Le cadre de protection civile du Timor-Leste repose sur la loi sur la protection civile no 12/2020. L’Autorité de protection civile (APC) intervient dans tout le pays sous la supervision du ministère de l’Intérieur et coordonne la réduction des risques, la préparation, l’intervention et le relèvement. Six directions nationales couvrent la lutte contre les incendies, la prévention et l’atténuation, les interventions d’urgence, le relèvement, la gestion des risques de catastrophe et les ressources. Les autorités municipales et la région administrative spéciale d’Oe-Cusse Ambeno (RAEOA) ont également des responsabilités. La PNTL, les F-FDTL, les pompiers, SNAEM, le MSS, les Travaux publics, les administrations locales, la Croix-Rouge du Timor-Leste (CVTL) et les partenaires humanitaires contribuent aux opérations selon la situation. Les inondations, crues soudaines, glissements de terrain, l’érosion, la sécheresse, les fortes pluies et les vents violents sont les risques les plus importants dans la pratique. Les cyclones tropicaux, ondes de tempête, séismes, tsunamis, incendies de forêt et la montée du niveau de la mer peuvent avoir des conséquences graves, bien que moins fréquentes. La saison des pluies s’étend généralement de novembre à avril et accroît les risques d’inondation et de glissement de terrain. La saison sèche, généralement de mai à novembre, augmente le risque de sécheresse. Dili et les autres plaines fluviales, les zones côtières, les versants montagneux et les communautés rurales éloignées font face à des combinaisons différentes d’exposition, d’accès et de vulnérabilité des infrastructures. Les inondations de Pâques liées au cyclone tropical Seroja, le 4 avril 2021, touchent les 13 municipalités. À une étape du signalement, les autorités font état de 33 835 ménages touchés et de 44 décès ; les chiffres officiels ultérieurs varient de 34 à 45 décès à mesure que les évaluations évoluent. Des habitations, routes, ponts, systèmes d’eau et d’énergie, communications, écoles et moyens de subsistance agricoles sont endommagés. La préparation comprend l’évaluation et la surveillance des risques, la prévention, l’éducation du public, l’autoprotection et la planification des urgences, de la contingence, de l’évacuation, des abris et des approvisionnements aux échelons national, régional et municipal. La CVTL appuie les plans familiaux, les exercices communautaires et les structures locales de gestion des catastrophes. TERS permet d’enregistrer numériquement en temps réel les aléas et les dommages, tandis que MHRVA fournit des données sur les risques multialéas. Les ménages ont intérêt à connaître les lieux sûrs à proximité, à garder documents et fournitures essentiels accessibles et à convenir d’un moyen de communication au cas où les réseaux mobiles seraient hors service. La Direction nationale de météorologie et de géophysique (DNMG) fournit des prévisions, des alertes météorologiques graves, des informations provenant des stations en direct, des alertes sismiques et des informations sur les risques de crues soudaines, de glissements de terrain et de fortes pluies. Une référence de 2026 sur l’alerte précoce indique que 65 % des ménages reçoivent des alertes et que 22 % n’en reçoivent aucune ; 56 % des ménages ruraux ont une couverture mobile faible ou inexistante. Environ 90 % des personnes interrogées font confiance aux dirigeants locaux : les alertes efficaces combinent donc les canaux de la DNMG et les canaux numériques avec les dirigeants des sucos, les haut-parleurs, les mégaphones et les contacts directs avec les ménages. Un suco est une unité administrative et communautaire locale. Les alertes sont plus efficaces lorsqu’elles indiquent l’aléa, la zone touchée, le moment attendu et les mesures à prendre dans une langue comprise par la population. Le Système intégré d’opérations de protection et de secours (SIOPS) organise des opérations conjointes sous un commandement unifié. L’APC coordonne les recherches et sauvetages, la protection, l’évacuation, les abris et les approvisionnements essentiels aux échelons national, régional et municipal. Le numéro d’urgence officiel de l’APC est le 115 ; il a été présenté comme un service disponible 24 heures sur 24, mais sa fiabilité actuelle et sa couverture nationale ne sont pas entièrement documentées. Il faut également utiliser les canaux locaux accessibles de l’APC, des pompiers et de l’administration. Une alerta permet de prendre des mesures préventives ou spéciales. Une autorité municipale ou un administrateur municipal peut déclarer une alerte municipale, la RAEOA une alerte régionale et le membre compétent du gouvernement une alerte nationale. Une contingência s’applique lorsque les ressources municipales sont dépassées et active immédiatement les plans. Une calamidade est déclarée par résolution gouvernementale et déclenche immédiatement la planification, les inventaires des dommages, les critères d’aide et, si nécessaire, la mobilisation des ressources, les restrictions de déplacement ou de résidence, les zones de sécurité et l’accès prioritaire à l’eau, à l’énergie et aux transports. Les ordres légaux peuvent imposer une évacuation ou le respect de restrictions de sécurité ; leur non-respect peut être passible de sanctions pénales. Les particuliers et les organismes publics ou privés doivent coopérer, respecter les règles de prévention et se conformer aux ordres légitimes ; chacun a aussi le droit d’obtenir des informations locales sur les risques et les mesures de protection. L’évacuation suit généralement une alerte locale, une évaluation communautaire des itinéraires et des abris sûrs, puis des consignes diffusées par les dirigeants locaux, les haut-parleurs, les mégaphones ou des visites aux ménages. Le point de rassemblement actuel dépend de la municipalité et n’est pas vérifié au niveau central pour toutes les zones : les consignes des autorités locales prévalent. Pendant l’urgence de Dili en 2021, les registres recensaient 22 centres d’accueil et, par la suite, 13 centres d’évacuation. Après une catastrophe, les ménages peuvent chercher à obtenir un abri, de la nourriture, de l’eau et des installations sanitaires, une protection, un soutien logistique et la remise en état des infrastructures de base auprès de l’APC, des municipalités, des sucos, de la CVTL et des partenaires humanitaires. L’aide dépend généralement de l’événement, de la reconnaissance officielle de la situation, de l’évaluation des dégâts et des besoins des ménages ou des communautés. Il n’existe pas de liste nationale unique de prestations ni d’indemnisation forfaitaire générale établie. Les communautés rurales et éloignées peuvent subir des retards en raison des problèmes de transport et de communication. Le relèvement relève de la structure de l’APC chargée du relèvement et utilise des données sur les dommages et les pertes ventilées par sexe, âge et handicap. Les mesures comprennent le retour en sécurité, le relèvement précoce, le soutien aux moyens de subsistance et la remise en état des infrastructures. Après les inondations de 2021, le gouvernement a interdit les constructions et reconstructions dans les zones inondables et sur les pentes présentant un risque d’instabilité moyen à très élevé. Un programme 2020-2026 du Fonds vert pour le climat et du PNUD prévoyait ou mettait en œuvre 130 petits projets d’infrastructures résilientes au climat dans six municipalités, dont 38 réseaux d’eau, 25 systèmes d’irrigation, 216 kilomètres de routes rurales et 20 ouvrages de protection contre les inondations. La planification des risques donne la priorité aux routes et ponts, à l’eau, à l’énergie, aux communications, aux écoles, aux établissements de santé et aux abris d’urgence.
Catastrophes au Timor-Leste
Au Timor-Leste, les catastrophes comprennent les inondations, crues soudaines, glissements de terrain, sécheresses, intempéries, cyclones tropicaux, ondes de tempête, séismes, tsunamis et incendies de forêt. Les inondations et glissements de terrain sont particulièrement fréquents pendant la saison des pluies, tandis que la sécheresse touche les communautés pendant la saison sèche. La protection civile relie les alertes, la préparation, les interventions d’urgence, l’évacuation, l’assistance et le relèvement.
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