De nombreuses personnes travaillent à leur compte, aident dans des entreprises familiales, combinent un travail rémunéré avec une agriculture de subsistance ou occupent des emplois occasionnels et saisonniers. L'agriculture et l'élevage constituent les principaux moyens de subsistance. Le coton, la transformation agricole, le commerce de détail et de gros, le transport, l'hôtellerie, l'artisanat et la construction créent de nombreuses possibilités de travail supplémentaires. L'exploitation aurifère et les services aux fournisseurs génèrent une demande formelle ou partiellement formalisée dans certaines zones minières. L'administration publique, l'éducation et la santé comptent parmi les principaux secteurs employeurs formels ; les technologies de l'information et de la communication ainsi que les services financiers sont principalement concentrés dans les villes. L'enquête ENSE de 2025 attribue 44,1 % des emplois à l'agriculture, 19,1 % à l'industrie, 17,0 % au commerce, 15,9 % aux autres services et 3,8 % à la construction. Ces chiffres ne sont pas directement comparables sur le plan méthodologique avec l'enquête antérieure sur l'emploi (ENES1). Le secteur informel représente 95,4 % des emplois ; la part de l'emploi informel atteint 99,3 % dans l'agriculture et 98,3 % dans le commerce. Les emplois salariés formels ne couvrent donc qu'une partie limitée de l'ensemble du marché du travail. Ouagadougou réunit l'administration publique, les services, le commerce, la construction, les technologies de l'information et de la communication et les services financiers. Bobo-Dioulasso est davantage associée à la transformation agricole, au commerce et au transport. Les zones de l'ouest et du sud-ouest sont importantes pour le coton et les chaînes de valeur agricoles. L'insécurité, les déplacements, la mobilité restreinte et les problèmes de production touchent particulièrement les régions du Sahel, du Centre-Nord, du Nord et de l'Est. La demande locale existe dans les zones minières, mais les risques liés à la sécurité y sont également plus élevés. Les données régionales fiables sur les revenus ou le placement ne sont pas disponibles ; aucune différence générale de salaires entre les régions ne peut donc en être déduite. La maîtrise de la lecture et du calcul, les compétences techniques et professionnelles, l'expérience pratique ainsi qu'un apprentissage ou une formation en cours d'emploi influencent l'accès au travail. La formation professionnelle formelle, les cours non formels, les apprentissages et les prestataires privés offrent différentes voies ; il peut notamment s'agir d'un prestataire potentiel de formation (CFPR-Z), d'un prestataire potentiel de formation (CFPI-B), d'un prestataire potentiel de formation (CFP/CI) et d'un prestataire potentiel de formation (FAFPA). Les coûts, la distance, l'absence de documents et la situation sécuritaire compliquent l'accès, tandis que le lien entre les qualifications acquises et la demande réelle reste souvent faible. L'ancienne institution du service de l'emploi (ANPE) effectuait notamment l'inscription des demandeurs d'emploi, le placement, l'information sur l'emploi et le CDE. En 2026, la nouvelle institution de l'emploi (ABPE) a été créée par la fusion de l'ANPE et de l'autre institution de l'emploi (ONEF) ; son champ opérationnel précis est en transition et doit être vérifié au regard des informations officielles actuelles. Les demandeurs d'emploi en âge de travailler peuvent accéder au service d'enregistrement des demandeurs d'emploi (CDE). Les frais indiqués sont de 500 francs CFA (FCFA) pour les demandeurs d'emploi sans revenu et de 1 000 FCFA pour les personnes qui travaillent et cherchent un autre emploi ; la mise à jour annuelle coûte 250 FCFA. Les documents habituels comprennent la carte nationale d'identité burkinabè (CNIB), une photographie, ainsi que les certificats et justificatifs d'expérience disponibles. L'inscription ne garantit pas un emploi, car le placement dépend des postes vacants et des programmes adaptés. Le placement pratique passe souvent par la famille, les voisins, les communautés, les apprentissages, les marchés et les contacts directs avec les entreprises. Les offres formelles sont généralement concentrées dans les villes, tandis que l'accès au numérique varie selon les régions et les groupes sociaux. Les femmes, les jeunes, les personnes déplacées internes et les ménages ruraux rencontrent souvent davantage d'obstacles d'accès. La croissance démographique accroît la pression sur l'offre de travailleurs. L'urbanisation, le changement climatique, l'insécurité, les déplacements et les fluctuations de la production aurifère modifient la demande ; les services, la transformation agricole, la construction et les technologies de l'information et de la communication se développent comme alternatives possibles, mais restent limités par la productivité, le financement, les infrastructures et les compétences. Les migrations des zones rurales vers les villes et les déplacements liés aux crises modifient la disponibilité régionale des travailleurs. Le Burkina Faso est également un important pays d'origine pour les migrations de travail ouest-africaines, notamment dans le cadre des échanges avec la Côte d'Ivoire. La migration peut améliorer les revenus des ménages et l'accès au travail, mais elle comporte aussi des risques liés à l'absence de documents, au recrutement dangereux et à une protection insuffisante. Les niveaux de salaire dépendent du secteur, du genre, du lieu urbain ou rural, des qualifications et de la saison ; les activités minières, les employeurs publics et les entreprises formelles paient généralement davantage que l'agriculture de subsistance et le commerce informel. Les règles légales relatives au salaire minimum concernent principalement le secteur formel, tandis que le système légal actuel de salaire minimum (SMIG) et les accords sectoriels doivent être vérifiés auprès de sources juridiques officielles avant toute décision précise.
Marché du travail au Burkina Faso
Le marché du travail au Burkina Faso décrit la manière dont les travailleurs et les employeurs se trouvent, ainsi que la répartition de l'emploi, des revenus et des qualifications. L'agriculture, l'élevage, le commerce et d'autres activités informelles structurent le pays ; selon l'enquête nationale sur l'emploi de 2025, 95,7 % des emplois étaient informels. Les emplois formels sont principalement concentrés dans les villes, les institutions publiques, les grandes entreprises, le secteur minier et certains services.
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