La Bolivie ne dispose d’aucune autorité publique, aucun registre, aucune demande ni aucun programme national qui organise ou confirme les amitiés personnelles. Les amitiés se nouent généralement dans la vie quotidienne, par exemple à l’école, à l’université, au travail, dans le voisinage, le sport, les groupes de jeunes ou les communautés culturelles et religieuses. Les messages, appels et réseaux sociaux permettent aussi de maintenir le contact à distance. C’est particulièrement pertinent car 69,0 % de la population vit en ville et 31,0 % en zone rurale ; 76,3 % des ménages ont accès à Internet et 90,8 % possèdent un téléphone, contre respectivement 53,9 % et 81,6 % dans les zones rurales. L’importance sociale et les formes de contact varient selon l’âge, le lieu de résidence, la langue et le contexte ethnoculturel. Des études sur les contextes aymaras décrivent l’organisation communautaire aymara (ayllu) et la coexistence communautaire (convivencia), les relations, la coopération et le respect comme des relations sociales importantes. Ayni désigne l’aide réciproque et apthapi le partage de nourriture ou de savoir ; les deux peuvent créer des occasions de rencontre, mais ce sont des pratiques communautaires et non un statut juridique d’amitié. Compadrazgo désigne une parenté rituelle susceptible d’entraîner des obligations rituelles et économiques ; il faut donc la distinguer de l’amitié, même si une telle relation peut naître d’une amitié. Une étude portant sur 148 adultes tsimane a examiné des réseaux amicaux influencés par l’âge, la parenté et le genre ; les réseaux de même genre avaient tendance à être plus réciproques et transitifs, tandis que les contacts entre genres étaient moins fréquents et souvent non réciproques. Cette étude particulière ne permet pas de tirer des conclusions sur toute la Bolivie. Les groupes de jeunes organisés peuvent être reconnus en vertu de la loi no 342 (Ley N° 342), articles 24 et 25, s’ils ont leur propre identité, structure, règles et objectifs ; ils peuvent être orientés vers des activités étudiantes, universitaires, artistiques, culturelles, religieuses, sportives ou sociales. Cela ne crée aucun droit à une amitié personnelle ni à l’admission dans un groupe. La loi no 804 (Ley N° 804) couvre les sports récréatifs, éducatifs et de compétition ainsi que la culture physique et les loisirs ; l’accès, les frais, les lieux, la langue et l’équipement dépendent du prestataire concerné. Le ministère des Cultures (Ministerio de Culturas) et les entités territoriales autonomes soutiennent notamment les espaces et activités culturels, mais les conditions de participation sont fixées par l’établissement ou l’événement concerné. La Constitution politique de l’État bolivien (Constitución Política del Estado, CPE) protège notamment l’égalité de traitement, la vie privée, l’honneur, l’image personnelle, la dignité, la liberté de pensée, d’expression et de communication, ainsi que les droits de réunion, d’association, de circulation, de sport et de loisirs. Elle ne crée aucun droit à une réponse, à une proximité, à la réciprocité ou à la poursuite d’une amitié. Chacun doit respecter les limites, le consentement et les informations privées et éviter la pression, l’exclusion, l’intimidation, le harcèlement, les menaces, le doxxing et le partage de conversations ou d’images privées sans consentement. Pour les enfants et les adolescents, les échanges, la coexistence pacifique et les mesures contre le harcèlement scolaire font partie du cadre de protection scolaire. La Defensoría de la Niñez y Adolescencia municipale peut protéger, intervenir et orienter les cas de violence ou d’infractions pénales. En cas d’infraction numérique, les preuves ne doivent être ni supprimées, ni modifiées, ni transférées ; il faut les préserver et les signaler rapidement à la Force spéciale locale de lutte contre la criminalité (Fuerza Especial de Lucha Contra el Crimen, FELCC). Une amitié peut prendre fin en privé par une diminution des contacts, une rupture ou un blocage ; en cas de menaces, d’extorsion ou d’agression, la FELCC, le service de protection de l’enfance ou les dispositifs scolaires peuvent être concernés selon les circonstances. Les amitiés informelles n’entraînent ni frais publics ni durée déterminée, mais peuvent occasionner des dépenses de rencontre, de transport, de nourriture, de données mobiles, d’adhésion ou d’équipement. Leur début et leur fin ne nécessitent généralement aucun préavis standard, tandis que les activités organisées peuvent avoir leurs propres règles d’âge, de capacité, de lieu, de langue ou de frais.
L’amitié en Bolivie
En Bolivie, l’amitié est une relation volontaire, personnelle et non romantique qui se développe par des contacts mutuels répétés et demeure informelle. Elle se noue souvent à l’école, à l’université, au travail, dans le voisinage, le sport et les activités religieuses, culturelles ou communautaires ; elle se maintient aussi par les messages et les appels. Des termes et pratiques comme amistad, aide réciproque (ayni), partage de nourriture ou de savoir (apthapi) et parenté rituelle (compadrazgo) ont des sens différents : l’ayni et l’apthapi favorisent les rencontres et l’entraide, mais ne remplacent pas un statut formel d’amitié.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

