L’accès aux transports diffère fortement entre le Grand Lomé et les autres régions du Togo. SOTRAL assure un service formel d’autobus urbains dans le Grand Lomé ; son réseau comptait 19 lignes, dont 8 lignes étudiantes, en 2022. Les billets peuvent être achetés à bord ou aux kiosques, et les tarifs relevés le 23 décembre 2024 allaient de 100 à 300 F CFA. En dehors du Grand Lomé, les principaux choix pratiques sont les taxi-motos, taxis, voitures et minibus. Les tarifs des taxis sont réglementés, mais un tarif national unique et à jour n’est pas publié de manière constante. La fréquence des services, la capacité des véhicules et les horaires de départ peuvent varier selon le lieu et le prestataire. Les taxi-motos, aussi appelés zémidjans, sont un moyen central de déplacement quotidien. La marche est courante pour les courts trajets, mais de nombreuses routes de Lomé ont une circulation mixte, peu de trottoirs et seulement quelques passages piétons. Le vélo est abordable et utilisé pour les déplacements quotidiens et de courte distance, même si l’existence d’aménagements cyclables protégés et d’un système national de vélos partagés n’est pas documentée de manière fiable. Les conditions de sécurité varient beaucoup d’un endroit à l’autre. Les déplacements interurbains empruntent des axes principaux comme la RN1 entre Lomé et Cinkassé, la RN2 en direction de Cotonou et du corridor Abidjan-Lagos, la RN5 vers Kpalimé et la RN17. Des autocars, voitures, minibus et taxis desservent ces liaisons. Soixante-seize liaisons de voyageurs et de marchandises interurbaines étaient couvertes par des tarifs réglementés ou plafonnés à compter du 10 décembre 2024, mais les temps de trajet et horaires de départ restent tributaires du prestataire. Les déplacements transfrontaliers suivent également les règles de l’UEMOA et de la CEDEAO et peuvent nécessiter les documents interétatiques requis. Togo Rail assure actuellement le transport de marchandises, en particulier de minerais et de clinker, plutôt que des déplacements de voyageurs. Les anciennes lignes comprenaient Lomé-Blitta, Lomé-Kpalimé et Lomé-Aného. Un projet prévu de réhabilitation de la liaison entre le Port autonome de Lomé et la Plateforme industrielle d’Adétikopé doit soutenir le transport de conteneurs ; l’objectif d’achèvement annoncé est 2031 et son financement est de 200 millions USD. Cela ne confirme pas le rétablissement de trains de voyageurs. Pour les véhicules privés et les taxi-motos, les documents habituellement requis comprennent un permis de conduire de la catégorie correspondante, l’immatriculation ou une carte grise, une assurance et une visite technique. Un exemple de décembre 2024 indiquait des frais de visite technique de 4 000 F CFA pour les voitures légères et de 4 500 F CFA pour les véhicules lourds. Un livret de transport urbain peut exiger la carte grise, l’assurance et deux timbres fiscaux de 500 F CFA chacun ; sa validité peut aller de six à douze mois et les demandes se font à un guichet physique. La Direction des Transports Routiers et Ferroviaires (DTRF) s’occupe des permis de conduire, immatriculations et visites techniques. Le Ministère des Transports, du Désenclavement et des Pistes Rurales, les autorités territoriales et le District Autonome du Grand Lomé se partagent les responsabilités ; le Ministère de la Sécurité participe au contrôle et l’OTR traite les questions fiscales. Le code de la route togolais s’applique aux conducteurs, véhicules, passagers et autres usagers. La ceinture de sécurité est obligatoire pour tous les occupants ; le casque est obligatoire sur les deux-roues ; l’usage du téléphone au volant, la conduite sous l’influence de l’alcool ou de drogues, le délit de fuite après un accident et la surcharge sont interdits. La limitation de vitesse en agglomération pour les véhicules de transport de voyageurs et de marchandises, les motos, tricycles et quadricycles est de 50 km/h. Hors agglomération, la vitesse des taxis est limitée à 90 km/h, celle des véhicules transportant des matières dangereuses à 70 km/h et celle des motos à une plage de 60 à 90 km/h selon la cylindrée. Conduire sans permis valide peut entraîner une amende de 1 000 000 à 2 000 000 F CFA et/ou une peine d’emprisonnement d’un à trois ans. Le contrôle étant inégal, le respect des règles demeure une question pratique de sécurité. Le transport aérien est principalement assuré par l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE), qui a accueilli 1 506 946 passagers en 2024. ASKY est une grande compagnie régionale, aux côtés d’autres compagnies aériennes internationales. L’Agence Nationale de l’Aviation Civile du Togo (ANAC-Togo) et les autorités aéroportuaires supervisent les questions aériennes. Le Port autonome de Lomé (PAL) est principalement un site de fret et de transit ; aucun service public intérieur comparable de transport de voyageurs n’y est établi. La sécurité routière est un enjeu majeur des transports. Les chiffres officiels font état de 20 942 accidents, 28 501 blessés et 1 826 décès entre 2022 et 2024. Au premier semestre 2026, les autorités ont enregistré 3 191 accidents, 314 décès et 4 695 blessés. Les motocyclistes sont particulièrement exposés et l’excès de vitesse représentait environ 60 % des causes signalées. Les contrôles ont ciblé notamment les axes RN1, RN5 et RN34. La politique des transports prévue par la loi de 2023 associe transport public et privé à des normes de sécurité, confort, sûreté, continuité, adaptabilité, égalité et environnement. Le Togo reste très dépendant des combustibles fossiles pour ses transports. Les émissions des transports ont augmenté de 278 % entre 1995 et 2018 et pourraient encore augmenter de 42 % d’ici 2030 sans mesures supplémentaires ; les transports représentent plus de 40 % des émissions liées à l’énergie. La stratégie nationale pour une mobilité électrique à faible émission de carbone publiée en 2025 envisage les deux- et trois-roues électriques, les autobus électriques, le renforcement des transports publics, le transfert du fret de la route au rail, la mobilité active et des critères d’efficacité ou d’âge des véhicules. Ces mesures restent principalement au stade de la planification ou de projets ; aucun calendrier national fiable de déploiement ni prix standard pour les usagers n’a été établi.
Transports au Togo
Les transports au Togo comprennent les taxis, taxi-motos, minibus, véhicules privés, déplacements à pied et un service limité d’autobus formels. SOTRAL dessert le Grand Lomé par des bus urbains, tandis que les déplacements interurbains s’effectuent surtout en voiture, minibus et autocar. Il n’existe actuellement pas de service ferroviaire de voyageurs ; la route assure donc la plupart des déplacements quotidiens et de longue distance.
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