Dans la vie quotidienne bolivienne, conocido ou conocida désigne souvent une personne que l’on connaît, tandis que contacto désigne un contact sans présumer d’une relation étroite. Les connaissances se font différemment en ville et dans les communautés rurales, par exemple sur les places et dans les marchés publics, aux foires culturelles municipales, dans les musées, bibliothèques et centres culturels, lors des fêtes patronales et d’autres célébrations religieuses ou autochtones, ainsi que dans les études, le travail, le sport et la vie communautaire. L’accès, les règles, les horaires et les coûts éventuels dépendent de la municipalité, du Secrétariat municipal à la culture (Secretaría Municipal de Culturas) ou de l’organisateur concerné. Il n’existe pas de registre national, de système de mise en relation ni de service standard pour faire des connaissances. La Bolivie est un État plurinational. Le quechua et l’aymara sont chacun associés à une identité revendiquée par plus d’un million de personnes, tandis que le guarani et le chiquitano le sont chacun par plus de 100 000 personnes. La langue, la région, le milieu urbain ou rural, l’âge, le genre, la migration et la communauté influencent donc la manière dont les gens entrent en contact. Lors des fêtes, la musique, la danse, le partage de nourriture ou de chicha et la participation à l’événement font partie du contexte social, mais ne signifient pas que l’on consent à un contact privé, à une activité sexuelle ou à une intimité plus poussée. Une première approche doit convenir au lieu et à l’occasion. Pour poursuivre le contact, un échange minimal de coordonnées avec un consentement explicite suffit généralement. Personne n’est tenu de répondre, de donner son numéro de téléphone ni d’accepter une autre rencontre ; un refus, un blocage ou l’absence de réponse met fin au contact. Les contacts peuvent se nouer rapidement sur WhatsApp, les réseaux sociaux, les messageries et les jeux en ligne. L’Agence pour le gouvernement électronique et les technologies de l’information et de la communication (AGETIC) recommande des mots de passe robustes et uniques, l’authentification à deux facteurs et la vérification de la source et de l’identité par téléphone ou en visioconférence. Un numéro de carte d’identité (CI), une adresse, des informations financières, des codes d’accès et des images intimes ne doivent pas être communiqués à un contact non vérifié. Le service d’identité numérique et d’authentification (Ciudadanía Digital) est un service public d’identité et d’authentification numériques, pas un service de mise en relation. Pour une première rencontre, privilégiez un lieu public accessible en journée. Une personne de confiance devrait connaître le lieu de rendez-vous ; vous devriez pouvoir organiser vous-même le trajet de retour et ne partager votre position en direct que de manière contrôlée. Les demandes de paiement anticipé et les promesses d’emploi, de voyage ou d’investissement non vérifiées sont des signaux d’alerte. Si quelqu’un demande de l’argent, vous presse ou réclame des codes, mettez fin au contact ; conservez les conversations originales, les liens et les captures d’écran sans les transférer. Une prudence particulière s’impose avec les mineurs. La loi 1636, promulguée le 10 septembre 2025, érige notamment en infractions pénales les contacts numériques à des fins sexuelles, les abus sexuels numériques ainsi que la diffusion ou la sollicitation de contenus sexuels. Un mineur ne devrait pas rencontrer seul une personne connue exclusivement en ligne ; si de tels signes apparaissent, il faut immédiatement faire intervenir un adulte de confiance ou une autorité compétente. La Constitution bolivienne protège l’auto-identification culturelle, la vie privée, l’image et la dignité personnelles, la réunion ainsi que la confidentialité des communications privées. Ces protections ne couvrent pas la publication, le partage ou la surveillance sans autorisation. Le harcèlement sexualisé impliquant un rapport de pouvoir ou une relation hiérarchique et la coercition sexuelle peuvent relever de la loi 348 et de l’article 312 quater ; tout contact non désiré ne constitue pas automatiquement cette infraction. En cas de violence ou de menaces, le service de police chargé des violences familiales, de genre et contre les générations (FELCV), le service juridique municipal pour les femmes (SLIM), le service de protection de l’enfance et de l’adolescence (DNA) et le parquet (Fiscalía) peuvent être concernés. La Force spéciale de lutte contre la criminalité (FELCC) traite la cybercriminalité. L’Autorité de régulation des télécommunications et des transports (ATT) propose le canal Bloquea la Estafa pour les fraudes par téléphone et message, tandis que la Direction générale de lutte contre la traite des personnes (DGTTP) ou la police traite les signalements de traite des êtres humains ou de disparition. Les numéros d’urgence sont le 110 et le 120 ; le numéro d’information sur la traite est le 122 et la FELCV est joignable au 800 14 0348. De janvier à septembre 2025, 583 cas de traite des êtres humains et d’infractions connexes ont été signalés, dont 373 cas de traite ; 196 personnes concernées avaient moins de 18 ans et 71,10 % étaient des femmes. Ces chiffres signalés indiquent un risque, mais n’en mesurent pas la fréquence réelle. Il n’existe pas de tarif national ni de délai d’attente uniforme pour faire des connaissances ; l’entrée, le transport et la nourriture dépendent de l’événement, tandis qu’un contact numérique peut commencer immédiatement.
Faire des connaissances en Bolivie
En Bolivie, une connaissance est un contact social peu étroit, récent ou lié à une situation, sans la durée ni l’engagement mutuel habituellement associés à une amitié proche ou à une relation de couple. Ces contacts peuvent se nouer sur des places, dans des marchés, lors d’événements culturels, au travail, dans le cadre des études, du sport ou par des services numériques. Le consentement, la vie privée et le choix de lieux sûrs influencent leur évolution.
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