Au Bénin, environ 60,3 % des personnes âgées de 15 à 64 ans participaient au marché du travail en 2021–2022. Selon la méthode de calcul, le taux de chômage était de 1,9 % selon la mesure de l’OIT et de 2,4 % dans une série de la Banque mondiale. Dans le même temps, 29,9 % des personnes étaient visiblement sous-employées. De nombreuses personnes travaillent donc, mais bénéficient de trop peu d’heures, d’un faible revenu ou n’utilisent que partiellement leurs compétences. Le travail indépendant, le travail familial et les activités informelles jouent un rôle plus important sur le marché du travail que l’emploi conventionnel avec contrat écrit et protection sociale. En dehors de l’agriculture, 92,2 % des travailleurs occupaient un emploi informel. Cette proportion était de 96,5 % chez les femmes et de 86,6 % chez les hommes. La participation au marché du travail diffère également : elle était de 54,1 % chez les femmes et de 67,5 % chez les hommes. Ces chiffres ne décrivent pas seulement un manque d’emplois, mais aussi des différences d’accès, de responsabilités familiales, de qualifications, de capital et de capacité à accéder à un emploi formel. L’agriculture reste une base centrale des moyens de subsistance et des revenus. Les chaînes de valeur importantes comprennent le coton, l’anacarde, l’ananas, le riz, le maïs et le soja. Dans les villes et le long de la côte, le commerce, le transport, la logistique, la construction et les services structurent le marché du travail. L’industrie, le textile et la transformation alimentaire se développent notamment grâce à la GDIZ à Glo-Djigbé. La croissance économique a atteint 7,5 % en 2024 et a été portée particulièrement par les services et l’industrie. Des programmes tels que PACOFIDE favorisent la production de riz et de légumes irrigués dans le nord ainsi que la création de valeur dans l’anacarde et l’ananas. Les conditions régionales diffèrent fortement. Selon les données disponibles, la participation à la population active allait de 38,3 % dans l’Atacora à 71,2 % dans le Plateau. La part des activités informelles en dehors de l’agriculture était de 87,0 % dans le Littoral et de 96,8 % dans les Collines ; 97,0 % ont été mesurés dans le Plateau rural. Sur les 237 488 entreprises recensées en 2023, 24,2 % se trouvaient dans le Littoral, 19,2 % dans l’Atlantique, 14,1 % dans l’Ouémé et 10,6 % dans le Borgou. Ces parts d’entreprises ne correspondent pas à des parts d’emploi. L’enquête n’incluait pas toutes les entreprises agricoles, les commerçants ambulants, les chauffeurs de taxi et les administrations publiques, entre autres. Parmi les dix villes couvertes, 90,6 % des entreprises étaient informelles selon le critère strict utilisé. Le ministère chargé de la politique du marché du travail et du droit du travail est le Ministère du Travail et de la Fonction Publique, notamment par l’intermédiaire de la Direction Générale du Travail. L’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD) publie les statistiques officielles du travail et des entreprises. Le service public béninois de l’emploi (AnpE) fournit des informations sur le marché du travail, l’orientation professionnelle, des contacts avec les employeurs, le placement, des formations courtes, un soutien au travail indépendant, la pré-intégration, le THIMO et des services volontaires. L’AnpE dispose de 13 bureaux dans les douze départements ; les unités locales de promotion de l’emploi (ULPE) couvrent les 77 communes. Grâce au système béninois d’information et d’inscription en ligne (SICA), les demandeurs d’emploi et les employeurs peuvent obtenir des informations et s’inscrire. En 2023, 48 718 demandeurs d’emploi étaient inscrits auprès de l’AnpE, dont 9 102 avaient été placés ou intégrés. Ces chiffres ne concernent que les dossiers administratifs de l’AnpE et ne représentent pas la taille de l’ensemble du marché du travail. Le contact direct avec les entreprises, les réseaux personnels, les marchés, le placement privé et le travail indépendant restent donc des voies importantes vers l’emploi. Certaines offres d’expérience professionnelle TRE et les offres du programme TIPEI de l’AnpE sont gratuites ; le TRE dure cinq jours et est généralement suivi d’une expérience professionnelle d’un à trois mois dans une entreprise, organisée deux fois par mois. Les offres de renforcement des capacités sont également gratuites et durent d’une semaine à un mois selon l’offre. Il n’existe pas de délai général de placement. Les délais et les conditions d’éligibilité des programmes changent et doivent être vérifiés dans l’appel à candidatures en vigueur. Le secteur appelé enseignement et formation professionnels et techniques (EFTP) structure l’éducation professionnelle et technique au Bénin. La loi n° 2022-01 fournit un cadre juridique ; le décret n° 2022-389 réglemente la certification des sites de formation. La stratégie nationale de l’EFTP (SN-EFTP) 2020–2030 et le Fonds de développement de la formation professionnelle continue, de l’apprentissage et de la formation (FODEFCA) soutiennent la formation continue, l’apprentissage, la reconversion et la qualification des entreprises. Cela concerne également les entreprises privées et informelles. Le manque de qualifications adaptées et la faible productivité continuent de rendre difficile la transition vers un travail plus stable et mieux rémunéré. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est de 52 000 FCFA par mois depuis janvier 2023. Il constitue le plancher légal pour l’emploi salarié dépendant couvert et ne garantit pas de revenu pour le travail informel ou indépendant. La rémunération réelle dépend largement du secteur, des qualifications, de la région, du temps de travail et de la formalisation ; aucune répartition nationale actuelle des salaires n’était disponible dans les sources officielles examinées. Le Code du travail n° 98-004 s’applique aux salariés et aux employeurs au Bénin, y compris aux apprentis, mais exclut certains hauts fonctionnaires employés de manière permanente dans l’administration publique. Les contrats écrits, l’examen du contrat et l’accès à l’assurance sociale sont particulièrement importants dans l’emploi formel ou enregistré. Un contrat à durée déterminée ne peut pas durer plus de deux ans et peut être renouvelé une fois. Pour les visas de contrat, l’approbation est réputée accordée après 30 jours sans réponse. La demande concrète doit être vérifiée au regard des règlements d’application en vigueur et de la situation individuelle. Pour les femmes qualifiées et les jeunes âgés de 18 à 40 ans, le programme d’appui P2RDE propose notamment un accès à l’inscription, à l’examen des projets et à des mesures d’une durée maximale de trois mois ; selon l’appel à candidatures, un diplôme ou une qualification ainsi que des compétences en français sont requis. Le programme ProDIJ s’adresse particulièrement aux jeunes vulnérables âgés de 15 à 30 ans titulaires au maximum du brevet d’études du premier cycle (BEPC) et fonctionne dans les 77 communes, avec également des offres destinées aux femmes. Ces programmes sont limités dans le temps et ne remplacent pas une garantie générale de placement ou de revenu. La mobilité régionale est soutenue par les règles de libre circulation, de résidence et d’établissement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le Bénin comptait environ 418 000 migrants en 2024, soit environ 2,9 % de la population ; ce chiffre décrit la population migrante totale et pas uniquement la migration de travail. Pour les travailleurs étrangers, le décret n° 2024-1462 réglemente les exigences relatives aux permis, aux contrats et au séjour selon l’activité et le statut. Les frais et les délais de traitement ne sont pas résumés dans une vue d’ensemble actuelle unique. La croissance démographique, l’urbanisation, le passage de l’agriculture aux services, l’industrialisation par la GDIZ, le placement numérique grâce à SICA et les risques liés au climat, aux inondations et au littoral transforment le marché du travail. L’amélioration de l’emploi et de la productivité dépend donc non seulement du nombre de nouveaux emplois, mais aussi des qualifications, de la formalisation, des infrastructures et de l’accès au marché.
Marché du travail au Bénin
Le marché du travail au Bénin comprend l’emploi formel et informel, le travail indépendant ainsi que la recherche de travailleurs adaptés. L’agriculture, le commerce, le transport, la construction et les services structurent la vie quotidienne, tandis que l’industrie et la transformation se développent notamment autour de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) à Glo-Djigbé. Un faible taux de chômage ne montre qu’une partie de la situation, car le sous-emploi, la faible productivité et le travail informel sont largement répandus.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

