En tetum, belun signifie ami, tandis que belun boot désigne un ami proche ou très apprécié ; amizade signifie amitié. Les amitiés peuvent se développer à Dili ou dans les communautés rurales au fil de la vie quotidienne partagée, de la langue, des réseaux familiaux et communautaires, ou d’une participation régulière à la même activité. L’accès à des lieux et groupes de rencontre adaptés varie entre les municipalités, les zones urbaines et rurales et la Région administrative spéciale d’Oecusse-Ambeno (RAEOA). Les contacts réguliers peuvent avoir lieu en personne ou par voie numérique. Le sport encourage l’amitié, le travail d’équipe et la coopération ; les scouts, organisations religieuses, écoles, associations de jeunes et groupes communautaires offrent des possibilités organisées de faire des rencontres. La politique nationale de la jeunesse mentionne les réseaux de jeunes, les centres municipaux ou communautaires, les associations de jeunes, les organisations religieuses, les ONG et les réseaux sociaux comme des moyens pratiques de créer et maintenir des liens. Le Timor-Leste compte 13 centres de jeunesse (Sentru Juventude), mais leur disponibilité et leurs activités varient selon la municipalité. Le Parlement des jeunes, Foin Sa'e, est une plateforme de contact entre pairs et de participation civique pour les jeunes de 12 à 17 ans ; il comprend des représentants des postes administratifs et des représentants nationaux pour les jeunes en situation de handicap. Ce n’est pas une autorité en matière d’amitié. L’amitié reste volontaire : personne n’est tenu d’en commencer, poursuivre ou entretenir une, et elle ne fait l’objet d’aucune demande, période d’attente ou redevance particulière. La Constitution du Timor-Leste protège des intérêts généraux pouvant concerner les amitiés, notamment l’égalité et la non-discrimination, l’honneur et la réputation, la vie privée et familiale, les communications privées, les données personnelles, la liberté d’expression, de réunion pacifique, d’association, de circulation et de pétition. Ces protections ne créent pas de statut juridique particulier pour les amis. En cas de violence, de contrainte, de menace, d’atteinte à la réputation ou de violation de la vie privée, les mécanismes généraux de protection et les voies juridiques s’appliquent ; il n’existe au Timor-Leste aucune procédure particulière de médiation ou de dissolution d’une amitié. Un groupe d’amis peut aussi créer une association sans but lucratif officielle s’il a besoin d’un cadre juridique pour ses activités communes. En vertu du décret-loi no 5/2005, cela exige généralement au moins 10 membres, des statuts et les moyens nécessaires, puis une inscription auprès du ministère de la Justice. La personnalité juridique est opposable aux tiers après publication au Journal officiel ; les droits, obligations, départs et exclusions au sein de l’association relèvent de ses statuts. Le ministère de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, le Conseil national pour le développement de la jeunesse, CNJTL, les centres de jeunesse, les autorités municipales, les ONG, les organisations religieuses et d’autres groupes de la société civile peuvent soutenir des activités organisées pour les jeunes ou les communautés, mais aucun n’enregistre ni ne certifie les amitiés privées.
L’amitié au Timor-Leste
Au Timor-Leste, l’amitié est une relation personnelle, non romantique et librement choisie, qui se construit par des contacts répétés, une confiance réciproque, le respect et le soutien. Elle n’a aucun statut national officiel, aucune procédure d’enregistrement, autorité particulière ni droit légal spécifique. Les amitiés se nouent couramment à l’école, au travail, dans le voisinage, le sport, les églises, les groupes de jeunes, les activités communautaires et sur les réseaux sociaux.
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