Les risques liés à la criminalité varient selon le lieu et la situation au Togo. À Lomé et dans les autres zones urbaines, des vols, vols à la tire, vols de sacs, braquages, attaques armées, détournements de voiture, effractions de véhicules et intrusions au domicile sont signalés autour des plages, du front de mer, des marchés et des lieux fréquentés, de jour comme de nuit. Le risque de violences armées et d’enlèvements est plus élevé dans la région des Savanes, au nord, notamment près de la frontière avec le Burkina Faso et au nord de Kande. Les déplacements de nuit en dehors de Lomé présentent des risques supplémentaires et les ressources policières sont plus limitées hors des zones urbaines. Il n’existe pas de chiffre national fiable sur la prévalence de la criminalité, car les données disponibles sont incomplètes et la sous-déclaration importante. La criminalité organisée et transfrontalière comprend la traite des personnes, la contrebande, le vol de véhicules, les infractions liées aux drogues et la criminalité maritime ; la coopération internationale fait intervenir le Bureau central national d’INTERPOL à Lomé. En cas de danger immédiat, appelez Police secours au 117, numéro gratuit accessible 24 heures sur 24, ou la Gendarmerie nationale au 172. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile gère aussi le centre d’appels 1014. Le commissariat ou la brigade la plus proche peut recevoir une plainte ; précisez le lieu et l’heure, décrivez les faits et les suspects, identifiez les témoins et conservez les preuves utiles. Demandez une copie du procès-verbal, le document établi par la police pour consigner la plainte. Les rapports de police sont généralement rédigés en français et une traduction peut être disponible aux frais de l’usager. Aucun délai national unique pour les plaintes ordinaires ni délai uniforme de traitement n’est publié de manière centralisée ; le service compétent doit donc confirmer la procédure applicable. France Diplomatie indique aussi le 161 comme autre numéro d’urgence mobile pour ses usagers. Des précautions de base réduisent l’exposition aux infractions courantes. Évitez de marcher seul la nuit, d’aller sur les plages ou le front de mer après la tombée de la nuit, et de montrer des objets de valeur ou d’importantes sommes d’argent. Gardez les sacs fermés et près du corps, sécurisez les portes et fenêtres et verrouillez les véhicules. Si possible, évitez les déplacements interurbains de nuit hors de Lomé. Si un autre conducteur simule un accident de la route, restez dans le véhicule ou mettez-vous en sécurité dans un lieu public au lieu de sortir pour accepter une aide spontanée. Quittez les rassemblements et manifestations lorsque les tensions montent, suivez les consignes aux points de contrôle et signalez les barrages routiers non officiels à une autorité compétente. Les escroqueries reposent souvent sur des récits d’amour ou d’amitié, d’affaires, d’emploi, d’investissement, de frais à avancer ou de fausse autorité. Les criminels en ligne recourent aussi à l’hameçonnage, à la fraude bancaire ou par carte, à l’usurpation d’identité, aux fausses boutiques, aux faux ordres de virement, aux rançongiciels, à l’extorsion en ligne et à la sextorsion. Ne communiquez pas de codes à usage unique, codes PIN ou mots de passe ; utilisez l’authentification à deux facteurs, vérifiez l’activité de vos comptes bancaires et cartes, et conservez les messages, URL, données de compte et preuves de paiement. Ne payez pas une demande de sextorsion. Signalez les incidents cybernétiques à CERT.tg, le service de réponse aux incidents géré par Cyber Defense Africa, par son formulaire en ligne, à incidents@cert.tg, au +228 22 53 59 80 ou au +228 70 54 93 25. L’ANCy, l’institution nationale de cybersécurité du Togo, et CERT.tg assurent une réponse continue aux incidents, mais la cybercriminalité franchit souvent les frontières et demeure largement sous-déclarée. Les victimes de violences fondées sur le genre peuvent demander des soins médicaux, la préservation des preuves, un soutien psychologique, une aide juridique et une orientation. Le One Stop Center (OSC) du Centre médico-social d’Adidogomé à Lomé propose des services confidentiels et gratuits. Un OSC à Dapaong, en activité depuis 2025, fournit aussi gratuitement une assistance médicale, psychologique et juridique ainsi que des orientations vers des services de protection ou de sécurité. Parmi les autres options figurent le Centre d’écoute VBG de Lomé au +228 70 16 76 91, Akofa au +228 93 96 89 89 par l’intermédiaire de SOS, les canaux d’information et d’assistance, un commissariat, un hôpital public ou un OSC. Les éléments médicaux et médico-légaux doivent être recueillis le plus tôt possible ; lorsqu’elle est pertinente, une préservation médico-légale dans les moins de 72 heures est recommandée. Évitez de vous laver et conservez les vêtements, messages et autres éléments de preuve. Signalez à la police toute administration de drogue, contrainte, menace ou violence sexuelle. En dehors des centres mentionnés, la gratuité des services n’est pas documentée uniformément à l’échelle nationale. Les enfants peuvent bénéficier d’une aide permanente et gratuite à la protection par Allô 1011 en cas de violence, maltraitance, exploitation ou traite. CROPESDI travaille avec le ministère de l’Action sociale et l’UNICEF ; le 8250 reçoit les signalements de violences et violences sexuelles liées à l’école. Parmi les risques documentés figurent les fausses offres de travail ou de formation, la traite des enfants, l’exploitation sexuelle et les violences à la maison ou à l’école. Les chiffres publiés — 91,8 % des enfants de 1 à 14 ans ayant subi une discipline violente en 2017, 3,8 % des femmes de 18 à 29 ans déclarant des violences sexuelles durant l’enfance et 25 % des femmes de 20 à 24 ans mariées avant l’âge de 18 ans — sont des indicateurs historiques, et non des taux actuels de criminalité. Les enfants en conflit avec la loi peuvent bénéficier de mesures de déjudiciarisation ou de protection non privative de liberté ; les règles détaillées du droit pénal relèvent du cadre juridique pénal, et non de cet aperçu de sécurité. Une personne alléguant une faute commise par les forces de sécurité peut utiliser le canal de dénonciation de Service Public en ligne. Ce canal est gratuit et confidentiel ; il exige généralement que le plaignant ait au moins 18 ans, vive au Togo ou appartienne à la diaspora, s’identifie et fournisse des preuves. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), institution nationale des droits humains du Togo, peut recevoir par écrit, oralement ou par courriel les plaintes de victimes, de tiers ou d’un OSC, et dispose d’un canal téléphonique d’urgence. Les plaintes adressées à la CNDH ne sont pas anonymes ; elle ne traite pas en parallèle une affaire déjà soumise à un tribunal. Des antennes régionales de la CNDH fonctionnent à Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. Les familles, voisins, chefs traditionnels ou religieux et comités de veille locaux contribuent aussi à la prévention informelle, mais leur aide ne remplace ni une plainte à la police, ni des soins médicaux, ni une plainte formelle.
Criminalité au Togo
La criminalité au Togo comprend les vols, les braquages, les agressions visant des véhicules, les escroqueries, les violences fondées sur le genre, l’exploitation des enfants et la cybercriminalité. Les risques varient selon les lieux : à Lomé et dans d’autres zones urbaines, on signale des vols à la tire, des vols de sacs, des attaques armées, des détournements de voiture et des intrusions au domicile ; dans le nord de la région des Savanes et près de la frontière avec le Burkina Faso, les risques de violences armées et d’enlèvement sont plus élevés. Les services de police et de gendarmerie, les centres d’aide aux victimes et les canaux de signalement des incidents cybernétiques proposent des modalités différentes de signalement et d’assistance.
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