favorisant l’employabilité. Elle soutient le financement par les employeurs, sans garantir un accès individuel gratuit. Les informations publiées sur l’éligibilité ne sont pas entièrement cohérentes : une FAQ du FONAP mentionne les entreprises comptant au moins 10 salariés et une contribution de 1,2 % de la masse salariale, tandis qu’une autre source relative à la TAFP mentionne les entreprises formelles dont la masse salariale dépasse 100 000 francs CFA. Il faut donc vérifier les critères applicables avant de déposer une demande. Les frais de formation, allocations, certificats et coûts de transport et d’hébergement varient selon le prestataire et le programme. Le Code du travail prévoit que la formation complémentaire ou continue peut favoriser la promotion et impose aux entreprises comptant au moins 10 salariés de cofinancer la formation professionnelle continue. Une entreprise peut bénéficier d’une exonération de TAFP si elle prouve la formation de son personnel. Les documents examinés n’établissent pas de droit général individuel à la formation continue ni de droit standard à un congé de formation. Les exemples illustrent la diversité des parcours proposés. Le perfectionnement des enseignants comprend généralement au moins une journée pédagogique par mois, avec un objectif de sept journées pédagogiques et de deux ou trois mini-formations par an. Les sessions de formation-reconversion de l’ONAPE ont porté sur les technologies de l’information et de la communication, la maintenance, les réseaux et la vidéosurveillance, ainsi que sur la couture, la broderie, la transformation alimentaire, la fabrication de savon et les cosmétiques. Les Champs-écoles agricoles, également appelés CEP, reposent sur des pratiques de terrain saisonnières et l’apprentissage entre pairs sur des sujets comme la culture, le compostage et la lutte biologique contre les ravageurs. Les programmes d’alphabétisation peuvent associer le sar, l’arabe tchadien et le français et inclure des compétences en santé, en moyens de subsistance et en numérique. La durée et les résultats diffèrent selon les programmes. L’alphabétisation peut se dérouler en continu ou par cycles, la formation des enseignants suit un calendrier récurrent, les sessions professionnelles sont organisées sous forme d’événements et l’apprentissage agricole suit les saisons. Certains programmes d’emploi sont voisins de la formation continue générale sans en relever directement ; par exemple, le parcours GADE de l’ONAPE met l’accent sur l’insertion par un stage de trois mois pouvant être prolongé une fois. La participation ne garantit automatiquement ni emploi, ni hausse de revenus, ni promotion, ni certificat. Les conflits, les déplacements, la pauvreté, le faible niveau d’alphabétisation, les difficultés de transport, les besoins de garde d’enfants, l’éloignement rural, le financement public limité et le manque de données peuvent restreindre l’accès et la continuité.
Formation continue au Tchad
La formation continue au Tchad comprend des cours organisés, l’apprentissage sur le lieu de travail et le développement de compétences dans les communautés, après la formation initiale ou en parallèle. Le système est fragmenté et ne relève pas d’un parcours national unique. Ses principaux objectifs sont l’alphabétisation, les compétences professionnelles pratiques, l’adaptation au métier, la reconversion et un meilleur accès à l’emploi ou à l’activité indépendante.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

